Souvenir et référence de Zelda-like – Mellow

Etant fan du genre, j’ai eu beaucoup de mal à choisir mon souvenir ce mois-ci. Je voulais vous parler de ce combat titanesque de robots géants dans Mystical Ninja. Ou de cet après-midi délirant passé à faire souffrir la pauvre momie dans Sphinx et la malédiction de la momie. Ou encore de ce triste jour où j’ai perdu ma bien-aimée dans Brütal Legend, restant inconsolable durant des heures…

Bref, après de longues tergiversations, je me suis décidé pour Starfox Adventure, une de mes plus grandes frustrations de joueur.
Pour ma référence par contre, c’est une évidence. C’est le seul jeu à avoir égalé, voire dépassé, le maître Link : Okami.

Souvenir : Starfox Adventure (Spoiler !)

starfox

Je l’ai haï, puis je l’ai maudit…

Starfox Adventure aura toujours une place particulière dans mon cœur. Il m’a permis d’effacer les 800km qui me séparent de ma frangine car nous avons commencé le jeu à peu près en même temps. Par la suite, nous avons passé de nombreuses semaines à partager nos découvertes, pendant des heures au téléphone.
Mais mon vrai souvenir, c’est que Starfox Adventure est un jeu que j’adore et déteste tout autant. Tout ça à cause du Général Scales et du sale tour que les gars de Rare ont osé nous faire.

Scales est le grand méchant de l’aventure, celui qui cause tous nos malheurs et s’en prend à nos proches. A chaque rencontre, Scales s’en sort sans mal et nous en fait voir de toutes les couleurs.
Aussi, quand arriva le combat final, j’avais sacrément envie d’en découdre. Mais c’est à cet instant que les développeurs m’ont joué le plus sale tour de l’histoire du jeu vidéo : ils ont viré le combat ! Scales se fait lamentablement buter par le vrai méchant du jeu dont personne n’avait entendu parler !!! FRUSTRATIIIIOOOOOONNNNN!!!

Explication rationnelle : il est évident que Starfox Adventure est un jeu tronqué dans son dernier tiers.
Initialement, le projet était une nouvelle licence Rare et se nommait Dinosaur Planet. Mais Miyamoto trouvait que le renard de Rare ressemblait trop à Fox MacCloud. Nintendo a donc imposé le personnage de Fox au studio.
Il a donc fallu inclure, sur le tard, la mythologie de la licence, et ça se ressent. D’autres tensions laissaient présager une rupture. Finalement, Nintendo annonça la mise en vente du studio et le rachat par Microsoft fut rapidement entériné, alors même que Starfox Adventure était encore en chantier. Le studio a du finir le jeu avec une échéance trop courte. Mais est-ce une raison pour faire disparaître le combat final d’une façon aussi lamentable ?

Explication irrationnelle : Qu’est-ce c’est que ce p….. de jeu de m…. ! Je déteste Nintendo, je déteste Rare et le monde entier ! Plus jamais je ne toucherai à une manette. Ils ont fait ça exprès pour m’énerver !!!

Rare était un des meilleurs studios de développement de jeux vidéo de tous les temps (sic). Et c’est à croire que le karma existe car, depuis, aucun de leur titre ne s’est approché de la qualité de leurs jeux N64. Et une petite voix au fond de moi ne peut se retenir de dire : « Bien fait pour eux ! »

Référence : Okami

Okami

L’enchantement visuel n’est pas la seule force d’Okami

Okami est le seul zelda-like à être parvenu à dépasser le maître Zelda. Ce jeu s’empare des codes du zelda-like pour mieux les tordre et les sublimer. Chaque mécanique se plie ainsi aux propos et au style visuel du jeu.

Okami raconte une histoire inspirée par les mythes et légendes du folklore nippon. Ainsi, les développeurs ont opté pour un rendu visuel proche des estampes japonaises avec un cell-shading du plus bel effet qui vieillit très bien. De la même façon, les mécanismes de jeu et les interactions sont toujours parfaitement intégrés à l’univers créé.

Ainsi, les différents pouvoirs du joueurs ne s’obtiennent pas par l’usage d’objets mais par l’utilisation d’un pinceau et de dessins à reproduire pour obtenir différents effets. Par exemple, faire un cercle autour des branches d’un arbre mort fera refleurir celui-ci ; ou tracer une ligne franche en travers d’un rocher permettra de le détruire.

Même le système de combat fonctionne sur ce principe permettant de le rendre plus complexe et dynamique que dans les aventures de Link.

Enfin, Okami nous raconte une histoire longue et passionnante, pleine de rebondissements, de poésie, parfois tragique et souvent très drôle. J’en garde un souvenir encore plus intense que pour Ocarina of Time. Pourtant la narration reste assez scolaire et ne bénéficie pas d’une mise en scène exceptionnelle comme peut l’être celle des aventures de Link.

Mais on lui pardonne cette petite faiblesse tant il est généreux sur tout le reste. Si vous êtes passé à côté de cette merveille, il n’est pas trop tard pour s’y mettre. le jeu original vieillit plutôt bien et il a souvent été réédité en version HD.

 


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