Parfois un scénario, ça sert – PH

Comme l’a écrit Setzer, au départ, un bon jeu vidéo peut totalement se passer d’une histoire. Mario, Tetris et, plus largement, les jeux de course ou de sport le prouvent. Mais la technique aidant, la durée de vie s’est allongée. Ainsi certains titres ont commencé à développer leur background. Désormais, le scénario est devenu l’élément principal de nombreux jeux vidéo. D’ailleurs, j’ai joué à plusieurs titres avec comme motivation première de connaître le déroulé des événements.

Remember me

D’aussi loin que je me souvienne, un des premiers jeux qui m’a pris dans son histoire, c’est Flashback. On incarne Conrad, un scientifique qui détecte la présence d’extra-terrestres infiltrés parmi les humains. Il devra donc déjouer un incroyable complot interplanétaire et sauver tout le monde.
Bien sûr, on sent l’influence d’Another World (également développé par Delphine Software) et l’histoire n’est pas sans rappeler les classiques de la SF. Mais cette tendance plus que louable de construire un univers immersif commençait à devenir habituelle, car techniquement possible. Et les jeux qui en ont largement profité, ce sont les RPG.

Le héros amnésique, un classique.

Evidemment, les RPG sont des jeux qui reposent énormément sur la narration. Et comme beaucoup de joueurs, j’ai eu ma période RPG sur PS1. Bien que Final Fantasy VII ne soit pas le premier auquel j’ai joué, c’est le premier dans lequel je me suis immergé et que j’ai terminé. Pourtant on ne peut pas dire que la traduction française ait aidé à tout comprendre… Néanmoins, endosser le rôle d’un terroriste qui s’est accaparé le passé d’un autre, le tout sur fond d’écologie, d’expériences scientifiques inavouables et de menace provenant de l’espace, il faut avouer que ce sombre tableau donne fortement envie de connaître le fin mot de l’histoire.

La suite au prochain numéro

Comme je l’ai précisé dans la rubrique référence, Shenmue fait bien sur également partie ces jeux ou j’ai avancé pour connaître la suite. L’histoire y est d’ailleurs à ce point importante qu’elle aurait du s’étaler sur bien plus de deux épisodes. Et cet horrible cliffhanger à la fin de Shenmue 2 !! Allez, on tient bon, Shenmue 3 approche… ou pas.

And thus the saga… begins…

En parlant de fin en suspens, il y a un autre jeu que j’ai adoré faire pour son histoire. Bien que ce ne soit pas une de ses qualités essentielles, il s’agit de God Of War. On apprend au fur et à mesure pourquoi Kratos tente de se suicider au début de l’aventure. Ou pourquoi ses lames sont littéralement accrochées à ses bras, pourquoi sa peau est grise, la tragédie liée à sa famille, etc… Le tout est admirablement raconté et mis en scène.

Des contes et des histoires

Moins immersif peut-être, mais tout aussi addictif, plus récemment sur DS, les Professeur Layton et autres Phoenix Wright ont fait la part belle au scénario saupoudré d’énigmes et de mystères à résoudre. Je fais d’ailleurs une mention toute spéciale au twist final du premier Layton. En ce qui concerne les épisodes suivants, je les ai surtout terminés pour les énigmes. Il faut dire que les histoires étaient de plus en plus tirées par les cheveux.

Il vous faudra finir le jeu pour savoir pourquoi ce village est si étrange.

Aujourd’hui, plusieurs jeux reposent entièrement sur leurs qualités scénaristiques. Qu’il s’agisse des jeux de David Cage (Heavy Rain, Detroit Become Human), des jeux Telltale (Walking Dead, Game Of Thrones, etc…) ou d’autres titres comme Until Dawn, ces productions adoptent les codes du cinéma et constituent avant tout une histoire interactive. Même si je reconnais leurs qualités narratives, j’ai souvent été déçu par leur gameplay basique et le manque de conséquences liées aux choix effectués.

Metal Gear ?!?

J’ai, bien sûr, gardé le meilleur pour la fin. Il existe une saga au-dessus des autres à mes yeux, il s’agit de Metal Gear Solid. Chaque opus propose une histoire passionnante sur fond de menace nucléaire, avec des enjeux forts et des personnages charismatiques. Seul MGS4 m’a déçu… Principalement à cause de sa propension à répondre à toutes les questions en suspens en utilisant des nanomachines. Et puis il y avait trop de fan-service et une fin à rallonge. Néanmoins, les longs dialogues, parfois en total décalage avec le contexte, et les cinématiques, soignées et spectaculaires, font partie de l’ADN de la licence. Un jeu vidéo peut exister sans histoire, mais pas MGS.


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