Nicochef vous parle de… The Last Ninja

Quand on parle de  jeu de ninja sur machines 8 bits, on pense directement à Shinobi ou encore à The Ninja. Mais c’est oublier trop vite que les ordinateurs ont eu le droit à The Last Ninja, une saga qui a marqué les esprits malgré sa qualité inégale.

Développé initialement pour C64 par System 3 en 1987, The Last Ninja est un mélange d’exploration, de réflexion et de combat. Alors le mélange peut paraître bizarre mais sachez que niveau réflexion, c’est le strict minimum.
Quoiqu’il en soit,  on incarne la ninja Armakuni. Son objectif est d’assassiner Kunitoki afin de pour venger les meurtres perpétrés contre votre clan et récupérer les rouleaux sacrés volés.

Toute les bases de la saga sont là : le gameplay, l’interface, la vue en 3D isométrique, la gestion de l’inventaire… Mais le jeu n’est pas si simple ! Bien sûr, on y défouraille de l’ennemi par paquets de 12, mais ces derniers deviennent rapidement difficiles à éliminer. En plus de ça, il y a quand même quelques actions à effectuer dans le bon ordre (la fameuse partie réflexion).

Ce qui a énormement marqué dès ce premier épisode, c’est la beauté des graphismes. Le C64 donne tout ce qu’il a de mieux. Quant au jeu, ma foi, c’est du bon niveau. De mon point de vue, le seul bémol, c’est la maniabilité qui nécessite un petit temps d’adaptation. Notamment parce que la 3D isométrique rend les mouvements pas toujours naturels… Rien de dramatique mais bien relou au début.

Last Ninja 2

Celui auquel j’ai le moins joué. Le jeu se déroule après les événements de The Last Ninja (plutôt logique hein!). Maintenant qu’il a récupéré les rouleaux, Armakuni a commencé à former un nouvel ordre de guerriers. Au cours d’une séance d’entraînement, il est mystérieusement transporté dans la ville de New York, au 20ème siècle. Oui, le scénario a complétement délirant. Mais en même temps, c’était assez courant dans les années 80/90. Fuck la logique ! Bref, devinez qui Armakuni retrouve et doit vaincre à nouveau : Kunitoki, bien sûr !

Techniquement, le jeu accuse le coup. C’est exactement le même moteur que le premier opus et, forcement, ça donne un côté fait add-on. Le point positif, c’est qu’on n’est pas dépaysé par l’interface ! Et enfin, niveau scénario, vous vous doutez qu’avec un tel pitch, le reste ne peut être qu’exceptionnel !

Last Ninja 3

Alors, là, le scénario est encore plus fabuleux ! Vous incarnez toujours Armakuni et vous devez encore vous battre contre Kunitoki. Cette fois, l’action se passe au Tibet ! En effet, Kunitoki a l’intention de corrompre les temples bouddhistes afin de détruire la source du pouvoir de votre armée.

C’est toujours très beau et musicalement, ça colle toujours aussi bien. Hélas, les problèmes de maniabilité des deux premiers épisodes sont toujours là ! En fait, j’ai même l’impression que c’est pire… Votre personnage part en moonwalk sans prévenir et pour vous retourner, c’est la croix et la bannière. Du coup, ça gâche un peu le plaisir du jeu.
Et c’est vraiment dommage car tout le reste est bien executé ! Le jeu fait appel à la logique, il y a de l’action, bref tout pour réussir… Vraiment dommage!

Ninja Remix

Ninja Remix est une update de Last Ninja 2 avec des ajouts des épisodes 1 et 3 plus une musique remixée.
Les mêmes défauts sont toujours là, mais, encore une fois, on rentre vite dans l’ambiance.

The Last Ninja reste une saga culte. Bien sûr, en y rejouant aujourd’hui, je peste à cause des défauts évidents, mais à l’époque, tout était différent. En tout cas, une fois dépassé ces quelques problèmes, on se retrouve avec un jeu de qualité et très original encore aujourd’hui.
Je maintiens donc le statut de jeu culte de The Last Ninja. En fait, il est même incontournable pour qui s’intéresse aux jeux vidéo de l’époque. Je vous conseille de la tester, ne serait-ce que par curiosité. Vous aussi vous pesterez, mais vous pourrez également comprendre pourquoi ce fut une réussite.

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