Référence et souvenir WTF – Setzer et la vache à l’envers

« Mais c’est une rubrique du Gros Podcast, ça ! » auront remarqué les plus assidus (« Merde ! Je suis pas sur Jackie et Michel… » s’interrogeront les autres, avant de se rendre compte qu’ils se sont trompés).
Mars étant le mois des fous, on en profite pour tout chambouler et pour tout réorganiser ! Gamebox a grand besoin d’une bonne restructuration et quoi de mieux qu’un thème chaotique pour masquer un vrai bordel dans nos têtes ?
Quoi qu’il en soit, voici une nouvelle rubrique destinée à devenir permanente. Le titre parle de lui-même et le principe est ultra-simple : pendant une semaine, chaque jour (ou presque) un chroniqueur vous parlera d’un jeu essentiel et vous racontera un souvenir, le tout en rapport avec le thème du mois, bien sûr.
Et comme il faut montrer l’exemple, je commence tout de suite avec

Référence : La saga Katamari

C’est vrai : j’ai triché. Je ne cite pas un seul jeu mais une série. Mais bon… les jeux de ladite série sont tellement semblables qu’on pourrait croire que c’est toujours le même !
Dans un moment de folie, votre père, le Roi de Tout le Cosmos a détruit toutes les étoiles du Ciel. C’est maintenant à vous, le Prince, de réparer tout ça. Du haut de vos cinq centimètres, vous allez faire rouler devant vous une boule qui aimantera tout objet plus petit qu’elle. Et en grossissant, elle aimantera forcément des objets de plus en plus gros. Vous commencez dans une petite chambre, à katamariser des punaises, puis des bonbons, puis des stylos, puis des cahiers, puis les coussins, les chiens, les gens, les meubles, etc… jusqu’à ce que votre boule atteigne une taille suffisante pour devenir une étoile ou une constellation.

L’ambiance est complétement délirante, avec des personnages loufoques et de l’humour absurde typiquement japonais. Qu’il s’agisse des interminables monologues de votre père ou des réactions des PNJ se faisant attraper par le katamari, rien n’est sérieux, du début à la fin. Pour moi, c’est toujours un pur moment de détente, malgré l’aspect challenge qui vient vite relever l’intérêt ludique.
Car ne croyez pas que Katamari soit un petit-jeu-sympa-cinq-minutes ! Faire une boule de la taille demandée ne sera pas si simple, le temps et les obstacles jouant contre vous. Mais quel plaisir d’arriver à créer une planète à base de cailloux, de panneaux publicitaires et de voitures ! Et quelle exquise vengeance que de revenir absorber ce poissonier qui vous bloquait le passage (car trop gros) il y a moins d’une minute !
Et vous voyez, c’est précisément pour ce genre de situation que la saga Katamari est la référence en terme de jeux WTF. Vous trouverez sûrement plus fou, mais pas forcément aussi ludique.

Pixel sur le gâteau : le jeu existe sur PS2, PS3, PSP, PSVita et Xbox360. Vous n’avez donc pas d’excuses pour ne pas essayer !

Katamari1

 

Katamari2

Souvenir : The Adventures of Rad Gravity

Mon souvenir n’est pas tiré d’un jeu purement WTF, mais plutôt d’une séquence WTF qui a entrainé un moment WTF. Vous allez comprendre…
The Adventures of Rad Gravity est un jeu d’aventure/ plateforme qui ne se prend pas au sérieux, sorti sur NES. Vous devez voyager de planète en planète pour récupérer tout plein d’objets qui vous serviront à sauver l’univers (enfin, je crois…).
Mon souvenir se passe sur la planète Turvia, là où la gravité est inversée et où tout… se joue à l’envers !
J’avais environ 10 ans et l’anglais et moi n’étions pas encore assez intimes pour que je comprenne ce que me demandait les PNJ. Je me suis donc retrouvé bloqué et j’ai du appeler la Hot Line Nintendo, après avoir promis à ma mère qu’elle ne devrait pas hypothéquer la maison pour payer la facture de téléphone.
Me voilà donc, le combiné à la main, en train de parler à mon sauveur, au bout du fil, et voici à peu près ce qu’a du entendre ma mère, retournée dans la cuisine et écoutant d’une oreille discrète mais vigilante :
– « Je suis bloqué au niveau où on a la tête en bas. Y a un monsieur avec un chien et une vache et je sais pas quoi faire. »
-« Euh… oui ! J’ai déjà pris le morceau de réacteur mais c’est avec la vache que j’ai un problème. »
-« Ah… Je me baisse devant le l’eau et le bateau arrive. D’accord… Après je prends l’os, je le donne au chien et il ramène la vache au monsieur. Après je peux continuer. Merci ! »

Après avoir racroché, je me suis rendu compte que j’avais du avoir l’air con à raconter des trucs aussi bizarres.
Surtout que – et je m’en suis rendu compte assez vite – le pauvre gars n’avait sûrement jamais joué à Rad Gravity et se contentait probablement de me  lire une soluce dont il ne comprenait pas grand chose. Je me suis renu compte que j’avais du avoir l’air deux fois plus con, aux oreilles de ma mère ET à celles de cet employé qui s’est sûrement demandé à quel genre de jeu on laissait jouer les enfants !
C’est à ce moment WTF que j’ai compris pourquoi les jeux vidéo ou les dessins animés qui me paraissaient géniaux pouvaient aussi paraître ridicules aux personnes extérieures. Après ce jour mémorable, je n’ai plus cherché d’aide ou de soluce et je ne parlais de ma passion qu’aux autres joueurs.
Un geek était né !

 

RadTurvia

L’horrible niveau…

RadVache

… et l’horrible vache !

 

 


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