La foire aux instruments – PH

La manette, le joystick, le contrôleur, quel que soit son nom, c’est ce qui relie le joueur et le jeu. Mais si pour nous, c’est devenu une seconde nature, il n’en va pas de même pour un joueur moins averti. Et ça, les jeux de rythme l’ont bien compris. Et puis, quoi de plus évident que de faire de la musique avec des manettes qui ressemblent à de vrais instruments ? Voici donc un petit inventaire des différents accessoires à être sortis !

Piano Hero

Au Japon, la tendance est assez ancienne. Déjà en 1990 sortait  sur NES, Miracle Piano Teaching System. Il s’agissait d’un jeu vendu avec un clavier de 49 touches, avec pour vocation de vous apprendre à jouer du piano.

Un jeu qui tenait plus du logiciel d’apprentissage.

C’est vers la fin des années 90 que les jeux musicaux à instruments voient véritablement le jour. Konami, alors acteur majeur de la scène arcade, sort Beatmania, en 1997. C’est un jeu ou l’on se prend pour un DJ grâce à une platine avec table tournante et 5 boutons disposés comme ceux d’un clavier, du moins dans sa version européenne.
La platine de
DJ Hero n’arrivera qu’en 2009 chez nous. Elle aura le mérite d’être assez différente puisque composée de 3 boutons seulement. Mais elle sera accompagnée d’un cross-fader, d’un réglage pour des effets sonores et d’un bouton pour lancer « l’euphorie ».

Platine européenne de Beatmania sortie en 2000.

Si en Occident nous sommes tous familier de la guitare en plastique, il faut reconnaître que Guitar Hero n’a rien inventé. Konami, décidément très prolifique en la matière, sort Guitar Freaks en 1998. Guitar Hero, lui, ne sortira qu’en 2006 chez nous ! L’instrument est très proche de ce que nous connaissons, à la différence près que la guitare n’avait que 3 boutons. Ainsi, la main n’avait pas à se déplacer le long du manche… mais ça ne rendait pas le jeu plus facile pour autant !

Party Hero

Toujours par Konami et toujours en 1998, Dance Dance Revolution voit le jour. Ce jeu de rythme se pratique au moyen d’un tapis de danse composé de 4 flèches. La licence devient à ce point populaire qu’il n’est pas rare de trouver une borne encore aujourd’hui, même en France.
La même année sort
Pop’n Music. Mais cette fois, son contrôleur ne ressemble pas à un vrai instrument. Il est composé de neuf gros boutons de différentes couleurs. Ils sont répartis en 2 rangées, une de 4 et l’autre de 5.
Ces 2 séries sont particulièrement renommées pour leur difficulté élevée.

La « manette » de Pop’n Music.

Sega, éditeur incontournable de l’arcade, sort son jeu de rythme à instrument en 1999. Mais puisque l’électro ou le rock, ça manque un peu de couleurs, ils développent Samba de Amigo, un jeu jouable avec des maracas ! Aucun bouton cette fois, pour jouer, il faut positionner les maracas dans les directions s’affichant à l’écran. Bref, du motion-gaming bien avant la Wii ! D’ailleurs, une version Wii (bien moins chère que la version Dreamcast aujourd’hui) sera développée en 2008. Dommage qu’elle souffre d’une précision légèrement amoindrie.

Tambour Hero

Toujours plus original, Namco sort, à partir de 2001, la série des Taiko No Tatsujin. Le principe est simple : taper sur un tambour traditionnel (taiko en japonais) avec des baguettes. Le gameplay est similaire à un Guitar Hero : il faut être synchro avec les notes qui défilent à l’écran.

Une borne pour les fans de percussions.

Nintendo embraye le pas à son tour avec Donkey Konga sur Gamecube en 2003 au Japon, l’année suivante chez nous. Là, l’accessoire est une paire de bongos, de petit tambours sur lesquels on frappe avec les mains. L’accessoire intègre également un micro, certaines notes demandant au joueur de taper dans ses mains.

Guitar Hero

Et nous revenons donc en 2006, quand le groupe de rock à la maison devient un véritable phénomène de mode. Les développeurs de Red Octane ont intelligemment adapté les codes de Guitar Freaks à la culture occidentale en permettant à tous de jouer les classiques du hard rock américain. Rachetés par Electronic Arts après le succès de Guitar Hero 2, ils fondent le studio Harmonix. Ce sont eux qui sont à l’origine de la franchise concurrente, Rock Band. Pour l’occasion, ils développeront un nouvel accessoire : la batterie, avec sa pédale et ses quatre toms.

Guitar Hero, désormais propriété d’Activision, réplique avec une batterie composée de 3 toms et de 2 cymbales. Poussé par la folie du réalisme, Rock Band 3 permet aux joueurs d’utiliser des versions dites Pro de leurs instruments. Désormais, on peut jouer sur un clavier 25 touches, une batterie avec 4 toms/ 3 cymbales/ 2 pédales, mais aussi avec une guitare 102 touches simulant 17 frettes d’une guitare électrique !

Au-dessus, la Pro Guitar de Rock Band 3, en-dessous, une vraie guitare.

Dans une tentative de résurrection, Guitar Hero Live (2015) rafraîchit son concept par le biais d’une nouvelle guitare. Avec 6 boutons répartis en 2 rangées de 3, les déplacement sont moindres et la précision supérieure. Quant aux sensations, elles sont plus proches d’une véritable guitare.

Controller Hero

Aujourd’hui, dans l’univers des jeux musicaux, ce sont surtout les jeux de danse qui ont la côte auprès du grand public, principalement Just Dance d’Ubisoft. L’avantage est de ne pas nécessiter d’accessoire particulier, évitant ainsi d’élever la facture. Enfin, des jeux de rythme sont encore produits régulièrement sur la scène indé, mais ils se contentent désormais de la manette traditionnelle.


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