Mellow : les jeux qui ont façonné mon profil.

Je suis plutôt du genre à avoir une bonne dizaine de jeux cultes dans ma besace. Du coup, plutôt que de parler de chacun d’eux, je vais revenir brièvement sur ceux qui ont contribué à façonner mon profil de gamer.

Psycho Fox sur Sega Master System

Psycho Fox sur Sega Master System

Mes premiers coups de coeur se nomment Alex Kidd, Psycho Fox, Sonic puis évidemment Super Mario World. D’ailleurs, celui-ci est, je pense, mon premier jeu culte. En tout cas, ils ont ont fait de moi un adorateur des jeux de plate-forme.

Mon second jeu culte est F-Zero. C’est le seul jeu de course (avec Mario Kart) auquel je me sois adonné avec plaisir pendant de longues années. De même, Super Aleste m’a donné le goût pour certains shoot’em up…

Vous l’aurez compris, c’est ma rencontre avec certains jeux qui m’ont donné goût à un genre particulier . C’est ce qui a façonné ma vie de gamer. Si aujourd’hui je suis un grand fan des jeux d’action-aventure-RPG, c’est grâce à Link et Zelda.

 

 

The Legend of Zelda : A Link to the Past

Un moment culte incontournable.

Un moment culte incontournable.

Le jeu ne m’attirait pas plus que ça dans les magazines de l’époque. Il avait l’air joli et bien fichu, mais je n’aimais pas trop la vue de dessus. Un ami avec qui j’échangeai régulièrement mes jeux n’arrêtait malheureusement pas de me bassiner avec. Il ne lâchait plus depuis un mois après la sortie du titre. Tant et si bien que, sur un coup de tête, je suppliai mes parents de m’offrir la mystérieuse cartouche un matin que nous faisions nos courses au supermarché.

Arrivé à la maison et le repas vite expédié, je fonçai dans ma chambre… Et je ne l’ai pas quittée jusqu’au repas du soir. Seulement quand mon père a du couper le courant pour enfin me faire venir à table. C’était probablement la vingtième fois que j’hurlais « j’arrive » mais que la manette se refusait à quitter mes mains.

Les aventures de Link m’ont subjugué dès les premiers instants. En quelques minutes je suis devenu ce petit garçon qui part à la recherche de sa princesse. J’étais effrayé par les rats de la cave, avec la lueur de la lanterne comme seule lumière de mon univers… Jamais je n’avais encore plongé si intensément dans un jeu. Et quelle incroyable surprise lorsque j’ai découvert que je pouvais aller partout ou presque. J’étais libre de foncer vers le premier donjon ou de me promener à le recherche d’une abeille cachée. Même un caillou soulevé pouvait dissimuler tous les secrets du monde.

Un petit secret sous un pont.

Un petit secret sous un pont.

A Link to the Past, et la saga Zelda en général, est le genre de jeu qui a su le mieux équilibrer une histoire, des quêtes et une liberté de mouvement et d’action à travers un monde pas toujours si vaste qu’il n’y paraît, mais où il y a toujours quelque chose à faire. Loin des immensités vides et des quêtes FedEx d’un rpg occidental (Skyrim), les aventures de Link ont cette force de vous happer dans un monde où tout semble possible et où chaque action est gratifiante, plaisante, amusante et tout plein d’autres adjectifs en -ante qui claquent bien. C’est la recette presque parfaite entre liberté du joueur et aventure scénarisée.

Dès cet épisode, tous les éléments qui forgent l’identité et la magie d’un Zelda sont là . Les objets qui permettent d’ouvrir de nouveaux passages et découvrir de nouvelles interactions. Les PNJ qui ont toujours quelque mystérieuse quête à vous faire accomplir. Les donjons aux mécanismes retors. Et finalement, même si ce sont toujours les mêmes codes, le même scénario, les mêmes lieux à visiter, on ne s’en lasse pas !

Ainsi, au fil des rencontres vidéo ludiques, ma vie de gamer s’est élargie. Final Fantasy VI m’a fait découvrir les joies du RPG alors même que je ne parlais pas un mot d’anglais. GoldenEye sur N64 fut une révélation qui me fit accrocher le FPS console…

Petit clin d'oeil à Setzer.

Alors que je ne jouais guère aux jeux de conduite que je trouvais généralement trop basiques ou trop compliqués, voilà que je m’achète sans trop savoir pourquoi Burnout sur Gamecube… Et malgré la laideur des graphisme, j’accroche immédiatement ! Je finis un jeu de course arcade pour la première fois, juste avant la sortie du second épisode.

 

Burnout 2 – Point of Impact

Un écran que j'ai vu 1000000 de fois...

Un écran que j’ai vu 1000000 de fois…

Je doute que beaucoup de monde cite ce titre parmi leurs jeux cultes. Burnout 2, c’est une célébration de l’arcade débridée, un jeu de fou furieux ou la moindre erreur se paye par une sortie de route spectaculaire, mais pas forcément trop pénalisante.

J’adore l’idée de se planter et rattraper malgré tout l’adversaire pour le griller sur la ligne d’arrivée. Mais il faut pour cela jongler entre accessibilité et technicité. Rares sont les jeux de course arcade à avoir su trouver cet équilibre. Encore plus rares ceux qui sont parvenus à ajouter d’excellentes sensations de conduite.

Même pour la saga Burnout, les sensations de conduite n’ont jamais été aussi bonnes que dans cet épisode. Éventuellement, l’épisode Burnout : Revenge s’en est beaucoup approché.

Mais Burnout 2 avait ce je ne sais quoi qui me poussait à chercher la trajectoire parfaite, le drift précis qui me ferait gagner quelques centièmes de seconde. Burnout 2 est un pur jeu de scoring. Et ce jusque dans son mode crash, certes basique, mais plutôt amusant à l’heure de l’apéro. Je n’avais jamais vu ça et, bien qu’ayant apprécié bien d’autres titres du genre par la suite, aucun n’a réussi à réveiller mon envie de devenir meilleur à chaque tour de piste, à me jeter régulièrement dessus une fois le jeu plié et replié. Ce qui en fait forcément un jeu culte.

Ca finissait souvent comme ça...

Ca finissait souvent comme ça…

L'homme, le cheval et le colosse...

L’homme, le cheval et le colosse…

De fil en aiguille, certains titres ont élevé mon niveau d’exigence. C’était pas facile de devenir mon nouveau jeu culte ! J’ai découvert qu’on pouvait raconter de belles choses sans jamais parler, grâce à la Team Ico. J’ai appris qu’on pouvait bien plus s’amuser avec des jeux indés mieux chiadés que les dernières grosses productions à moitié vides…

La vie de famille et les potes qui partent vers Pétaouchnock m’ont éloigné du jeu multijoueur. Pourtant, je n’ai jamais cherché à compenser avec le jeu en ligne. Mes quelques rares expériences ne m’ont jamais convaincu. Jusqu’à ce que je cède à l’esthétique et l’univers prometteur d’un FPS à moitié MMO…

 

Destiny

Le voyageur, cause de tous nos ennuis dans Destiny.

Le voyageur, cause de tous nos ennuis dans Destiny.

Je n’ai jamais autant été accro à un jeu. Je suis dessus depuis plus de 2 ans et j’ai toujours autant de mal à le lâcher. Destiny fait partie de ces jeux qu’on adore ou dont on se fiche royalement. C’est un FPS avec des composantes de MMO : on y croise des joueurs sans être obliger de faire quoi que ce soit avec eux. Puis on forme des escouades de 3 ou 6 joueurs pour accomplir des missions spéciales plus difficiles.

Outre son univers riche et magnifique, chaque mission varie les situations et impose de découvrir une stratégie spécifique mais pas forcément figée. La force de Destiny réside surtout dans cette composante de stratégie coopérative qui pousse les joueurs à rejouer sans cesse les mêmes missions et activités afin de les finir plus vite et aisément au fur et à mesure que s’affinent les stratégies employées. J’adore cette idée de pouvoir vraiment mesurer sa progression. On gagne en compétence et en habileté tout en partageant un moment sympa avec des amis ou d’autres joueurs de la communauté.

On n'est pas trop de 6 pour venir à bout de l'engin de siège.

On n’est pas trop de 6 pour venir à bout de l’engin de siège.

Et si son système de loot aléatoire est extrêmement frustrant, il est malgré tout très accrocheur. Il ne sert pas seulement à monter en niveau, mais aussi à obtenir de nouvelles aptitudes et armes spécifiques . Cela aussi va modifier les stratégies établies dans certaines missions, relançant l’intérêt de les faire et refaire encore.

 

 

Pour conclure, si je suis devenu un joueur touche à tout qui n’a plus vraiment de genre de prédilection, c’est grâce à tout un tas de jeux que je considère désormais comme cultes. Dorénavant, ce n’est pas un genre que je recherche quand je joue, mais une histoire, un univers, un gameplay. Quelque chose qui saura m’accrocher et me faire rêver.


2 commentaires

  1. Freddy novembre 15, 2016 9:08   Répondre

    Pour Burnout, j’ai fini le 1, le 2 et le 3 (que j’ai toujours), et sur PC pas fini mais bien attaqué, le Burnout Paradise qui est assez débile à plusieurs. Définitivement un plaisir jubilatoire de causer des accidents virtuels.

    • Mellow novembre 15, 2016 10:16   Répondre

      L’épisode 2 reste mon préféré. Mais essaie le Revenge à l’occasion, il est vraiment bon.

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