On a joué à… Until Dawn (Playstation 4)

Vous aimez les films d’horreur ? Se caler sur le canapé avec un seau de pop-corn pour voir des ados se faire trucider à la chaîne ? Noëlie et moi, on aime beaucoup ! Alors forcément, quand on a entendu parler d’Until Dawn, c’est rapidement devenu une évidence : il fallait y jouer.
Allez, venez avec nous pour découvrir qui est le serial-teenage-slasher !

 

On t’avait dit de rester chez toi…

Noëlie : J’ai déjà joué à Until Dawn, il y a un an de ça, et il m’avait beaucoup plu. Depuis, j’étais curieuse de voir à quoi ressemblerait l’aventure en optant pour des choix différents. J’ai donc proposé à Setzer de le tester pendant que moi, je regarderai tranquillement.

Setzer : De mon côté, j’avoue que ce jeu me faisait envie. Quand on y réfléchit, quoi de plus survival-horror qu’un slasher movie ? Même le titre vous demande de tenir « jusqu’à l’aube« . Du coup, on s’y est mis et au début, je n’ai pas regretté. C’est beau et ça se joue tranquillement, le temps que l’ambiance s’installe.

Noëlie : Pour moi, Until Dawn est vraiment à mi-chemin entre le cinéma interactif et le jeu vidéo. Il faut dire que l’aventure proposée semble tout droit sortie d’un teen slasher movie. D’ailleurs, on a droit à tous les clichés du genre. Sauf que le jeu évite subtilement de tomber dans  le grotesque, en ayant l’intelligence de ne pas se prendre au sérieux.
Concernant la modélisation des personnages, elle est plutôt réussie. Enfin, à l’exception de certaines expressions faciales un peu curieuses, qui donnent l’impression qu’il y a eu une épidémie de dysenterie…

Je suis contente… mais constipée.

Setzer : Putain, oui ! Des fois, certaines têtes sont même carrément flippantes. On se retrouve au beau milieu de l’uncanny valley. Heuresement que toutle reste est très bien réalisé. Les graphismes sont vraiment réussis et vous mettent dans l’ambiance. Par contre, la jouabilité…

Noëlie : Quoi, la jouabilité ? C’est vrai qu’elle est un peu particulière… Elle alterne les phases d’exploration avec les Quick Time Events.
Pour résumer, les phases d’exploration permettent de poser l’ambiance et de récupérer des objets. Quant aux QTE, ils s’imposent lors des phases d’action, notamment les combats, les courses-poursuites et les évitements d’obstacles.
Alors, il faut avouer que les déplacements du personnage ne sont pas aisés, mais je suis d’une grande indulgence. En fait,  j’aime bien manier un personnage/tractopelle ! C’est sûrement mon côté Faming Simulator… Et puis cette maladresse avait le parfum nostalgique des premiers Resident Evil.
En plus, pendant les phases d’exploration, on contrôle à peine la caméra, qui est quasiment fixe. Encore du Resident Evil !

 

Une maison sombre et une jolie blonde en serviette… On est bien dans un slasher !

Setzer : Mais je n’ai rien contre les différentes phases de jeu, d’autant plus qu’elles sont réussies.
Ce que je trouve un peu honteux, c’est de proposer, en 2016, un jeu qui se résume à avancer tout droit et à réussir des QTE. Dragon’s Lair, c’était déjà en 1983 ! Si c’était pour ne rien faire, autant regarder un vrai slasher movie. Au moins, j’aurais eu les mains libres pour manger du pop-corn !

Noëlie : Oui, mais bon, Until Dawn propose un bon équilibre entre cinéma interactif et jeu video. Par exemple, c’est quelque chose que je n’avais pas trouvé dans Heavy Rain.
En fait, la seule chose qui m’a déçu, c’est ma seconde expérience. Parce que j’ai vite compris que la liberté d’action n’était qu’illusoire et que les différents choix n’ont, au final, qu’un maigre impact sur l’intrigue.
Du coup, la rejouabilité se trouve largement entachée par un dirigisme vraiment préjudiable. Quand je te regardais jouer, j’avais l’impression de regarder un même film pour la seconde fois.

Setzer : Même toi, tu dis que c’est un film^^
Mais j’avoue que tu as raison : je n’ai pas eu l’impression que mes choix aient une réelle importance. Pire : à un moment précis (pas de spoil !), mon choix a été refusé ! Et c’est sûrement ce qui fait le plus de mal à Until Dawn. Parce que passe encore le gameplay rachitique et ennuyeux. Je n’aime pas mais c’est vrai que ça colle bien au genre et à l’ambiance. Non, ce qui ne passe pas, c’est que ce même gameplay (basé sur les choix, donc) ne serve à rien. Le vrai point fort de ce jeu, c’est le scénario. Et ç’aurait vraiment été génial si on avait pu agir dessus et le modifier.

Conclusion

Dans l’ensemble, Until Dawn n’est pas un mauvais jeu.. Maintenant tout dépend de votre niveau d’attente.

Si, comme Noëlie, vous êtes bon public et que vous voulez passer un bon moment, n’hésitez pas à vous procurer ce jeu. Il distille une véritable ambiance effrayante, véritable hommage aux slashers movies. Si, en plus, vous êtes atteint de collectionnite, vous pourrez passer des heures  à faire et refaire le jeu pour essayer toutes les options possibles, voire sauver tout le monde.

Par contre, si, comme Setzer, vous êtes plutôt exigeant et que vous attendez d’un jeu qu’il vous apporte autre chose qu’un simple divertissement, passez votre chemin. Until Dawn est un moment agréable, mais sûrement pas un jeu vidéo intéressant. Autant regarder Harper’s Island, au moins, vous n’aures pas à tenir la télécommande en permanence !

 


1 commentaire

  1. PH décembre 18, 2016 8:53   Répondre

    Moi , je ne suis pas très public de ce genre de films, pourtant je reconnais que ce soit assez bien fichu. Mais comme Setzer, j’ai ce sentiment général envers ces pseudo jeux, c’est qu’on n’a que l’illusion du choix. Si le parcourir une fois est agréable, le refaire ne fait que mettre en lumière cet énorme défaut. C’est un peu comme si on jouait à un jeu de foot mais que tous les matchs se concluraient sur le même score…

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