La machine du mois : l’Atari ST

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Je sais ce que vous allez dire : l’Atari ST j’en ai déjà parlé ! C’est vrai, mais c’était il y a un moment et dans un autre  contexte, puisqu’il s’agissait, à l’époque, de faire une sorte de guide d’achat de la machine. Et puis, toutes les occasions sont bonnes pour parler de l’Atari ST !
J’ai découvert les jeux vidéo assez tôt, mais pour autant que je me souvienne, la première vrai machine que j’ai possédée et sur laquelle je me suis éclaté, c’était l’Atari ST. Aujourd’hui, je ne vais donc pas parler technique, mais revenir sur l’histoire de cette machine.

 

Le prototype de l'Atari ST

Le prototype de l’Atari ST

Une machine mal née

L’Atari ST est arrivé pour concurrencer le Macintosh d’un côté et l’Amiga de l’autre (même si le véritable concurrent était l’Amiga, nous sommes d’accord). En fait, le projet ST initial ne devait pas du tout ressembler à l’ordinateur que nous connaissons aujourd’hui. En réalité, le projet ST initial devait être… l’Amiga !
Revenons juste un peu sur l’histoire de l’Amiga , car les deux sont étroitement liées. Pour faire simple, Amiga Corp (autrefois connue sous le nom de Hi-Toro), développait un ordinateur multitâche révolutionnaire. A cours d’argent, ils ont contracté un emprunt auprès d’Atari. Bien sûr, Atari ne manquera pas de renégocier le contrat régulièrement sachant qu’Amiga Corp. n’arriverait jamais à rembourser l’emprunt, l’idée étant de récupérer la technologie pour leur propre compte.
Manque de bol, Commodore – qui venait de s’essuyer pas mal de revers – est à la recherche d’une nouvelle machine pour redorer son blason et rachète le crédit d’Atari (qui, bien entendu, crie au scandale et aux vices de formes !). Commodore fera donc du prototype Lorraine son futur Amiga ! Et forcément, Atari se retrouve tout nu et doit finir sa machine sans les ressources technologiques d’Amiga Corp. L’Atari ST naitra donc avec les moyens du bord et surtout, quelques erreurs de conception.

Le premier 520 ST sans lecteur de disquettes intégré!

Le premier 520 ST sans lecteur de disquette intégré !

La méthode Tramiel

Atari à fait tout ce qu’il était possible de faire pour sortir le ST avant tout le monde et ça a payé. Ils ont mis en avant les capacités sonores de la machine (équipée d’une prise MIDI, ce qui n’est pas rien) et profitent de l’effet de surprise pour prendre une légère avance sur l’Amiga. Les capacités PAO (Publication Assistée par Ordinateur)  font bonne figure, même si dans ce domaine, Apple profitera du côté plus professionnel du Macintosh pour gagner la bataille contre le ST.
Dans le domaine du Jeu Vidéo, ce n’est pas aussi simple… Le ST et l’Amiga en mettaient régulièrement plein la vue à leur sortie. Sauf qu’à l’époque, les machines n’étaient pas du tout maitrisées et on avait le droit à des jeux certes supérieurs aux machines 8 bits, mais tout de même un peu fadasses (je vous invite à relire l’interview de Stéphane Ducasse) . Les jeux sortaient spécifiquement pour Atari ST ou Amiga, et mises à part quelques adaptations spécifiques, les éditeurs prenaient exactement les mêmes graphismes pour les deux machines, histoire de réduire les coûts. Sauf qu’à un moment, les programmeurs ont bien saisi les capacités de l’Amiga et ont commencé à concevoir des jeux à la hauteur de la machine ! Le verdict tombe rapidement : la différence saute aux yeux et le ST ne fait pas le poids !

Pourquoi la machine du mois ?

J’ai découvert les shoot’em up sur cette machine et si l’Atari ST était en dessous de l’Amiga techniquement, la concurrence entre les deux machines nous a apporté des jeux toujours meilleurs. Sans le ST, je ne sais pas si nous aurions eu une telle émulation ! Je vous invite à relire l’article test du ST et du Falcon si vous hésitez à en acheter un !

 

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