Mellow vous parle de la malédiction des Zelda-likes

Y a-t-il une malédiction sur les Zelda-likes ? Derrière son innocente petite frimousse, la princesse Zelda s’est-elle changée en terrible sorcière, maudissant ceux qui voudraient lui faire de l’ombre ? Ou est-ce le preux Link qui, souhaitant conserver la gloire éternelle du plus grand héros de l’action-aventure, s’est évertué à trancher net de sa lame légendaire, tous ses pauvres petits rivaux prétendants plaire à son public? A moins que ce ne soit le terrible Ganondorf qui s’assure de rester le plus grand méchant de l’action-RPG… Le mystère reste entier. Mais les faits sont là ! La plupart des Zelda-likes ont été frappé par un sort terrible, leur refusant un succès commercial souvent mérité.

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Ganondorf est-il le seul méchant dans cette affaire?

Celui par qui tout a commencé

Souvenez-vous ! Après The Legend of Zelda : A Link to the Past, la Super Nintendo a connu toute une série d’action-RPG plus ou moins inspirés des aventures de Link. Le premier a débarquer en France s’appelle Secret of Mana, jeu devenu culte qui rencontre alors un joli succès… Mais nous ignorions tous à l’époque que nos Hyruliens préférés n’apprécieraient pas cette concurrence malavisée.

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On peut trouver une version française sur la toile.

Car si les quelques perles suivantes (Illusion of Time, Secret of Evermore…) se sont vendus honnêtement, aucun n’eut la chance de connaître une suite. Pas de quoi crier à la malédiction me direz-vous. Pour l’époque, un jeu sans suite était quelque chose de tout à fait courant. Soit ! Mais étudions le cas de Secret of Mana.
Ce superbe Zelda-like a connu une suite qui n’est malheureusement jamais sorti de l’archipel nippon… Bizarre ? Pas vraiment, Seiken Densetsu 3 (de son petit nom au Japon) est sorti en fin de vie de la console 16 bits et une localisation dans le reste du monde serait probablement arrivée trop tardivement pour réitérer le succès de son prédécesseur.

Voilà, les signes étaient là, mais nul n’a su y voir la malédiction puisque des arguments logiques justifiaient pleinement les évènements malencontreux qui ont frappé les Zelda-likes à l’ère 16 bits. D’autant qu’il faut reconnaitre qu’il ne s’agissait pas encore d’une malédiction puissante.

 

Une malédiction qui ne frappe que sur consoles Nintendo

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Les combats de robots géants étaient éprouvants.

L’arrivée de la 3D chez Nintendo ne fut guère propice aux Zelda-likes. La Nintendo 64 s’est presque contentée des deux chef d’œuvres des aventures de Link pour satisfaire les aficionados du genre. A part quelques nanars (Hype the Time Quest par exemple), seul Mystical Ninja Starring Goemon nous a laissé une trace du passage de la malédiction. Si le titre est loin d’approcher la qualité d’Ocarina of Time, il n’en reste pas moins fort sympathique et débordant d’idées géniales (les combats de robot géant, le combo Goemon/Ebisumaru…). Il a d’ailleurs connu un joli succès d’estime en Europe et s’est très bien vendu au Japon.

Et pourtant, la malédiction a frappé une fois de plus. S’il a connu une suite, il lui a fallu revenir à un style plus proche du plateformer et ce fut le dernier à débarquer en occident. Même au Japon, la licence à progressivement périclité avant de disparaître après un dernier épisode sur DS. Notre ami Goemon a payé cher sa tentative d’intrusion sur les platebandes de Link.

Heureusement pour nous, la Playstation fut globalement épargnée. On a donc profité de très bon jeux en 2D comme Alundra, Grandia… Malgré tout, je me demande si les déboires de la saga Soul Reaver ne sont pas à mettre sur le compte de cette terrible malédiction?

Un pouvoir maléfique toujours plus grand

C’est à partir de l’ère des 128 bits (Gamecube, PS2, …) que la malédiction m’est apparue comme une évidence. Désormais, elle est capable de frapper sur tous les supports et réduit à néant les plus prestigieuses licences.
Je vous ai déjà parlé de ma frustration concernant Starfox Adventure dans le Souvenir/référence du mois. L’effondrement de Rare qui a suivi n’est-il pas lui aussi la conséquence de la malédiction ?

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Cette pauvre momie en a vu de toutes les couleurs…

Si l’échec commercial du sympathique Sphynx et la malédiction de la Momie peut s’expliquer par une réalisation plutôt moyenne, il en va tout autrement de titres réellement plébiscités. Comment nous faire oublier Secret of Mana ? En nous offrant un Seiken Densetsu 4 suffisamment pitoyable pour convaincre SquareEnix d’abandonner la licence.

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Une ôde dédiée au heavy metal… Tim! On veut la suite!

Bien qu’ayant réussi à plomber les ventes d’Okami et de Beyond Good & Evil, la malédiction n’a su faire taire les fans. Okami a donc connu une suite, mais sur une plateforme moins adaptée (DS) sans localisation linguistique. Son échec en occident était dès lors une évidence.
De son côté, BGE2 deviendra une arlésienne. Il sera oublié des fans qui se lasseront d’attendre des nouvelles d’un titre sans cesse annoncé et toujours repoussé.
En dégoûtant Tim Schafer de l’industrie, la malédiction s’est débarrassée d’un second épisode de Brütal Legend qui aurait pu gagner en qualité et notoriété. Aujourd’hui, le célèbre développeur se concentre sur des projets moins ambitieux.

Et soudain survinrent 4 cavaliers remplissant mon cœur d’espoir ! Alors que la malédiction échouait à faire disparaître Darksiders, je me réjouissais qu’enfin Death vienne y mettre fin. Mais si la licence n’a pu être brisée, la malédiction s’en est prise à l’éditeur. Mes rêves des épisodes 3 et 4 de Darksiders se sont envolés avec la liquidation de THQ.
Devant tous ces malheurs qui ont frappé les Zelda-likes, pouvez-vous encore fermer les yeux sur l’existence de cette malédiction?

De faux espoirs

Nous sommes en 2017, les aventures de Link règnent en maître incontesté sur leur propre genre. La malédiction a accompli son œuvre : plus personne n’ose se dresser contre la légendaire princesse.

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Trop proche des épisodes précédents, Darksiders 3 semble mal parti pour lutter contre la malédiction.

Pourtant, Darksiders 3 verra bel et bien le jour. Mais sa présentation vous a-t-elle vraiment transporté de joie ? N’y avez-vous pas vu un titre aux mécaniques dépassées ? Arrivant trop tard sur un marché qui a terriblement évolué ? N’ayant guère d’arguments après la révélation de Zelda Breath of the Wild ?

Et Beyond Good & Evil 2 reviendra-t-il des limbes de l’oubli avec un projet d’une ambition folle et terriblement attirant ? Oui, certes. Mais où est Jade ? BGE2 sera-t-il encore un Zelda-like ? J’ose l’espérer, j’ose y voir l’ultime défenseur du Zelda-like qui de sa lumière étincelante saura enfin briser la malédiction !

Pourtant, au cours de froides nuits sans lune, un frisson glacial me tire parfois du sommeil. Et de me demander : « Quelle terrible catastrophe la malédiction des Zelda-likes réserve-t-elle à Beyond Good and Evil 2 ? »

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Beyond Good & Evil 2 pourra-t-il mettre fin à la malédiction?

 

 

 

 


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