De Silent Hills à Silent Hill – PH

Nous sommes fin 2015 et il est difficile de passer à côté du phénomène PT. Il s’agit d’une simple démo qui aura fait couler bien plus que la sueur de votre front. Coincé dans une boucle, le joueur arpente sans cesse le même couloir froid, sombre et inquiétant… Sauf qu’à chaque nouveau passage, après avoir résolu une énigme, les choses empirent. A la fin, j’avais du mal à regarder un pote jouer. Encore plus de mal que si c’était moi !

2.0.4.8.6.3.

Pourtant, terminer ladite démo ne demande pas particulièrement de skill. Mais ce n’est pas si facile car résoudre les puzzles s’avère assez obscur tant les indices sont parfois maigres. Je ne sais même pas s’il existe une soluce définitive et 100% fiable. En tout cas, parvenir à la fin récompense le joueur de quelques infos croustillantes car c’est là que l’on apprend deux informations. Tout d’abord les prestigieux noms affiliés à ce projet (Hideo Kojima, Guillermo Del Toro et Norman Reedus). Et surtout le vrai nom de ce projet : Silent Hills.
Hélas, on parle là d’un jeu mort né. Suite au douloureux accouchement de MGS V, le divorce Konami-Kojima est officialisé… et ce nouveau jeu ne verra jamais le jour.

On dit « Bonjour Madame... »

On dit « Bonjour Madame… »

Welcome to Silent Hill

Alors, intrigué par cette démo surprenante et conscient de la renommée de la licence, j’ai pris mon courage à deux mains pour me lancer dans son tout premier épisode, sorti en 1998 sur PS1. Je me souviens qu’à l’époque, j’avais fait la démo incluse dans Metal Gear Solid.
On y incarne Harry Mason, poursuivant sa fille dans le brouillard de la ville. On s’enfonce dans des ruelles avant de se faire attaquer par d’étranges créatures. Impossible d’échapper à la mort. Comme je croyais m’être planté, j’avais éteint la console.
Ce n’est que plus tard que j’ai réalisé que cela faisait partie de l’aventure et que la démo ne s’arrêtait pas là.

Remarquez la belle œuvre d'art sur le mur, on dirait du Georges Mathieu.

Remarquez la belle œuvre d’art sur le mur. On dirait du Georges Mathieu.

Malgré ses graphismes vieillissants et sa jouabilité rugueuse, le jeu reste encore aujourd’hui vraiment effrayant. Et même plutôt malsain. En fait, il mise sur une ambiance très sombre, une histoire inquiétante et des lieux vidés de toute humanité. C’en est au point que j’étais soulagé de revenir dans le « monde normal », alors que celui-ci ne respirait déjà pas la joie.

J’ai mis un peu plus de 6 heures pour arriver au bout de cette aventure malsaine. Tout ça pour assister à la pire des fins du jeu…

fin_sh


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