Souvenir et référence de Magazines : Setzer

Souvenir : Micro Kids

En fait, j’aimais bien l’école. Enfin, je n’avais rien contre le fait d’y aller mais ce qui m’emmerdait, c’était de me lever tôt. Pourtant, il fut une période où je zappais ma grasse matinée du dimanche pour être sûr de ne pas rater Micro Kids.

Ah, Jean-Michel Blottière, tu n’imagines pas le nombre de petits-déjeuners que nous avons passé ensemble.
Même si, franchement, je m’en foutais complètement de ta tronche de geek coincé. Moi, je voulais juste voir les vidéos de tous ces jeux qui me faisaient rêver.
Bien sûr, je décrochaislors des quizz insipides sur lesquels s’affrontaient des ados trop timides. Ou encore pendant ces interviews molassonnes d’intervenants consensuels.
Mais après ça, je ne ratais ni news, ni tests, ni génériques de fin ! Ces fucking démos qui m’explosaient les rétines et me faisaient croire que le futur serait fabuleux.

Avec le recul – et surtout après avoir revu quelques vidéos de 1992 – je me rends bien compte que c’est la nostalgie qui me fait parler. Micro Kids était certes la première émission 100% JV, elle était pourtant bien pourrie. Mais elle apportait tellement d’enthousiasme, de joie et d’émotions à ce petit gros qui mangeait ses céréales sur son canapé, tous les dimanches matins.

Aujourd’hui, ce petit gros a grandi et depuis, il a joué à beaucoup de jeux, sûrement plus que Jean-Michel Blottière ! Pourtant, ce grand blasé a la larme à l’oeil et des frissons quand il entend la ligne de basse qui débute le générique. Parfois, il aimerait parfois retourner sur son canapé, avec son gros cul et ses céréales pour s’émerveiller devant l’avant-première d’Alone in the Dark et baver devant le test de Zelda III. En attendant de voyager dans le temps, il vous laisse avec une vidéo et va vous parler de sa référence.

 

 

Référence : Consoles+

Quand on passe son enfance dans un petit village, on se contente de ce qu’on a. Et allez savoir pourquoi, le buraliste d’Ensuès-la-Redonne (représente les Bouches-du-Rhône) ne proposait qu’un seul magazine de JV : Consoles +.

Le premier que j’ai acheté, c’était le n°5 de janvier 1992. J’avais alors 12 ans et je me suis pris une claque. A l’époque où même un minitel était hi-tech, mon Eldorado, c’était les deux étagères du rayon JV de Carrefour. Quand j’ai vu les pubs Micromania, je ne savais même pas qu’il existait des magasins où on ne vendait QUE des jeux vidéo !

Dès lors, ce fut le début d’une belle histoire d’amour qui a duré plus de trois ans.
Tous les mois, je me rendais chez ce même buraliste visionnaire pour fièrement acheter MON magazine.
Ce que j’adorais, c’était le principe de mettre deux testeurs sur un même titre. Chacun apportait un point de vue intéressant. En fait, il y avait une sorte d’identification et je savais que si Banana-san n’aimait pas, généralement moi non plus.

Comme pour mon souvenir, je pense que c’est encore ma nostalgie qui parle. Mais qu’est-ce que j’ai pu lire et relire toutes ces pages ! D’un côté les previews et les tests. De l’autre les tips et le courrier des lecteurs (Aaaah… Wieklen !). Quand je repense à tous ces moments où je voulais être à la place de Kaneda-kun, Spirit, Jimmy H, Calamity Jane, etc…

Mon dernier bon souvenir date du n°44 de juin 1995 dans lequel Panda consacrait un dossier au manga porno. Du coup, j’ai laissé tomber les jeux pour une nouvelle passion : le manga ! Mais non, pas le porno !
Et puis, c’était surtout l’arrivée des 32bits, Playstation en tête.
Bien sûr, vous connaissez mon aversion pour tout ce qui s’est passé à cette époque. Malgré tout, je garde en moi d’excellents souvenirs de cette lecture ainsi qu’une certaine idée du journalisme. Allez, là aussi, je vous laisse un lien.

 

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