Je suis Distraint (PC)

Parfois je me fais surprendre.
C’est ce qui est arrivé avec Distraint.

Pour bien comprendre le contexte je dois vous dire que les jeux d’horreur, c’est mon dada depuis 1996 et le premier Resident Evil. Mais bien avant cela, j’ai longtemps affectionné le cinéma d’horreur (nanars compris). Ainsi Candyman, Freddy, Braindead, Cannibal Férox, Cabal, L’antre de la folie et autres Evil Dead sont, pour moi, des films cultes.

salle de bain

La salle de bain de mon petit chez moi. Très cosy, accueillante et chaleureuse comme on peut voir… vous remarquerez qu’une cafetière dans cette pièce lui donne de suite un cachet certain.

Et puis dernièrement, je me suis laissé aller (à l’aveugle) à un petit jeu 2D tout zouli et pixelisé, bourré d’effets et vendu comme un jeu d’aventure et d’horreur psychologique. Un peu intrigué je n’ai pas hésité longtemps car en réduction sur Steam à 0.99€.
Ce jeu c’est Distraint, sorti en octobre 2015.

Animations minimalistes mais décor plaisant, personnage à grosse tête dans une ambiance qui m’a rappelé « Le magasin des suicides » de Jean Teulé [Éditions Julliard-2006]. Je commence à arpenter et appréhender le jeu et au bout de cinq minutes…

…j’ai sursauté !

Voilà, si je suis ici ce jour devant vous, c’est pour parler de ce moment difficile. Je baigne dans les jeux vidéo depuis plus de trente ans et pour la première fois de ma vie, en 2017, j’ai sursauté de peur devant un jeu pixelisé. Et en 2D qui plus est. Alors oui, on m’a dit que tout irait bien, que ce n’était pas grave, que ça arrive même au meilleur… Mais pas à moi !

grosse vessie

Je n’aurai pas mieux dit…

Les évènements se sont alors enchainés plus rapidement que ce à quoi je m’attendais et…  j’ai encore sursauté !
Bon sang mais qui sont les psychopathes de génie derrière ça ? Qui a pu pondre un truc pareil !?!
En réalité, il s’agit d’un homme seul : Jesse Makkonen. Et on peut dire qu’il a atteint la perfection. Il y a du talent et de la maitrise derrière Distraint.

Je ne vais pas vous faire un exposé sur Distraint car je pense qu’il faut y jouer pour comprendre l’atmosphère. Elle est unique pour un jeu 2D, pleine d’angoisse et n’est pas sans rappeler les meilleurs opus de Silent Hill. On a vu pire comme référence.
Sachez que tout débute avec une petite dame que vous explusez de chez elle. Le scénario s’annonce donc assez mâture, mais non dénué d’un certain humour.

éléphant

Mais qu’est-ce que ? WHAT ?! UN ÉLÉPHANT !?!

La maniabilité est ici réduite à sa plus simple expression (ou presque). On va à gauche, à droite, on valide avec un bouton et on change d’item avec un autre.
Une fois de plus, je dois vous parler de l’ambiance sonore qui est vraiment terrible ! Contrastant avec les graphismes dignes d’une 16bits, vous avez droit à un son réaliste qui vous donne l’impression d’être dans un film et non un jeu pixelisé.

Croisez cela à une narration au poil et vous obtenez un petit chef-d’œuvre issu de la main d’un seul homme.
Allez, je vais changer les piles de mon pacemaker et j’y retourne.

trio

Ce trio de choc ne me dit rien qui vaille…


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