La saga Shinobi – PH

Avant que Naruto ne fasse des ravages (et il en a fait), s’il ne fallait retenir un jeu mettant en scène un ninja, ce serait sans conteste Shinobi.

Mon nom à moi c’est Shinobi, oui tu l’as deviné

La saga Shinobi débute en 1987 sur arcade avec le sobrement intitulé Shinobi. Plutôt logique, me direz-vous !
Jeu d’action avec un soupçon de plate-forme, le soft nous met aux commandes de Joe Musashi. Le joueur doit libérer les élèves de son clan, capturés par l’infâme organisation Zeed. Bien sur, qui dit années 80 et jeu vidéo dit scénario au ras des pâquerettes. Mais son originalité et son efficacité lui ouvrent les portes du succès. Le titre se voit adapter sur pas mal d’autres supports dans les années suivantes, comme sur Master System en 1988.

Une Marilyn Monroe peut en cacher une autre.

La 8-bits de SEGA connaîtra d’ailleurs un second épisode, The Cyber Shinobi. Hélas, ce titre est en tout point inférieur. La faute à une technique très limitée, une jouabilité et des collisions approximatives, une animation saccadée, etc…

Avec un « beau » menu qui prend la moitié de l’écran…

SEGA c’est plus fort que toi !

Étrangement, le Shinobi original n’est pas paru sur Megadrive. Néanmoins, la 16-bits de SEGA accueillera 3 titres de la saga, et pas des moindres !

On commence avec l’excellent Revenge Of Shinobi sorti en 1989. Désormais, Joe Musashi dispose de magies qui permettent de déblayer le tableau de façon spectaculaire. Par contre, ses shuriken sont en nombre limité (sauf si vous utilisez un code dans les options). Le jeu est beau, les musiques ont gagné en qualité grâce à monsieur Yûzô Koshiro (compositeur des musiques de Streets Of Rage est-il besoin de le rappeler ?), les environnements sont variés et cerise sur le gâteau : la plupart des boss font appel à la pop-culture. Vous ferez face à Batman, Godzilla, Spiderman, Rambo ou encore Terminator !

Tel Spider-cochon, Musashi ne sait pas marcher au plafond.

On continue avec Shadow Dancer sorti en 1990. Je ne vais pas m’attarder sur celui-là, pour en savoir plus je vous invite à aller jeter un œil à mon souvenir/référence.

En 1993 enfin sort Shinobi 3 Return Of The Ninja Master. Non seulement il s’agit d’une claque technique pour l’époque, mais en plus, le titre a largement gagné en profondeur, notamment grâce à la panoplie de coups que peut désormais effectuer notre cher ninja. Esquiver, glisser, sauter sur les murs, s’accrocher au plafond, une fois tous ces mouvements maîtrisés, incarner Joe Musashi n’aura jamais été aussi jouissif.

Après le chien, le cheval.

L’art de la discrétion

Il ne faut pas oublier de faire mention des 2 épisodes sortis sur Game Gear, le Shinobi d’origine mais aussi Shinobi 2, The Silent Fury. Ce jeu propose une part d’exploration et donc de rejouabilité car il vous faudra délivrer les autres ninjas et utiliser leurs capacités spécifiques (le jaune peut marcher sur l’eau, le vert peut effectuer un double-saut, etc…) pour trouver les gemmes de couleur et ainsi accéder au difficile dernier niveau. Une vraie réussite malgré les limites techniques de la machine.

La saga Shinobi poursuit sa brillante carrière sur Saturn avec Shinobi X en 1995. L’originalité de cet épisode est avant tout visuelle. En plus de proposer des cinématiques mettant en scène de vrais acteurs, le jeu utilise des sprites digitalisés à la manière de Mortal Kombat. On passera le côté série B (voire Z) des scènes filmées, bien que ce soit la plus grosse nouveauté que le jeu ait à nous proposer. Côté gameplay, rien de bien neuf, mais le titre bénéficie d’une bonne réalisation d’ensemble.

Comble de la discrétion, la saga Shinobi ne fera dès lors que quelques apparitions ponctuelles à partir des années 2000. Ils sont vraiment forts ces ninjas !


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