J’ai rejoué à… REZ (Dreamcast – PS2)

REZ fait partie de la catégorie des jeux improbables qu’on adore ou qu’on déteste. Dans cette liste on trouve aussi Katamari Damacy ou Hohokum, par exemple. Souvent, c’est tellement bizarre que vous ne savez pas vraiment si vous aimez ou si vous détestez. Et parfois, vous vous rendez compte que ce jeu étrange, vous l’aimez ET vous le détestez EN MEME TEMPS !

 

Objectivement

Si on joue seulement quelques minutes à REZ, comme ça, en s’attendant à du classique, c’est foutu. Le première impression, celle qui restera, sera celle de graphismes trop pauvres et trop colorés accompagnés d’une musique trop énervante. Comme un super-combo du mauvais goût, une anthologie du ratage.

D’un côté, on ne peut pas blamer le joueur moyen qui voulait juste jouer à un shoot sympa et qui se retrouve face à REZ. Certes, les effets de lumière sont réussis et les graphismes, si on fait attention, sont plus travaillés qu’il n’y paraît. Mais ça reste de la 3D fil-de-fer toute dégueulasse ! Aussi, je comprends le désarroi de ceux qui ont acheté le jeu à l’époque de la Dreamcast/PS2, en espérant une baffe technologique.
Je comprends également ceux qui découvrent le titre aujourd’hui, auréolé de sa réputation de jeu-culte. Dans les deux cas, je pense que la phrase qui résumera le mieux leur ressenti sera « Mais c’est quoi cette merde ! »
Normalement, l’autre phrase qui suivra immédiatement devrait être « Et puis qui c’est qui chie dans mes oreilles ?! »

Mais non, pauvre petit joueur déçu ! C’est bien la musique du jeu qui se déverse dans tes oreilles pour mieux croquer ton cerveau. De la grosse techno à moitié finie. Ah, et si tu cherchais un gameplay original et complet, faudra aller voir ailleurs. Ici, on utilise juste la croix et deux boutons. Ouais, ouais, comme sur NES !

AAAAAAAAAARGH !!

 

Subjectivement

En fait, pour apprécier REZ, il faut savoir garder l’esprit ouvert et le voir pour ce qu’il est : une expérience.
Le but de son concepteur (MIZUGUCHI) est de proposer une expérience synesthésique ou, en termes plus simples, d’associer plusieurs sens. Par exemple, dans REZ, votre façon de shooter les ennemis (vue, toucher) influera sur la musique (ouïe) et donc les vibrations de la manette (toucher). Du coup, vous tenterez de détruire les ennemis en chaines et non en bourrinant un bouton. Ainsi, la musique sera plus harmonieuse, comme les jeux de lumière et les vibrations associés.

Bon, maintenant, si vous êtes un scorer, vous allez vous en foutre de tout ça. Vous allez juste marteler X et terminer le jeu en moins d’une heure. Mais ce serait passer à côté d’une expérience assez unique en son genre.
Maintenant, je dois être honnête, il faut apprécier la musique techno et ses variantes et ne pas être épileptique ou sujet aux maux de tête. Moi-même, j’ai beau aimer REZ, j’y joue rarement plus de 30 minutes.

Le boss du niveau 2

Conclusivement

Vous voilà averti : REZ est un jeu-culte de par l’expérience proposée et l’aura magnétique qu’il dégage. Mais comme la polarité d’un aimant, ce magnétisme peut vous rejeter très loin. Pour ceux qui voudrait quand même tenter, gardez bien à l’esprit que malgré tout ce que vous avez pu lire ou entendre, REZ est quand même sur-estimé.
Non pas qu’il soit mauvais, mais il n’est pas non plus à la hauteur de sa réputation. Ne vous attendez donc pas à une expérience qui va bouleverser votre vie de player ! Il reste tout de même très intéressant à découvrir encore aujourd’hui.
Dernier point : si vous vous prenez de passion pour REZ (comme moi, quoi), sachez que sa « suite » est disponible et s’appelle Child of Eden, sur Xbox 360 et PS3. C’est un autre délire, mais ça reste dans la même veine.
Comme d’habitude, je vous laisse avec une petite vidéo !

 

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