J’ai rejoué à… Half-Life (PC)

Culte, culte, culte ! C’est LE mot pour résumer Half-Life. D’ailleurs, à l’époque, on ne pouvait pas passer à côté du phénomène ! Que ce soit le jeu ou ses add-ons, c’était une véritable déferlante.
Valve a appliqué la méthode Blizzard, avec une longue gestation et une sortie avec beaucoup de retard. Entre les previews, les tests et j’en passe, tout était réuni pour faire monter la sauce. Sans surprise, le jeu déchira tout à son arrivée. Et moi j’ai fini en PLS à la fin du jeu… Triste.

Bourrin, passe ton chemin !

Donc fin 1998, le FPS est à la mode (comme maintenant en fait). Sauf qu’on est dans le genre bourrin qui fait fondre ta carte graphique milieu de gamme et le processeur qui va avec. Quake, Unreal… j’étais un peu hermétique à tous ces jeux. En effet, si c’était sympa en multijoueurs et en local, tout seul c’était un peu la misère. C’est là qu’Half-Life à eu un coup de génie en proposant un FPS moins bourrin que les autres, en misant sur un scénario solide et une ambiance hors norme.

Je ne vous raconte l’émotion quand j’ai relancé l’installation du jeu. Avec mes yeux de maintenant, c’est moche forcément, mais j’étais impatient de m’y recoller. Un Windows 98 SE et quelques bidouilles plus tard, me voilà fin prêt !

Surpriiiiissee !!!

Le jeu commence de façon assez inhabituelle et nous glisse dans la peau de Gordon Freeman, scientifique dans le laboratoire secret du centre Black Mesa. Je dis inhabituelle car les premières minutes nous font vivre la vie d’un gars ordinaire. En gros, on se balade dans le complexe et on croise ses potes à la machine à café. Ensuite, on prend une navette pour se rendre là où va avoir lieu THE experience. Alors, on croise des gardes, on passe des contrôles, on se prépare… C’est un peu chiant, quoi… Et puis arrive le drame !

L’accélérateur de particule démarre, s’emballe et tout se met à péter dans tous les sens !! Pendant de brefs instants, vous vous retrouvez dans un lieu bizarre avec ce qui ressemble à des aliens. Pas de doute, c’est l’apocalypse !
Mais arrêtons-nous cinq minutes. Vous sentez les approches cinématographiques ? Parce que oui, Oui, on vit Half-Life d’avantage comme un film que comme un jeu. Mais heureusement nous ne sommes pas dans Heavy Rain et on vit véritablement l’aventure comme un acteur, pas comme un spectateur.

Ce qui me conforte dans cette idée, c’est le tout que forme ce jeu. On pourra toujours déplorer qu’à l’époque ce n’était pas le plus beau titre du monde. Il faut dire qu’avec le retard accumulé, le moteur graphique n’était plus tout jeune… Néanmoins, le design a été particulièrement soigné.
L’action se situe dans un complexe fermé, à l’ambiance travaillée. Au passage, chapeau pour les éclairages qui donnent un rendu très oppressant à l’aventure. Et ça tombe plutôt bien, puisque tous ces éléments graphiques et sonores viennent appuyer un vrai scénario.

Résumons : 1998, FPS, un héros qui n’est pas bodybuildé, un vrai scénario… Encore une fois on n’a pas l’habitude ! Et en plus, nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

Petit spoil

Comme dit plus haut, le scénario tient la route et reste cohérent.
Vous jouez le rôle d’un scientifique et vous n’êtes donc absolument pas préparé à une invasion extra-terrestres ! Que ce soit au niveau des armes ou du combat au corps à corps, vous commencez l’aventure sans rien. De plus, juste après l’explosion, on se retrouve dans un univers chaotique. On évolue dans un milieu où les portes de sécurités déconnent. On croise nos collègues tentant de réanimer les victimes… Bref, on est perdu donc en stress.

A ce stade du jeu, on n’a rien, pas d’arme, nada ! La première arme que vous choppez, c’est un pied de biche ! L’air de rien, il ne sert pas qu’à tuer, mais aussi à dégager des zones inaccessibles en cassant des vitres, par exemple.

Là où ça devient intéressant, c’est que le scénario distille un savant mélange d’action et de réflexion. Prenons un exemple concret. A un moment donné, on croise des Marines. Tout nous porte à croire qu’ils sont là pour nous aider. Les PNJ eux-mêmes nous disent qu’ils sont les meilleurs et blablabla… Logiquement, nous devrions être ravi de les croiser, là entre deux aliens. Sauf que non ! Ils sont là pour faire le ménage !
Du coup, cohérence oblige, le scientifique que vous êtes ne peut pas lutter contre ça. Faut dire, qu’il a déjà de quoi s’occuper, entre les aliens et la survie. Il va falloir ruser pour se débarrasser de tout ce beau monde, toute attaque frontale se soldant par un magnifique Game Over.

Parce que l’un des autres point fort de ce jeu, c’est l’IA, particulièrement au point, que ce soit pour les aliens ou les humains. Bon, OK, les aliens sont quand même globalement un peu moins vifs.

En conclusion

Vous ne pouvez pas passer à côté de ce monument ! Vous DEVEZ l’essayer au moins une fois, même si vous êtes réfractaire au FPS.
Alors oui, Half-Life a un peu vieilli, je vous l’accorde, surtout graphiquement. Et puis tout ce que je vous raconte depuis tout à l’heure est plutôt monnaie courante aujourd’hui… Mais quand même, l’univers d’Half-Life propose plus que ce simple épisode. Vous pouvez aussi vous lancer dans Half-Life : Opposing Force qui vous mettra dans la peau des fameux Marines cités plus haut. L’épisode est un peu moins réussi mais vous propose, si vous avez fait le premier, l’aventure dans son intégralité et une lecture du scénario sous deux angles différents.

Ce jeu est exceptionnel, ne pas y jouer serait criminel…Voilà !

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