Souvenirs et références Survival Horror : Setzer a peur…

Souvenir : Silent Hill (PS)

A l’époque, j’avais terminé Resident Evil et oui, ça m’avait effrayé par moment. Mais bon, ce n’était pas non plus la peur de ma vie. Aussi, quand j’ai entendu parler de Silent Hill, je me suis dit « Cool ! Un autre survival !« . Un soir, j’allume mon PC (je jouais sous émulateur, en tant que vilain pirate) et lance le jeu Konami. Pour plus d’immersion, j’avais branché mon casque et éteint toutes les lumières.

Seul, dans un brouillard des plus complets, j’arpente les rues de la lugubre petite bourgade. Le grésillement de la radio n’est entrecoupé que par les cris d’abominables monstres volants. Vraiment pas rassuré, je continue tout de même ma quête. Il faut que je retrouve Cheryl !

Quand j’arrive à l’école, le soleil se couche et je découvre les horribles petits monstres qui peuplent les lieux. Tandis que j’explore en les évitant de mon mieux, je sens quelque chose se faufiler entre mes mollets. Mais pas dans le jeu… Là ! Dans ma chambre ! Je sursaute et retiens un cri. Vite, j’allume la lumière et cherche du regard, prêt à lancer ma manette sur cet engeance démoniaque… Et en fait, c’était ma chienne qui, elle non plus, ne dormait pas. Tout en essayant d’enrayer une crise cardiaque, j’en profite pour faire une pause.

Le lendemain, je m’y remets, sauf qu’il n’est pas minuit mais 22h. Et puis je laisse la lumière allumée et les écouteurs dans le tiroir. Mais malgré toutes ces précuations, le jeu est toujours super flippant !
Conclusion : je l’ai terminé deux jours après, à 14h, les volets grands ouverts et le son coupé. Je me rappelle à peine des derniers niveaux, vu que je les ai traversés en courant. Et ne me demandez pas si j’ai vu toutes les fins : je n’y ai plus jamais retouché !

silenthill

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!

Référence : Resident Evil 2 (PS)

En règle générale, je préfère le premier épisode des sagas. C‘est dans celui-ci que l’on trouve la véritable idée de base, la substantifique moelle. Les seconds épisodes, eux, sont souvent bien meilleurs, mais ils ne bénéficient plus de cet effet de surprise, de cette aura particulière propres aux débutants prometteurs.

Pourtant, je préfère tellement RE2 au premier Resident Evil. Celui-ci était absolument génial et m’a fortement marqué, mais sa suite le surpasse tout en restant, encore aujourd’hui, inégalée.
On oublie les vieux graphismes dégueulasses pour se concentrer sur ce qui fait vraiment la force du jeu : l’ambiance et le scénario.
Autant, je trouve le commissariat labyrintique ridicule, autant j’ai adoré l’arpenter dans ses moindres recoins, jusqu’à ses égoûts. L’atmosphère était moins poussièreuse que celle du manoir, plus post-apocalyptique. En fait, elle était vraiment survival horror ! Et ce dès le début du jeu, quand on est lâché au milieu de nombreux zombies qu’il faut rapidement esquiver.

Le scénario était absolument génial, puisqu’on devait le parcourir une seconde fois avec un autre personnage pour vraiment terminer le jeu. Du coup, quand vous vous étiez bien habitués à votre lance-grenades et que les morts-vivants vous amusaient, vous revoilà obligés de recommencer avec votre petit flingue et vos petites jambes.

Bref, pour moi, Resident Evil 2 constitue un modèle de ce que dev(r)ait être un survival-horror. Un véritable apogée, avant que RE4 n’arrive pour en briser les codes et faire tomber le genre aux oubliettes.

 

residentevil2

-Vas-y en premier…           – Non, toi d’abord !

 


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