Plus on est de joueurs, plus on rit !

Pour vivre un vrai moment de folie, quoi de mieux que s’entourer d’amis pour jouer. Qu’il s’agisse d’un « What the f*** ?! », un « Oh my God ! » ou simplement « Saperlipopette  ! » voire « Diantre » dans les milieux autorisés, les exclamations mêlant surprise et enthousiasme fusent lorsque l’on partage un moment vidéoludique en bonne compagnie.

Les jeux multijoueurs, du fun à partager

Tous les jeux ne se prêtent pas à jouer en multi quand d’autres ne s’apprécient vraiment qu’à plusieurs. Nintendo l’a bien compris en offrant à ses consoles des jeux solos (Zelda, Mario, Metroid) et des jeux multijoueurs (Mario Kart, Smash Bros Brawl). Mais prenons WWE SmackDown! : Here Comes The Pain sur Playstation 2 qui regroupe les ingrédients pour faire du multi un moment complètement déjanté :

  • L’environnement : Le catch, c’est quand même, de prime abord, beaucoup plus fun que du golf. Et avouez qu’un jeu où l’on peut tabasser l’arbitre à coups de la corde à linge, sauts de la troisième corde et autres souplesses arrières, c’est juste unique et si défoulant !
  • Le gameplay : facile d’accès et offrant une profondeur qui permet au joueur expérimenté de se sentir au dessus du néophyte. Typiquement, un joueur habitué pourra faire un mouvement plus esthétique comme un saut acrobatique mais le débutant captera sans problème qu’en fouillant sous le tablier du ring avec la touche « carré », il pourra dégoter une chaise pliable pour éclater la tête de son camarade en matraquant le bouton « croix » !
  • Une approche arcade : la barre de vie ? Rien à faire. Le jeu permettait des come-back comme seul le catch l’autorise : voilà trois minutes que vous ratatinez à deux avec une échelle (!), un pote juste parce qu’il à pris un perso avec un slip rose ? L’instant d’après, il peut à son tour vous catapulter au travers d’une table avec votre allié d’avant qui se retourne contre vous ! Et certains modes étaient faits pour le n’importe quoi : en parcourant les coulisses dans le mode « hardcore », vous pouviez utiliser le mobilier comme arme, jusqu’à piloter un fenwick !!
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Un joyeux bordel sur le ring !

Et tout ça permettait des parties de folie grâce au… Multitap. Cet accessoire permettant de jouer jusqu’à six ! Car le jeu en local sur console se limite au nombre maxi de joueurs que peut permettre la console utilisée. Autre souci, le partage d’écran : si pour les jeux de sports ou au tour par tour (Worms) cela ne pose pas problème, pour les jeux de course et FPS, il faut diviser l’écran en autant de joueurs : autant dire qu’au delà de quatre joueurs, c’est invivable.

La solution ? Jouer en LAN, pour Local Area Network, c’est à dire en réseau local : on ramène sa fraise et son PC chez qui veut bien recevoir, on connecte tous les ordinateurs et c’est parti pour du jeu en multi, dans la même pièce mais chacun avec son matériel ! Parfaitement adapté aux jeux de stratégie (Starcraft, Warcraft) et aux FPS (Unreal Tournament, Quake), les LAN sont aujourd’hui un peu désuètes compte tenu de la facilité pour jouer en ligne avec ses copains sans avoir à débrancher tout son équipement informatique.

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Une LAN (image d’archives)

Mais parfois, le multi vire au drame

Mais il est un élément introduit par le multijoueur qui peut venir gâcher la fête : la compétition. Prenez 3-0 contre un pote à FIFA et vous voilà à faire preuve de la même mauvaise foi que vous déplorez chez les supporters de foot ou les maris infidèles (notez que les deux se rejoignent parfois : Combo !). Lors d’une partie de Goldeneye à quatre joueurs, le joueur bizut verra plus souvent l’écran de mort en une minute que le joueur chevronné dans toute une partie. Dès lors,  il convient de s’entourer de joueurs d’un niveau proche, ou d’introduire les handicaps nécessaires.

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Mieux vaut avoir une grande télé pour jouer à quatre à Goldeneye.

Quand bien même les jeux ne vous mettent pas en rivalité, la situation peut se dégrader : jouez à ‘splosion man en coopération avec votre dame, c’est le meilleur moyen de dormir ensuite sur la béquille. Même avec un bon pote avec qui l’après soirée ne pose pas de problème, il faut être prudent : qu’il s’agisse d’une couverture défaillante de son camarade face à un assaut de Locustes dans Gears of War ou une passe hasardeuse dans NHL, la tension peut monter et le plaisir inversement diminuer.

Ainsi, l’osmose n’est pas simple à atteindre : il faut bannir les mauvais perdants, accepter qu’un partenaire soit moins doué et plus globalement prendre le jeu moins au sérieux. Regardez les parties de League of Legends : est-ce que ça rigole ?! Clairement pas, la compétition ne détruit pas le plaisir mais est rarement compatible avec les éclats de rire.

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Une LAN moderne sur League of Legends : pas de bière et impossible de jouer en caleçon.

Si le Jeu Vidéo est souvent un plaisir solitaire, il peut devenir une incroyable source d’amusement en famille ou entre amis. Jouez à Keep Talking and Nobody Exploses pour vous en convaincre !


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