Ça va cogner !

Salut les « mous stick » !

Bon, nous ne sommes pas là pour branler de l’air et sodomiser du coléoptère, comme vous épongez vos larmes dans les jupes de vos mères.
Ce mois-ci, vous l’avez remarqué, ça tatane et ça va tataner grave à en cramer du pixel et déchirer vos mamans, car vous ne le savez pas encore, mais dans sept secondes vous serez morts.

Souvenir : Pit Fighter

Aaaaaah ma jeunesse, la bleusaille… Jamais vous ne la connaitrez car, comme moi, elle fait partie d’une époque révolue.
Cette époque, c’est celle des salles d’arcade florissant un peu partout sur le territoire, celle où il était impossible de trouver un bar – même de petit village – sans au minimum un baby-foot, voire un baby-foot et un flipper, voire un baby-foot, un flipper ET un jeu en borne dite d’arcade. Aaaaaah c’était le bon temps ma brav’dame (oui, toi, la mamie du 25ème rang, c’est à toi que je m’adresse).
Que de temps j’ai pu passer sur des bornes aux monnayeurs trafiqués par le tenancier…(1)
Que de temps j’ai passé sur des bornes aux monnayeurs hasardeux où vous insériez une pièce de 10 francs pour en recevoir huit en retour (2).
Que de temps j’ai passé, durant mes études, à exploser les compteurs sur les flippers Demolition Man et Star Trek.
Que de temps j’ai passé dans les salles obscures et enfumées (5), à arpenter Bad Dudes, à envoyer des shurikens à tout va dans Revenge of Shinobi, à me taper des nains à bonnet bleu ou vert pour leur soutirer des fioles, me permettant de laisser exploser ma fureur sur Golden Axe, à repousser des mégots de cigarettes et se battre pour la pièce que l’on posait en signe de réservation pour la partie suivante face à des punks à chiens de deux fois ton âge. Les salles d’arcade c’était vraiment le pied à l’époque !
Que de temps a passé depuis, jusqu’à leur funeste déclin, avec l’avènement des Saturn et Playstation… vos meilleures chances aujourd’hui pour trouver des presque-pseudo-salles-d’arcade restent certains complexes de cinéma (3), certaines chaines de restaurant (4) et la plupart des complexes de loisirs avec bowling… les VRAIES salles d’arcade pures et dures se font rares.
Et dans tout ça, si je ne devais en retenir qu’un ce serait : Pit Fighter.

Sans titre 1

A…A…Attends… je suis tout raide… je ne peux pas bouger…

Sans titre 2

Si ça ce n’est pas de la souplesse… encore un qui n’aura jamais d’enfant.

Pit fighter est, d’aussi loin que je me souvienne, le jeu qui m’a le plus impressionné au moment de sa sortie en arcade.
Commercialisé par Atari Games en 1990, ce fut la première fois que je (et tout le monde d’ailleurs) voyais des personnages digitalisés à l’écran, et le cachet réaliste que cela apportait au jeu était indéniable. Ce qui me surpris aussi, fut le fait que si on s’approchait trop près du public, celui-ci vous repoussait vers le centre de l’arène, et donc dans les bras de l’adversaire pour un gros câlin. Je ne vais pas vous embêter plus avant si ce n’est sur deux points :
Point n°1 : vous trouverez ici un article sur la version Atari ST, proposé par notre Nicochef national.
Point n°2 : la preuve que l’arcade c’était mieux, avec une vidéo. Jouer avec un stick à grosse boule et deux ou trois gros boutons, c’est tout de même mieux qu’au clavier.

Référence : Mortal Kombat

Je vous aurais bien dit Eternal Champion mais j’en ai déjà parlé. Je vous aurais bien dit également Street Fighter 2 pour faire comme tout le monde, mais Julien en a déjà parlé, et même si pour moi la version Megadrive n’a pas démérité face à la Super NES, c’est la version arcade qui, une fois encore, m’a fait dépenser des sous et des heures. Mais pour son côté unique et violent, pour son sadisme et son innovation, j’ai préféré Mortal Kombat – là aussi en arcade – qui m’a décroché les rétines (les écrans à tube cathodique à 30cm des yeux, ça fait mal après plusieurs heures). Je voyais un Pit Fighter plus abouti et surtout mieux animé, d’une fluidité folle pour l’époque pour le style graphique employé. Je n’avais qu’une hâte : qu’il sorte sur ma console pour tâter de la « subtilité »(6). Nous étions en 1992 et MMC (7) était au commande.
Les autres épisodes ne m’apportèrent pas grand chose de réellement neuf (bability/plus de personnages/etc…) pour susciter mon intérêt jusqu’à l’épisode 4 qui fut beaucoup décrié. Il sortit sur Playstation en 1997 et je fus transporté dans le jeu comme jamais. Je le trouvais plus accessible, blindé de scènes cinématiques assez fabuleuses et, surtout, il était en 3D ! Pour la première fois on pouvait se décaler dans le plan, tourner autour de l’ennemi en esquivant des coups (certes de manière assez limité). Il y avait aussi des armes et il était franchement loin d’être moche !
Pour toute ces raisons l’ensemble de l’œuvre Mortal Kombat, jusqu’aux récents épisodes, est ma référence du jeu combat.

Notes

(1) – non je n’en dirai pas plus.
(2) – moment de gloire appartenant à mon frère tandis que nous jouions à Street Fighter 2
(3) – CGR, …
(4) – Buffalo Grill,…près des toilettes.
(5) – à cette époque on pouvait fumer en liberté et librement empoisonner les enfants, puis adolescents que nous étions.
(6) – comprendre « fatalité » gore et sadique pour un dépeçage en règle.
(7) – MMC : Midway Manufacturing Company.


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