Souvenir et référence de FPS – Mellow

Je suis essentiellement un joueur console. Je me souviens vaguement avoir fait Doom sur PC, mais mon expérience du combo clavier/souris s’arrête là. Aussi, j’ai choisi deux FPS consoles pour cette rubrique. Mon souvenir est devenu culte, autant pour ses prouesses techniques que pour ses qualités narratives. Ma référence est une évidence et représente une nouvelle étape dans l’évolution du genre.

Goldeneye : enfin un FPS à la hauteur sur console

Un niveau où je n’arrêtais pas de perdre…

Le fameux mode 4 joueurs

Échaudé par l’expérience Doom sur Super Nintendo (je ne découvrirai la version PC que plus tard), je n’étais pas particulièrement fan des FPS. Aussi, quand GoldenEye arrive sur Nintendo 64 en 1995, je n’y prête guère attention.
Là encore, c’est un ami – pourtant joueur PC convaincu – qui me pousse à l’acheter, ayant adoré le mode multijoueurs. C’était l’occasion de jouer à autre chose que Mario Kart les mercredi après-midis.

Mais finalement, je n’ai pas beaucoup joué en multi avec ce pote (il était trop fort et ça m’énervait). Par contre, je me souviens d’un FPS avec une histoire exceptionnelle, des moments de tension intenses et une pointe d’infiltration.

Un boss de fin que j’ai vraiment détesté

Je me rappelle également avoir galéré pour retrouver Valentin dans le parc à St Petersbourg (pour une fois que l’effet brouillard de la Nintendo 64 était justifié). J’ai maudit un Trevelyan qui refusait de mourir après avoir encaissé 250 milliards de balles. Mais non je n’exagère pas : je les avais comptées !

Finalement, ce n’est qu’en 2001 que j’ai ressorti GoldenEye pour jouer en multi… avec un autre pote… et cette fois j’étais le meilleur… gniark gniark !!!

 

 

Destiny, l’avenir du FPS ?

Mon arcaniste en pleine ascension du Pic de Felwinter

Après 3 ans de jeu intensif, difficile de ne pas en faire ma référence absolue du FPS. Avec ses faux airs de MMO, Destiny ouvre une nouvelle voie à l’évolution d’un genre en pleine mutation.
Loin d’un solo rachitique et linéaire servant de tutoriel préparatoire au mode multijoueur, Destiny mêle intelligemment solo et multi pour une expérience originale.

Oryx, le plus grand boss du jeu

Il faut reconnaître que ce n’était pas gagné d’avance pour Bungie. Entre un système de progression mal fichu, une narration quasi inexistante, un équilibrage en perpétuelle recherche, un contenu de base trop léger et deux premières extensions peu convaincantes, il a fallu attendre l’an 2 de cette épopée futuriste pour que les plus gros problèmes soient corrigés.

De plus, Bungie a du aussi faire face à des outils de développement mal pensés. Les serveurs n’étaient pas très réactifs (merci Activision) et les déconnexions étaient monnaie courante en raid. Ce qui leur valut une critique parfois trop facile de la part de la presse spécialisée.

On peut alors se demander pourquoi des joueurs sont restés toute une année sur un jeu aussi pauvre et mal fichu. Et comment les contenus de l’an 2, puis de l’an 3 ont pu battre les records de téléchargement sur le PSN, allant jusqu’à se vendre encore mieux que le jeu de base ?

Deux raisons simples :

1Un gameplay ultra efficace

Bungie a su s’appuyer sur les forces de Halo, leur saga précédente, pour offrir d’excellentes sensations de jeu. Le gameplay est donc réactif, dynamique, facile à appréhender mais suffisamment profond et varié, avec juste ce qu’il faut d’éléments RPG, comme le loot, les perks variables (pour trouver son style) et les attaques spéciales dévastatrices. Enfin, l’aspect coopératif relativement libre se révèle solide et parfaitement équilibré.

2Une communauté soudée et écoutée

Un grand classique : la photo de team à la tour

S’il existe de nombreuses communautés de joueurs, peu d’entre elles ont la réputation d’être bienveillantes envers les nouveaux joueurs. La plupart donnent même une image assez sectaire de la notion de clan ou de guilde.

Or, celle de Destiny s’est construite autour de la nécessité d’entraide. En résulte une communauté de partage, de soutien, sans rivalité malsaine, ce qui peut sembler étonnant pour un FPS doté d’un mode multijoueur assez élitiste (Osiris).

De plus, Bungie a entretenu d’excellents rapports avec sa communauté en restant attentif aux retours des joueurs. Ils n’ont pas hésité à faire machine arrière sur certains changements, ni à défendre leur vision du FPS lorsqu’ils le jugeaient nécessaire, argumentant intelligemment leurs choix.

S’il est évident que Destiny ne se destine (sans jeu de mot) pas à être suivi durant 10 ans par la plupart des joueurs, je pense que tout amateur de FPS peut y trouver son compte. Essayez quelques dizaines d’heures pour parcourir seul ou en équipe le contenu principal. Sinon, accrochez-vous quelques mois pour en atteindre les sommets et looter des équipements exotiques. Ou comme moi, faites-vous happé par la force du jeu et de sa communauté. Vous serez alors immergé dans trois belles années d’aventures passionnantes.
Moi, je suis déjà prêt à rebâtir ma légende dans Destiny 2, prévu pour le 8 septembre 2017. Et il s’annonce d’ores et déjà encore plus fantastique ! (affirmation parfaitement subjective et assumée)


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