On vous parle de PREY (PC)

PREY !

Voilà, c’est dit, on va parler d’un jeu récent puisqu’en vente depuis mai 2017 !
La vie n’est-elle pas magnifique ?

Et pour ce faire j’ai décidé de vous faire deux articles en un en vous donnant un autre avis éclairé et plein de justesse. Il s’agit de celui d’un joueur invétéré et lecteur de Gamebox qu’on nommera pour l’occasion Nath. C’est son choix, aussi respectons-le. Vous aurez donc accès ci-dessous à deux onglets vous permettant de facilement basculer de moi à lui ou inversement. Et attention : il est bavard, ce Nath ! Mais quand la qualité et le contenu suivent on ne peut qu’encourager l’initiative.

Maintenant, vous pouvez savourer ce qui suit, l’écume aux lèvres bande de rageurs.

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[Evaluation garantie sans jeux de mots sur PREY]

Ah mes aïeux , il est des jeux qui valent le détour ! Des jeux qu’on n’attend pas, qu’on n’attendait plus et qui, sans innover, ont le mérite de bien faire les choses, voir de les embellir.
Prey est de ceux là.

Heureusement, j’ai eu la chance de gagner le jeu lors d’un concours. Sans quoi, je serai sans doute passé à côté durant quelques années. Je vais donc tenter de vous narrer l’expérience que j’ai vécue (subie ?) sans vous spoiler.

Au début j’étais seul et isolé…

Prey, pour poser les bases est un jeu dont Bethesda Softworks a confié le développement à Arkane Studios (Dishonored) au détriment de Zenimax Studio (The Elder Scrolls Online), puis de Human Head Studio. Ces derniers bossaient, à la base, sur PREY 2, mais il fut annulé car ne correspondant pas aux attentes de Bethesda.
Oui vous lisez bien : il existe un premier PREY sorti en 2006 (de Human Head Studio, tiens donc). Il mérite qu’on y joue, surtout pour son côté Chronenberg, avec des armes vivantes et tout un tas de choses qui en font un FPS réussi.

 Je ne sais par où commencer tant ce Prey est surprenant. Mais jouant sur PC, parlons directement des choses qui fâchent : l’optimisation. Sans être pourris, des problèmes d’affichage de texture peuvent apparaitre si l’on pousse trop le jeu graphiquement parlant. Et ce même sur une bécane équipé de GTX960 en SLI ! Il m’a donc fallut une dizaine de minutes à titiller toutes les options pour obtenir un jeu vraiment beau et sans aucun souci.
Mais quand je dis vraiment beau, je ne plaisante pas ! La configuration globale est entre moyen et élevé, mais plus proche de ce dernier. Les problèmes principaux étant le manque de Vram des cartes graphiques, ce qu’on retrouve moins sur les dernières générations (NVidia gtx1070 ou 1080, par exemple). Il faut dire que les calculs concernant les reflets spatiaux et autres occlusions de lumière sont gourmands.
Bref, je pouvais enfin me lancer dans le grand bain jubilatoire et…

…et …Hey !? HEY ! MAIS WTF ???

Pourtant, tout commençait bien J’avais un joli chez moi, plein d’objets saisissables, des livres à lire, une vue magnifique. Et en un instant le malaise s’empara de moi et j’eus ce sentiment d’appréhension et de peur, de malaise et d’interrogation. Imaginez que Dead Space ait un enfant (illégitime) avec Bioshock et qu’ils le fassent adoter par Half-life (Ndmoi-même : on se rejoint en ça, Nath et moi). De son côté, Maman Dishonored surveillerait tout ça du coin de l’oeil.
Dès le début, tous ces éléments ne sautent pas aux yeux. Mais par la suite, tout se mettra en place au fur et à mesure de la proression. D’ailleurs, tout est fait pour aller en ce sens, et c’est exécuté avec un tel brio que j’en reste encore sur le cul.

JFK

Pour une histoire cohérente, faites des rappels à notre réalité.

La diversité avant tout

Sachez tout d’abord que la diversité avec laquelle vous allez pouvoir appréhender les situations est affolante. Vous pouvez bourriner, vous faufiler ou chercher d’autres moyens de parvenir à vos fins. Vous pouvez aussi simplement essayer de ne faire de mal à personne. Le level-design est tellement ingénieux que je me surprends encore à découvrir de nouvelles voies cachées, àtenter de nouvelles diversions.
Quant à votre arsenal,  il est plutôt classique, malgré quelques belles découvertes à faire. Mention spéciale au canon-glue, dont l’utilité n’est pas évidente au premier abord. Jusqu’à ce qu’on se rende compte compte qu’on peut le détourner sa fonction première…
Et puis sachez que vous pourrez customiser vos nombreuses capacités (endurance, furtivité, force, résistance aux radiations), mais aussi vos armes, combinaisons et pouvoirs plus… « spécifiques« .
Avec tout ça, vous récupèrerez du loot un peu partout mais pas pour le plaisir. En effet, chaque chose à son utilité en tant que ressources et peut être transformé pour fabriquer certains objets de votre inventaire (armes, munitions, etc…).

Carte

Vous trouverez beaucoup de lectures intéressantes, dont certaines révèlent un goût pour les JDR…

 Voilà, vous êtes enfin prêt à affronter (ou pas) vos ennemis en arpentant la station Talos , ce qui s’avère plus difficile que ce que je veux bien vous faire croire.

Vous mourrez, n’ayez aucun doute sur ce point

Oui, car malgré tout, PREY se paie le luxe de ne pas considérer le joueur pour un kikoolol qu’on prend par la main. Pour être honnête, j’ai rapidement arrêté de compter le nombre de fois où je suis mort.
D’ailleurs, je vous conseille de jouer en mode difficile, le normal étant un peu trop faible. Pourtant, je ne suis pas une bête du genre ! Après, tout est question de point de vue et en mode difficile, je souffre limite parfois trop, je le reconnais. C’est mon côté maso :  quand j’aime, je ne compte pas (les coups reçus).
Il n’est pas aisé de bien ressentir ce que le jeu, ce que CE jeu, PREY, vous fera vivre tant que vous n’aurez pas essayé. L’ambiance sonore et le gameplay sont extrêmement immersifs. Surtout quand vous sursauterez et que vous serez stressé par ces [censure] !
Bon, je ne vais pas vous spoiler, mais plutôt vous laisser avec, en guise d’amuse-bouche, quelques visuels qui, je l’espère, finiront de vous convaincre.

Bestiole

« Je broie du noir » prend ici tout son sens. Méfiez-vous quand même de la réciproque.

 

pas beau

Certainement un ancien collègue de travail. Mais qu’a-t-il pu lui arriver ? Un des ravages du réchauffement climatique ?

[Évaluation bio, garantie sans spoiler]

Ah quel jeu, mais quel jeu !

Mon défi est de vous décrire un tel jeu sans vous spoiler à tout va ! Pour sûr, je ne l’ai pas vu venir ! Moi qui m’attendait à un « simple » FPS dans l’espace, avec des possibilités vaguement originales, j’étais bien loin de la réalité.
PREY est si riche en surprises et découvertes, que c’est un crève-cœur de taire ce que j’ai vu tout au long de cette aventure. Et pourtant, je dois préserver votre apprentissage dans ce monde singulier. Je ne dirai donc mot sur les détails, et me contenterai d’aborder la forme et mes impressions. Exercice périlleux s’il en est, parce que le contenu est si intimement lié à ce que j’appelle du spoil que cela me cantonne à parler de l’emballage. Mais soit, essayons !

Commençons

  • PREY n’est pas un jeu, c’est une expérience. Prenez le meilleur de Half Life, Bioshock et un zeste de Dead Space. Rajoutez-y un supplément d’âme et d’intelligence et vous aurez une petite idée de ce qui vous attend. Une petite seulement…
  • Talos est un lieu entièrement accessible où la seule limite ne peut-être que la capitulation de votre curiosité. A vous de choisir votre chemin et comment vous voulez l’arpenter. Bien sur, l’aventure tentera de vous faire influencer, mais de façon générale, vous êtes le maître à bord.
  • Je pourrai vous parler des heures durant du gameplay et des moyens que vous aurez à disposition pour occire, éviter, piéger les formes de vie que vous rencontrerez. Mais mon code de déontologie me l’interdit. A vous de le découvrir.
  • Que dire alors ? Allez, juste une mise en bouche, bien que pauvre eu égard à ce qui suit. Vous allez vous réveiller, comme tous les jours de votre vie, en laissant votre conscience émerger de votre corps somnolant affalé dans un bon lit. Le soleil dehors se dispute l’espace avec les gratte-ciel qui dominent l’horizon que la grande baie vitrée de votre appartement laisse apercevoir. Quelques mails attendent dans votre ordinateur, des livres entamés jonchent votre appartement et votre combinaison de travail attend sagement accrochée à la porte d’entrée. Une journée comme une autre. Et pourtant, comment imaginer qu’en franchissant le pas de la porte, la vie de votre personnage – et qui sait, peut-être votre vie de gamer – sera bouleversée ?

vue du balcon

Derrière la vitre de votre balcon vous attend un monde merveilleux !

Continuons

  • Bien, le décor étant posé, arrêtons nous là. Puisque je ne veux pas vous parler des causes, venons-en aux effets. Déjà, que je suis mort un nombre incalculable de fois. Sincèrement, je vous souhaite une succession de morts moins intempestive. Mais oui, dans l’absolu, le jeu n’est pas simple. Vous allez mourir, très certainement. On ne vous prendra pas par la main, ou alors ce sera pour la mordre/brûler/électrifier ou que sais-je encore.
  • De plus, vous allez sursauter. Parce que oui, les effets sonores, on a beau en connaître certains par cœur, ils font toujours leur petit effet. Surtout lorsqu’on est pressé ! Comme par exemple, si quelque chose motive l’accélération subite de votre pas, pour des raisons de survie… Le stress, donc, sera bel et bien présent. Cardiaques s’abstenir, n’espérez pas une promenade de santé bucolique !

un survivant sans tête

Un survivant sans tête ? Non, c’est juste la balise d’un objectif de mission…

  • Bon, venons-en à la technique. Et bien là, voyez-vous, rien à dire. Toutes options au maximum, le jeu tourne comme un charme (en 1080p en tout cas, je n’ai pas d’écran 4k pour confirmer). Pas un seul ralentissement, pas de stuttering [NDFreddy : lorsque votre écran tressaute, que l’action saccade], rien ! Un plantage tout de même, sur la version retail, lequel n’est pas revenu après chargement de sauvegarde. Nous avons donc là un jeu, qui le jour de sa sortie, est fini ! Oui, vous avez bien entendu, un jeu fini, pas en kit, pas patchable ad nauseam, comme on a l’habitude de le voir. Il est, permettez, ce sera la seule fois, PREY à l’emploi ! C’est si rare de nos jours que je me devais d’insister là dessus.

Rien dans Prey n’est statique. Vous verrez les astres continuer leurs routes/rotations pour un effet jour/nuit du plus bel effet.

Terminons

  • Ma partie aura duré 37 heures.
    37 heures durant lesquelles je n’ai cessé de m’extasier, m’étonner, jubiler voire de frissonner, soit eu égard au level design, au gameplay, à l’ambiance, ou à la cohérence des interactions offertes au joueur. Ce jeu est un phare dans le monde des FPS, de la même façon que Dishonored l’a été à sa sortie. On ne s’étonnera pas que ce soit le même studio qui soità l’origine des deux jeux. Il y a du talent chez Arkane, et j’y suis sensible. Je ne leur souhaite qu’une seule chose : de nous faire voyager encore longtemps dans leurs univers, où le style se dispute à l’intelligence et parie sur celle des joueurs. Merci à eux !

 


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