Le Jeu Vidéo VS Le Reste du Monde – Episode 2

Bonjour très cher vous tous !

C’est le cœur empli de tristesse que j’aborde aujourd’hui ce second épisode.
C’est l’âme en peine et le cœur grave qu’il est de mon ressort de vous annoncer la disparition du monde tel que vous le connaissez : bref, j’ai replongé dans l’apocalypse nucléaire…

1 – Un peu d’histoire

Alors que je sortais, il y a peu, d’une séance de cinéma passée devant l’excellent et tonitruant remake de Mad Max (Fury Road pour le nommer), je ne pouvais m’empêcher de trouver d’étranges similitudes avec un héros de mon enfance, tout gentil et propre sur lui, qui fut lâchement et télévisuellement amputé par le CSA. D’autres suivront des années plus tard sous l’égide d’une certaine Ségolène Royal mais là, je m’écarte du sujet. Revenons à nos punks post-apo !

Avant les jeux vidéo, il n’y avait rien. C’est un fait établi et bien connu des scientifiques que nous sommes, ici, au Laboratoire Gamebox. Puis, suite à une guerre nucléaire, les états s’effondrèrent, l’eau potable se fit rare, le sable recouvrit le monde qui se scinda en trois parties. Les punks débiles d’un côté et les hautes écoles d’arts martiaux redresseuses de tort de l’autre. La troisième catégorie contenait les survivants perdus dans ce monde, qui se regroupaient parfois et vivaient de ce qu’ils trouvaient. Nous les nommeront, fort logiquement, les « victimes pleureuses en devenir ».
Comme chacun sait, Ken arriva, sauva le monde de moult horreurs, de son frère ainé et diverses petites frappes dégénérées. C’est ainsi qu’après deux autres guerres mondiales, nous en arrivâmes à notre époque de paix et de prospérité où aucun pays n’est endetté, où le chômage n’est plus, où les religions et les extrémistes n’existent plus depuis des lustres et où les jeux vidéo servent de maître étalon au peuple geek, mais ça… je ne vais pas vous apprendre l’Histoire, vous n’avez qu’à aller à l’école. Après tout, elle est là pour ça !

Mais ce que nous apprenons à travers les âges c’est que Ken, le poing de l’étoile du Nord(1) a eu droit à un nombre d’itérations conséquent en jeux vidéo, mais jamais à la hauteur de sa légende forgée dans le « rhaaAAAAAAtatatatatatataaaa….tu ne le sais pas encore, mais tu es déjà mort » et autres répliques que seul Chuck Norris à osé concurrencer durant notre ère. Il est d’ailleurs étrange de constater que la première incursion de Ken dans notre domaine de prédilection se fasse sous la coupelle d’Enix sur NEC PC-8801 en mai 1986.

Nec PC-88

Non non non ce n’est pas Hokuto no Ken sur l’écran !

Ken en 1986 il faisait déjà de l'acupuncture.

Ken, en 1986, il faisait déjà de l’acupuncture.

La Toei Animation, connue pour ses nombreuses adaptations de manga en animé, développa pour la NES.
Sega, fidèle à lui-même, développa ses propres adaptation sur Sega SG-1000 Mark III puis Megadrive. Elite Systems rachètera la licence pour une conversion sur C64, Amiga et Atari ST, mais ces deux dernières versions furent soumises à la censure juridique. En effet, la société Elite Systems n’ayant pas officiellement obtenu la licence, les noms furent changés et Hokuto no Ken devint Last Battle.

Différentes jaquettes & versions des adaptations à travers les âges

Différentes jaquettes & versions à travers les âges

Finalement, il fallut attendre les nouvelles générations de consoles (des 32bits à ce jour) pour avoir droit à une proposition plus correcte et respectueuse de l’univers de Ken, à noter l’excellent Shin Hokuto Muso (purement subjectif) sur PS3/XBOX360, sorti au Japon en 2010 et dans la foulée dans nos contrées(2).

2 – Il s’immisce en douce dans votre vie… FAITES ATTENTION !

Comme nous le constatons, il n’est pas aisé de départager Ken le survivant de notre activité favorite tant l’univers de ce dernier se prête à notre monde vidéo-ludique avec joie, plaisir et délectation (ce sans tenir compte de la qualité d’adaptation des différents softs). Mais voilà… cette porte ouverte est traitresse car, poussés dans nos retranchements et dévorés par notre appétit insatiable pour la curiosité, notre nécessité de toujours vouloir connaitre les tenants et aboutissants, les ressorts de l’univers dans lequel nous menons quêtes et combats, nous nous dirigeons inexorablement vers l’origine de Hokuto no Ken : le manga écrit par Buronson et dessiné par Tetsuo Hara, à la base de tout, les animés, les OAV et même… MÊME : UN FILM !!!

Le tour de force de Ken est de dégager une aura mystique qui vous emportera dans le « j’en veux plus ».
Plus d’histoire, plus de puissance, plus de découpage et plus de corps qui explosent… nous ramenant à nos plus bas instincts, nos instincts primaires faits de violence et de chair fraiche, d’amour et de haine, mêlant habilement sérieux et hilarité dans une caricature de ce que nous sommes, dépassant, supplantant jusqu’à notre désir de level up dans notre jeu favori.

3 – Ken n’est pas pote avec Barbie

Vous vous en doutez, notre passion est mise à mal. Le combat est difficilement engagé et le résultat plus qu’incertain.
Mais le bougre de Ken n’est pas le premier venu. Il faut au moins ça pour nous mettre à mal et c’est donc légitime, car il faut le dire, Ken n’est pas un tendre ! Enfin si, mais avec sa bien aimée uniquement. On pourrait alors envisager une possibilité de chantage afin de le faire renoncer, mais c’est impossible pour deux raisons :
1) Sa bien-aimé est kidnappée, séquestrée par son ex-meilleur ami, puis se suicide, puis revient à la vie (sic) et, au final, tout cela n’a eu pour seul effet que de le mettre en colère et de le rendre plus puissant et vengeur que jamais.
2) Nous ne sommes pas des lâches, le chantage ce n’est pas notre truc !

 

Déjà sur Gameboy il ne fallait pas l'embêter.

Déjà sur Gameboy il ne fallait pas l’embêter.

...alors sur PS2 je ne vous raconte même pas !

…alors sur PS2 je ne vous raconte même pas !

Nous allons donc devoir l’affronter, de geek à homme et le pire… nous n’avons fait qu’effleurer la surface de son monde, de sa personne et de ses capacités hors du commun. Ken est un maître en arts martiaux, capable de porter des coups à une vitesse que seul un avion à réaction connait. Des coups d’une telle précision que, judicieusement placés, ils peuvent bloquer l’énergie spirituelle circulant dans le corps (pour peu que vous en ayez) et encore, je ne parle même pas de votre circulation sanguine, artérielle, veineuse, lymphatique, électrique… car oui… maitrisant tout ça, il peut vous déformer le corps comme jamais, grossissant votre postérieur, rendant vos muscles désuets, faisant exorbiter vos yeux et caraméliser votre gras… bref, notre seul avantage en tant que geeks, c’est que nous avons depuis longtemps maitrisé cet état physique consistant à rester prostré au fond de notre fauteuil, devant nos écrans, manettes et claviers en mains. Mais chut !!! Lui ne le sait pas… pas encore.

4 – Le destin tragique du geek

Voilà.
Il le sait.
L’effet n’aura duré que quelques secondes.
Sept secondes, à vrai dire, et il vous aura fait éclater. Semant au quatre vents nucléaires et sableux vos entrailles et morceaux de cervelle atrophiée.
Si Sega c’est plus fort que toi, de même que Superman et autres super-héros (Chuck Norris compris), Ken lui est plus fort que tout le monde. Il connait le goût du sang et si la victoire n’est pas son but ultime, la vengeance, l’esprit combatif, l’honneur, la vertu, la dignité et sauver des innocents finiront de le motiver.
Nous avons perdu. KEN Vs LES JEUX VIDÉO : 1 à 0
Mais comme disait un maitre Jedi, il y a un autre espoir… peut-être…

Moui... à part ces deux là... j'vois pô...

Moui… à part ces deux là… j’vois pô…

 

(1) : Fist of the North Star dans le texte,  et plus généralement connu sous nos latitude en tant que Ken de l’Ecole de la Grande Ours.
(2) : Fist of the North Star: Ken’s Rage dans nos contrées.


2 commentaires

  1. Setzer juillet 12, 2015 6:28   Répondre

    Pour expliquer le jeu de mots, ou plutôt la double lecture, Ken est le diminutif de Kenshiro (le héros) mais peut aussi signifier « poing » (Tekken = le poing de fer).
    Pareil pour Hokuto, qui signifie l’étoile du nord, mais aussi la Grande Ourse.
    Bref, Hokuto no Ken, le titre original, peut se lire Kenshiro de l’école du Hokuto mais également Le Poing de l’Etoile du Nord.

  2. Setzer juillet 14, 2015 10:14   Répondre

    J’allais oublier !
    Pour contrebalancer tes vidéos en VF, il faut que je riposte avec ça :
    Omae wa mo… shindeiru !

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