J’ai rejoué à… Pushover (Amiga/ST/PC/SNES)

A l’heure où toi lecteurs abonné, où toi lectrice assidue, où toi petit scarabée néophyte tu liras ces lignes, saches que j’écris sous la contrainte des fourmis.

Rhoooo nooooon mes gâteaux sont tombés !

Rhoooo nooooon mes gâteaux sont tombés !

1 – Le scénario de Pushover

Il était une fois un toutou, un bon jeune waf waf, qui vivait une vie paisible (vivre une vie étant déjà en soi un pléonasme) et pleine de bonheur, il avait un jardin et adorait se prélasser. Il en profitait souvent pour prendre l’apéro, les gâteaux et non la boisson.
Il avait réussi dans la vie en tant que mascotte pour la dite marque de gâteaux ce qui lui assurerait assurément (pléonasme pléonasme…) une vie de confort et de nourriture.
Cependant, ce jour là tout fut différent. Fatigué de sa fatigante et longue journée, dans une immense maladresse maladroite (pléo…) il fit tomber son paquet de gâteaux qui par le plus malheureux des hasards tomba dans un fourmilière et déversa son contenu qui s’éparpilla au travers des quelques cent niveaux que comptait celle-ci. Et Dieu Fourmi seul sait combien les architectes fourmis s’en étaient donnés à cœur joie pour construire tout ça.
Heureusement pour notre jeune gros pépère waf waf, il avait une amie fourmi qui comme par hasard, de par le fait, se proposa d’aller lui récupérer ses gâteaux apéro d’une célèbre marque so british.
Et là, tout se compliqua.

2 – L’antre des ants

Derrière ce jeu de mot « franco-rosbif » totalement pourri et assumé (et non pas rosbeef comme on le voit partout ou alors écrivez-le correctement en anglais « roast beef ») se cache en fait un complexe architectural que l’on ne soupçonne pas. Dans leurs fonctionnement aussi peu audible pour nous que le nôtre vis-à-vis de nous autres (comprenne qui pourra), un jour une fourmi qui s’ennuyait lançant pendant le repas à la cantine : « Hey les gars, ça vous dirait donc pas qu’on’c’fasse des énigmes à base de dominos pour passer d’un niveau à l’autre? J’vous dis ça j’dis rien hein, mais bon, quand même, z’avez vot’ conscience, j’ai la mienne, on a la même parce qu’on est des fourmis en fait, c’est vous qui voyez, … »
Ici s’arrêta sa courte vie, tué par des milliers de ses congénères qui en avaient marre de trimer comme des fous à longueur de temps. Manque de pot son sacrifice ne servit à personne car la reine des fourmis l’avait entendu et décréta aussitôt la fabrication de dominos.
Et pas n’importe comment la fabrication !
ceux-ci pouvaient avoir jusqu’à dix fonctions distinctes, de base de couleur jaune, les dominos que se virent bariolés de rouge de diverses façon : certains se nommeraient « stoppeur » qui tel un mur ne bougerai pas d’un iota, d’un zota, d’un peta, d’un una (ah non, ça c’est dans Stargate… je m’égare) mais renverrai le domino qui le toucherai dans la direction opposé. Allant même dans un moment d’ivresse et de non-sens jusqu’à nommer un domino « péteur » qui comme son nom ne l’indique pas n’émet pas de flatulence mais explose en laissant un trou béant.
Il en alla ainsi pour chaque type de domino pour enfin arriver au plus important de tous, le domino « gâchette » qui ne gâche rien, qui n’est pas non plus une petite gâche et encore moins une partie d’un pistolet ! Non, il s’agissait du domino déverrouillant l’issue du niveau. Pushover était né.

Des niveaux qui se compliquent et des décors variés non représentés ici vous entraineront toujours plus loin chez les fourmis et c'est tant mieux !

Dans Pushover les niveaux qui se compliquent et des décors variés non représentés ici vous entraineront toujours plus loin chez les fourmis et c’est tant mieux !

3 – Le temps c’est du gâteau apéro

Derrière ce jeu de mot « franco-pâtissier » totalement pourri et assumé se cache l’une des deux sources de stress du jeu.
En effet la première étant de réussir à résoudre (pléonasme ou presque…) l’énigme des dominos de chaque niveau. Il vous faudra pour cela vous déplacer dans le tableau et même déplacer certains dominos pour faire en sorte que plus un seul domino ne soit debout et que le domino « gâchette » soit le dernier à tomber.
Le second effet kiss cool vous sera fourni par le chronomètre. Et oui, le temps c’est du gâteau ! Mais pas de panique ! (enfin au début) Tout a été pensé pour vous. Si vous n’y arrivez pas du premier coup vous aurez plus de temps pour réussir au fur et à mesure de vos échecs. Cependant si vous êtes vraiment trop lent on vous dira clairement de refaire le niveau plus rapidement.
Parfois vous verrez même votre compteur de temps passer dans le rouge…
Passé tout ces maigres détails vous pourrez à loisir passer au niveau suivant en prenant soin de noter le code du niveau. Vous pouvez aussi utiliser des jetons que vous gagnez à chaque niveau pour avancer plus vite dans le jeu mais je vous le déconseille, cela ne démontrerai que votre médiocrité à réfléchir.
…ouai non tout compte fait utilisez un jeton.

4 – Un océan de dominos pour les dominer tous

Derrière ce jeu de mot « franco-Tolkien » totalement pourri et assumé se cache les maîtres derrière Pushover ce chef d’œuvre du jeu de réflexion.
Chas Partington inventa le concept du jeu et celui qui me dit : « mais non plus haut tu as écris que c’était une fourmi… blablabla », alors toi le boulet, toi la boulette, vas te rhabiller et finir le jeu sans tricher, ensuite on en reparlera.
Les graphismes sont issus de l’esprit de Barry Armstrong et Bryan King et la musique de…
NON MAIS SÉRIEUSEMENT VOUS CROYEZ QUOI !?! QUE JE VAIS VOUS RÉCITER CE QUE L’ON TROUVE PARTOUT FACILEMENT ?! Bande de nazes !
Il vous suffira de lire l’écran titre du jeu (qui sert de menu), vous y verrez de petites fourmis sympathiques inscrire le nom de tout ce petit monde à l’aide de dominos.
Sachez tout de même que c’est un jeu ATARI SA ! Ce n’est pas rien hein (main nain pain faim rein)!
Et là je jubile à l’idée que vous me disiez des saletés et de horreurs du genre : « mais tu dis n’importe qui ! Tu ne sais pas lire ! C’est écrit sur la jaquette du jeu c’est OCEAN SOFTWARE pas ATARI ! Renseignes toi sur Wikipédia salle noob ! T’en va l’eau à la cruche qu’à la fin tu nous les brises ! » et que sais-je d’autres.
Alors juste pour vous faire râler je vous le dis : ATARI SA a repris le contrôle de Atari Inc. et Atari Interactive (les filiales US) en 2013 suite à liquidation judiciaire et vous n’êtes pas sans savoir que les propriétés intellectuelles d’Atari ont été racheté par Hasbro en 1998 mais aussi qu’en 2001 la (chère à mon cœur endolori) société Infogrames (Bruno Bonell je te hais, va brûler sur M6) rachète Hasbro Interactive qui détenait Atari Interactive et Infogrames finalement adopte définitivement le nom d’Atari en 2003.
Or Infogrames a racheté en masse durant les années 90′ : Accolade, GT Interactive, Shiny, etc… ET OCEAN SOFTWARE en 1996 !
Cette dernière aura vécu de belles années depuis sa création en 1983 avant de se faire happer par plus gros et plus ambitieux capitaliste…
Donc quelque part, par force de remariage, de consanguinité, il y a un peu d’Atari mais je dis ça juste pour vous mettre en colère car le jeu est tombé dans l’oubli de même que la licence Pushover.

...et JOYSTICK ne se trompait pas, le jeu fut un des gros succès de l'année 1992.

…et JOYSTICK ne se trompait pas, Pushover fut un des gros succès de l’année 1992.

5 – Domino’s piz…

Derrière ce jeu de mot « franco-italien » totalement pourri et assumé se cache la conclusion.
La conclusion est simple, vous avez devant vous un petit bijou sorti sur ordinateur (Amiga, Atari ST, DOS) puis sur SNES uniquement.
Jouer à Pushover c’est retombé dans les chefs d’œuvre d’antan, jouer à Pushover c’est comme retrouver ce gâteau, ce bonbon de votre enfance que vous adoriez mais que vous avez depuis oublié. C’est beau, c’est bien foutu, c’est maniable et on a un goût de « reviens-y », que demander de plus ?


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