J’ai rejoué à… Star Wars Rogue Squadron II – Rogue Leader (NGC)

S’il y a une licence que l’on peut associer à l’espace, c’est évidement Star Wars. Dans une galaxie lointaine, très lointaine, tout devient possible. Je veux dire par là que l’espace a ce potentiel infini qui permet d’imaginer tout et n’importe quoi, même de bousculer les lois de la physique pour les soumettre à une Force qui se soucie du bien et du mal. La force de Star Wars, c’est de nous plonger dans une histoire où la vitesse lumière suffit à se balader d’un monde à l’autre en quelques secondes, où des vieillards se battent à coups de sabre au milieu de soldats armés de blasters… mais, étrangement, toute la mythologie manichéenne de Star Wars sonne vrai et on a envie d’y croire.

Une telle licence ne pouvait échapper à une adaptation vidéoludique. Dès les premiers jeux d’Atari, l’immersion fonctionne alors qu’un snowspeeder de 4 pixels et demi s’oppose à un TB-TT qui pourrait ressembler à n’importe quoi qui soit doté de 4 pattes. Heureusement, notre imagination fait le reste.

Les jeux vidéo sous licence Star Wars étant trop nombreux pour en faire une liste exhaustive, j’ai décidé, pour mon premier article, de rejouer à Star Wars : Rogue Squadron II – Rogue Leader.

sw rs2 02 Factor 5, studio d’origine allemande connu pour la saga Turrican, nous a gratifié de la série de shoot’em up Rogue Squadron, dont les deux premiers épisodes font partie des meilleurs titres sous licence Star Wars à ce jour. Je garde un souvenir mémorable du premier épisode sorti sur Nintendo 64 mais j’ai décidé de rejouer au deuxième épisode qui faisait partie du line up de lancement du Gamecube. Les hits tardant à sortir durant les premiers mois de vie de la console, j’ai eu le temps pour jouer et rejouer la quinzaine de missions que comporte le jeu.

Rogue Squadron II est un shoot’em up en 3D où l’on dirige un petit vaisseau vu de dos dans des espaces généralement ouverts pour une succession de missions variées et bien mises en scène.
Chaque mission nous place aux commandes d’un vaisseau spécifique aux propriétés adaptées aux objectifs de la mission. On pilote ainsi, outre le mythique X-Wing, des bombardiers B-Wing, des navettes rapides A-Wing, et même les chasseurs Tie de l’Empire, lors de missions bonus.

Les designers ne se sont pas contentés de nous faire jouer de classiques niveaux de shoot inspirés des films, ils ont choisi de nous faire revivre les batailles spatiales de la trilogie originale comme lorsque, à bord du snowspeeder, on doit accrocher un câble sur les jambes d’un TB-TT puis tourner autour jusqu’à le faire tomber. Il n’y a pas mieux pour se prendre pour Luke Skywalker !

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Pour ceux qui en veulent plus, Factor 5 a ajouté d’autres missions qui narrent des événements parallèles aux films ou se situant entre deux épisodes. Outre une richesse scénaristique rarissime dans ce genre de jeu, la variété des situations et objectifs force le respect : escorte de convoi au sol, protection de vaisseaux, bombardement d’installations de l’Empire, évacuation de prisonniers… toutes agrémentées de dogfights intenses. Les objectifs de mission évoluant en cours de partie procurent un certain dynamisme à la mise en scène et il n’est pas rare de devoir abandonner son vaisseau sur une base pour en prendre un plus adapté aux nouvelles cibles. Le jeu nous oblige asw rs2 06ussi à ne pas négliger l’exploration des maps pour y dénicher divers bonus et améliorations de l’armement.

Notre réussite est récompensée par des médailles (bronze, argent, or) qui permettent de débloquer du contenu bonus (making-of, B.O…) et les missions secondaires qui nous permettent d’incarner les forces de l’Empire.

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Côté technique, Rogue Squadron II reste l’un des plus beaux jeux de la console. Les maps regorgent de détails, de vaisseaux en mouvement, d’effet de lumière et de transparence (le ciel de Bespin est d’une rare beauté). Le gameplay s’avère riche en possibilités et reste simple à appréhender. Pourtant, chaque vaisseau se pilote d’une manière particulière, avec des commandes spécifiques et une maniabilité qui lui est propre. S’il faut peu de temps pour s’adapter à chaque appareil, en tirer tout le potentiel demande de la pratique et de longues cessions de jeux sont nécessaires pour décrocher la médaille d’or sur chaque mission.

Si visuellement la version Gamecube accuse son âge, le jeu reste propre et vieillit plutôt bien. Pour les plus exigeants, la version émulée via Dolphin propose un patch HD en 1080p avec de nouvelles textures qui piqueront moins sur votre écran 70″.

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Ce qui m’a surpris en premier, c’est la profusion de vaisseaux qui apparaissent à l’écran. Je ne me souvenais pas le Gamecube capable de ça. Il y en a partout, ça va très vite et on se retrouve tout aussi vite à ne plus savoir où on est, où on doit aller et qui nous tire dessus. Comprendre les objectifs et s’en charger assez vite n’est pas toujours évident, la faute à des explications parfois un peu floues. Il faut un peu de temps pour prendre les vaisseaux en main et parvenir à s’orienter dans l’espace ou éviter le crash à la surface après une manœuvre désespérée pour éviter ce p….. de chasseur Tie ! Mais après une petite heure de jeu, je retrouve mes marques et commence à prendre du plaisir à abattre les chasseurs adverses par vagues de 3 ou 4.
Le jeu est réputé pour sa difficulté, mais on peut passer les premières missions sans trop de mal. Il va cependant me falloir un sacré entraînement avant d’obtenir mes premières médailles d’or et même espérer finir le jeu une première fois.

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Après six missions réussies et quelques médailles obtenues, j’ai passé un bon moment sur Rogue Squadron II. Le titre a bien vieilli et se parcourt avec plaisir. Il reste une valeur sûre de la saga que je recommande aux fans, aux gamers en mal de challenge et à tous ceux qui veulent retrouver un titre au gameplay bien ficelé qui n’en oublie pas de nous raconter quelque chose (pour un shoot’em up, il s’entend. Ce n’est pas non plus un RPG).

Rogue Squadron II fut suivi par un Rebel Strike introduisant des phases à pieds et en véhicules terrestres souvent moins réussies, notamment à cause d’une caméra capricieuse, et à la difficulté excessive qui sonna malheureusement la fin de la série. Après avoir détruit l’Etoile Noire et participé à la bataille de Hoth, j’aurais aimé pouvoir vivre les batailles spatiales de la seconde trilogie et de la guerre des clones.

Permettons-nous de rêver : Puisque EA (détenteur actuel des droits) se dit très intéressé par la futur console de Big N, il n’est peut-être pas fou d’imaginer le retour de Rogue Squadron sur NX, avec les batailles du Réveil de la Force en prime. Une perspective qui me convaincrait aisément d’acheter la nouvelle machine de Nintendo.


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