J’ai joué à… Stasis (PC)

Stasis : le point’n click fout les jetons.

Tandis qu’à Gamebox, organisés comme des horloges, ponctuels dans leurs âmes et jusqu’au bout des manettes, le brainstorming battait son plein concernant le thème et le planning d’un mois de février à faire dégeler un yéti (si, si, il existe ! Ne me dites pas le contraire !), je portais mon attention sur un jeu bien à part, hors du temps et des genres actuels mais pourtant bien réel et surtout, récent. Stasis, de son petit nom, n’affiche rien de moins comme ambition que de faire du point’n click version Dead Space, ou l’inverse… Je vais vous le faire découvrir en essayant de ne pas spoiler le principal de l’histoire.

Quelque chose me dit que je vais avoir la gueule de bois. Vive les sorties de stase...

Quelque chose me dit que je vais avoir la gueule de bois. Vive les sorties de stase…

Heyyyyy, Y a quelqu’uuuun ???

Pesant.
Voici ce que m’évoquait l’écran d’accueil. Propre, joli, sobre mais pesant, comme lorsque que l’on est confiné dans un espace restreint, comme dans un ascenseur en panne sans moyen de communiquer avec l’extérieur.
Comme quoi, mon instinct ne me trompe jamais. A peine le jeu débute que je crache mes poumons, que je vomis et me tords de douleur, baignant dans un jus infâme…
Mais que m’est-il donc arrivé ? La réponse à cette question sera à peine évoquée d’ici peu, mais je dois avant tout me soigner.
Il me semble être dans une sorte de laboratoire, mais très vite je comprends que ce qu’il se passe ici est louche, que ma vie est en danger et que, pour m’en sortir, je dois quitter cet endroit nauséabond et malsain.
Mais… Attendez… mon nom… Quel est mon nom ?
Ça non plus je ne le sais pas… Pas encore.
Et là, qu’est-ce que c’est !?! Oh mon dieu, il y a du sang partout… comme si on avait trainé des corps !
MAIS BON SANG N’Y A-T-IL DONC PERSONNE DANS CE… ce… je suis dans l’espace ! Je viens de m’en rendre compte…
Mais qu’est-ce que je fous là ? Et c’est quoi ces bruits étranges, à la fin ?!

Oui, j'aime allez au toilettes à poil dès le réveil et alors?

Oui, j’aime aller au toilettes à poil dès le réveil et alors ?

J’ai froid

Ce n’est pas tout, mais il va falloir que je me dépêche… Quelque chose cloche et j’ai le sentiment que cet endroit ne va pas faire long feu.
Soyons francs, les premiers pas dans ce point’n click ne déstabiliseront pas les habitués, mais pour toi, petit homme (être humain asexué cloué devant ton écran) qui découvre ce genre de jeu à notre époque avancée technologiquement, tu risques de bloquer.
Non pas que le jeu soit insurmontable mais simplement parce qu’un point’n click ça se mérite, ça fait cogiter le cerveau comme tu n’as pas l’habitude de le faire avec tes Call Of et autres Mario. Un défi, voilà ce qu’est un point’n click ! Mais ici, fait plus que rare pour le noter, vous aurez peur et vous vous sentirez oppressé, ce qui n’arrange rien pour vous et votre santé mentale et donc par, adéquation, votre capacité à résoudre les énigmes.

 

C’est par où la sortie ?

Il est temps de s’y mettre, et votre chemin sera semé d’embuches. Mêlant habilement les genres, vous allez devoir récupérer des objets, interagir avec certains et mieux encore : en combiner ! C’est là le signe d’un début de cogitation intense et vous allez vous rendre compte que ce n’est que le point de départ de votre déchéance car vous allez voir que vous n’êtes pas si seul à bord, que les façons de mourir les plus abominables les unes que les autres sont légion, que vous trouverez même de quoi abréger vos souffrances !
Oui je sais, vous commencez à vous poser des questions.
Vous vous dites : « Mais quel jeu peut donner l’envie de mettre fin aux jours du personnage que vous contrôlez ? »
Ne cherchez pas plus loin, le temps presse et Stasis va vous vous en faire baver, « foie » (tripes et rognons compris) de Freddy.
Vous aurez même droit à une strip-teaseuse holographique !
Quand je vous dis que ce jeu est surprenant, croyez-moi !

Consulter les ordinateurs c'est toujours important si on veut connaître le pourquoi du comment des choses... au risque d'apprendre d'étranges choses mais vous n'avez pas peur, vous êtes des durs. Pas vrai?

Consulter les ordinateurs c’est toujours important si on veut connaître le pourquoi du comment des choses… au risque d’apprendre d’étranges choses mais vous n’avez pas peur, vous êtes des durs. Pas vrai?

Mais qui donc a pu nous pondre un tel jeu ?

Autre point important, Stasis est en 3D isométrique, autrement dit en 2D, vue de dessus mais comme si la caméra était placée à 45 degrés (votre personnage, lui est en 3D), chose assez peu courante à notre époque et encore moins courante pour un point’n click.
Et c’est grâce à qui tout ce tragique et sanglant foutoir ? C’est grâce à The Brotherhood (jeu conjointement édité avec Deadalic Entertainment responsable entre autre du fabuleux Dead Synchronicity). Cette société est tenue par les frères Chris & Nic Bischoff et force est d’admettre qu’ils ont un certain talent pour le genre. L’ambiance installée par Stasis étant assez unique, ils ont aussi fait appel à une référence en la matière :  Mark Morgan pour la bande-son. Mark Morgan c’est simplement le gars derrière la bande-son de Fallout, Fallout 2, Fallout New Vegas, de Wasteland 2, Allods Online ou encore Descent mais aussi sur des séries télévisées telles Blue Bloods ou… tenez-vous bien… Les Frères Scott (oui je sais ça vous fait mal dans votre petit cœur).
Ils se sont donc offert un prince du domaine pour asseoir définitivement l’ambiance souhaitée pour Stasis. Ajoutez à cela une flopée d’énigmes et puzzles plus réalistes les uns que les autres accompagnant formidablement l’histoire et vous comprendrez que vous avez là une merveille d’ingéniosité.

Le point’n click qui met mal à l’aise

Mal à l’aise, c’est l’expression adéquate pour définir ce que l’on ressent en jouant à Stasis. Entre pression psychologique et tourment, votre esprit risque bien de ne pas sortir indemne de là. Mais au fond… n’est-ce pas ce que vous recherchez ?
Etre bousculé ? Surpris ? Sous tension ? Soumis au stress et à la peur ? A l’angoisse ?
Allez, sortez de votre incubateur et tentez de survivre !
C’est tout ce qu’il vous reste.

Bon... là... ça craint... Mais ça craint vraiment... il faut vraiment que je me barre de là !

Bon… là… ça craint… Mais ça craint vraiment… il faut vraiment que je me barre de là !


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *