J’ai joué à… Goat Simulator (PC)

Je suis maso !
Voilà, c’est dit. Vous remarquerez que chaque fois qu’il y a des jeux débiles, c’est Bibi qui se les mange. Le pire : j’ai proposé le jeu. Je suis maso je vous dis.
Je vais donc vous parler ici de la version PC, mon domaine de prédilection.

On se lève tous pour laaaa chèvre, laaaa chèvre... lalala...

On se lève tous pour laaaa chèvre, laaaa chèvre… lalala…

Mais qui donc a pu nous pondre un tel jeu ?

Bon déjà un petit rappel des faits : ce jeu n’est pas un jeu à la base. Juste une lubie d’un programmeur qui, pour passer le temps, décida de prendre des bribes d’éléments dont certains inutilisés, voir abandonnés, pour faire d’une chèvre qui n’avait rien demandé à personne, une chèvre majestueuse à la force surhum… non, mieux : à la force « surchèvraine » !
Capable à elle seule d’envoyer valser à quelques kilomètres d’altitude de pauvres PNJ avec un simple coup de boule. Capable à elle seule d’accrocher tout et n’importe quoi (chien, mamie, voiture, camion citerne, etc…) au bout de sa langue extensible d’une dizaine de mètres. Capable à elle seule de restaurer la paix dans ce monde grâce à un joyeux foutoir fait de non sens et de non respect des lois de la physique.

Si même Michael Bay est pour... ça ne peut être que bon pour la santé des chèvre... oui ça ne veut rien dire mais je m'en fous, le jeu en lui-même est le reflet de ses succès à débloquer.

Si même Michael Bay est pour… ça ne peut être que bon pour la santé des chèvres… oui ça ne veut rien dire mais je m’en fous, le jeu en lui-même est le reflet de ses succès à débloquer.

OUI ! Elle peut faire tout ça et bien plus encore (du trampoline pour ne citer que ça).
Et ce qui ne devait être qu’un passe-temps pour une personne devint le jeu que l’on connait.
D’abord mis gratuitement à disposition de la communauté, le potentiel du jeu en devenir se développa et, l’argent appelant l’argent, certains y décelèrent la possibilité de gagner des sous sur le dos de la super-chèvre.
Le jeu apparut à la vente sur PC, édité et développé par Coffee Stain Studios (1), via la plateforme Steam, à une date de choix : le 1er avril 2014 ! Cela ne s’invente pas !
Actuellement en vente pour 9.99€, vous pouvez aussi vous le procurer pour 5€ de plus, accompagné d’un MOD « survival zombie » et 6€ de plus pour celles et ceux désirant obtenir la bande originale. Soit au maximum 21€ pour un jeu qui n’en est pas un !
… ou presque.
Car plus le temps passe et plus le « jeu » s’achalande de nouveaux contenus dont le prochain est simplement nommé MMO GOAT SIMULATOR… joyeux bordel en perspective.
Le jeu, dû à son succès WTF, est sorti sur console également.

Heyyyyy, Y a quelqu’uuuun ???

D’abord sachez que, chose exceptionnelle, le jeu est jouable ! Un grand plus ne trouvez-vous pas ?
Mais pire, ils ont osé – les fous – proposer le jeu à deux en écran splitté !
Quoi ? Cela ne vous suffit pas ? Alors rajoutons en un troisième et un quatrième !
Oui ! Vous avez bien lu !
A notre époque sur PC, il est encore possible de jouer à quatre en écran splitté à un jeu récent.
Les bases étant établies parlons un peu du concret, de ce qu’il y a à faire dans le jeu.

Un petit tour de montagne russe?

Un petit tour de montagne russe?

C’est par où la sortie ?

Goat Simulator ne vous prendra pas par la main ! Non… il vous prendra par la langue comme je l’ai dit précédemment.
Au début vous serez curieux de découvrir les capacités et possibilités offertes par votre chèvre puis, peu à peu, vous vous rendrez compte que ce foutu jeu affiche un score et des objectifs et là, l’idée d’un carnage monumental commence à se dessiner dans chaque tableau…
Entre ratisser la population d’autochtones en les fauchant avec votre langue, dont une extrémité est attachée à l’un des dits autochtones (et l’autre à votre bouche, forcément) et foncer tête baissée dans une station-essence ; entre éjecter les fêtards du toit d’un immeuble en les envoyant valser dans les airs puis prendre la place du DJ et trouver le trône de chèvre dans la salle du trône du château des chèvres (merci à Nath, qui se reconnaitra, de m’avoir fait découvrir cette jouissance sans nom), ce ne sont pas les activités qui vont manquer pour remplir tous les objectifs tout en cherchant à atteindre le meilleur score.
Oui, un jeu WTF avec un high score, comme dans les temps anciens, ça existe encore et rien que pour ça, je dis bravo !

Hey toi ! La voiture ! Je n'aime pas ta couleur ! Tu vas bientôt voler... cui cui fait la chèvre... je deviens chèvre... je suis une chèvre...

Hey toi ! La voiture ! Je n’aime pas ta couleur ! Tu vas bientôt voler… cui cui fait la chèvre… je deviens chèvre… je suis une chèvre…

Conclusion

Vous l’aurez compris, Goat Simulator est un défouloir qui, non content de s’apprécier seul à la fin d’une journée épuisante, se déguste à plusieurs dans un foutoir des plus complets. Attention cependant, sur de vieux PC, le jeu peut s’avérer gourmand car, étant – à la base – une idée folle, le level design s’avère assez conséquent, au point de m’être parfois laissé surprendre. Du coup avec les options graphiques poussées à fond en résolution 1920×1080, le jeu ralentit un peu, les FPS à deux joueurs descendant à 20/25 lors de grandes explosions et je vous dis ça sur une config avec un CPU 6 cœurs AMD et deux CG NVIDIA GTX960 en SLI. C’est rare, mais ça peut arriver.
Ma solution est simple : j’ai simplement baissé le MSAA de x8 à x4 et je n’ai plus de soucis. Mais bon, vous voilà prévenus, rien de grave dans l’absolu. Baisser d’autres paramètres pourra avoir une influence plus significative sans pour autant entacher l’expérience aussi bien visuelle que sensationnelle.
Je me suis donc fait piéger, ie suis devenu maso, je ne peux que vous le recommander si tant est que les jeux WTF ne vous laissent pas pantois.

Je lui décerne le « GAMEBOX WTF d’or » de l’année 2014.
Freddy approved !

chevre10

 

(1) : coffeestainstudios est à l’origine en 2011 de SANCTUM, un FPS tower defense, sic ! Très bien foutu et au succès jamais contesté.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *