J’ai rejoué à… Bioshock (Xbox 360)

Normalement, vous devez vous dire : « Bioshock ! Mais je croyais que c’était un FPS avec un scénario compliqué ? Quel rapport avec le thème du mois ? »
Et vous n’avez pas tout à fait tort ! Pourtant, ce serait oublier à quel point l’eau est importante dans ce jeu.

 

Bioshock : un jeu

Bioshock est sorti en 2007 et fut un des titres majeurs de la Xbox 360. Dans la forme, il s’agit d’un FPS plutôt classique. On avance, on tue des méchants et on résoud des pseudo-énigmes. Et pour ça, on n’a pas trop de nos deux mains, et donc de nos deux armes pour… ah mais non ! Seule la main droite a une arme. La gauche est dédiée aux plasmides, un mot compliqué pour dire « super-pouvoirs ».

Ces plasmides, donc, sont au nombre de onze et vous permettent d’énormes variations de gameplay.
Par exemple, le Leurre crée un double de vous, pour distraire et attirer les ennemis. Dans un autre style, la Télékynésie permet de faire bouger des objets. Et si vous êtes plus bourrin, Incinération – comme vous vous en doutez – balance des grosses flammes.
Vous remarquerez que l’eau peut ainsi devenir une arme. Il suffit que vous envoyiez de l’électricité (plasmide) dans une flaque d’eau, au moment où un ennemi marche dedans. Effet Claude François garanti !

Malgré tout ça, je ne vous cache pas que le jeu est plutôt difficile et que certains ennemis, malgré une IA simpliste, sont particulièrement agressifs. J’espère que vous avez l’habitude des FPS sur consoles, parce que moi, quand j’y ai joué, je n’avais connu que mon PC… Et je suis vite passé des headshots à la fuite !

 

Et il est où Mario quand on a besoin de lui ?!

Bioshock : une ambiance

Bioshock est un bon FPS, c’est un fait. Mais son point fort se trouve dans son scénario et dans son ambiance.
En effet, dès le départ, d’autres personnages vous expliqueront ce qu’il s’est passé, quoi faire, comment le faire, etc…
Par exemple, le Dr Tenenbaum vous expliquera que pour améliorer vos plasmides, il vous faut de l’ADAM. Et pour avoir de l’ADAM, il vous faut tuer des Petites Soeurs, des fillettes franchement bizarres. Néanmoins, Tenenbaum vous demandera de les sauver car elles sont innocentes. Tuer les Petites Soeurs pour plus de puissance ou être moins fort en les sauvant. Qu’allez-vous choisir ?

De même, un certain Atlas vous indiquera, par radio, comment faire pour tuer le vilain méchant à l’origine de la déchéance de Rapture, cité utopique aujourd’hui en ruines. Que s’est-il passé ? Comment s’en sortir ? Tuer ou sauver ? A qui faire confiance ? Ça fait beaucoup de questions à se poser quand on essaie de survivre !

 

Noëlie en pleine récolte

Bi-eau-shock

Rapture est une cité sous-marine. Mais attention, ce n’est pas un petit dôme sécurisé posé au fond de l’océan ! C’est une véritable ville, avec ses buildings, son centre commercial, ses laboratoires et ses habitants qui vont travailler tous les jours. Ou du moins, c’était… Apparemment, des émeutes ont eu lieu, ne laissant que le chaos.

Née de l’imagination d’un homme, Andrew Ryan, Rapture est donc sous l’eau. Maintenant, vous comprenez mieux le lien avec le thème du mois, non ? L’eau n’est pas directement visible, mais elle est omniprésente. Elle nous entoure en permanence et se rappelle à notre bon souvenir lors de passage dans des couloirs entièrement vitrés.

D’ailleurs, dès le début du jeu, l’eau est là. Votre avion se crashe dans l’océan. Vous survivez en nageant vers un phare qui n’a qu’un ascenseur. Un ascenseur qui descend vers Rapture. Durant tout le trajet en batyscaphe, vous vous émerveillerez de la majestuosité du lieu, tout en vous sentant fragile à l’approche d’animaux marins.

Welcome to Rapt… oh putain ! Une baleine !

 

Contrairement à Bioshock Infinite (très aérien, tout en verticalité), la sensation de claustrophobie est régulière. L’eau n’est pas au centre de l’intrigue, mais elle est ne vous quitte jamais. Elle entoure chaque paroi, chaque vitre, teintant de ses reflets bleus verts l’endroit où vous vous trouvez. Elle inonde certains sous-sols, elle passe à travers certains joints, elle goutte parfois du plafond. Bref, elle ne vous quitte pas, à la fois cocon rassurant et prison inviolable.

Plus haut, je vous ai parlé de la qualité du scénario. Et bien dites-vous que je l’ai redécouvert en y rejouant. En fait, j’avais presque tout oublié de ma première rencontre avec Bioshock. Tout, sauf cette ambiance si unique, si forte, si prégnante. Plus qu’un conseil de jeu, c’est une expérience à vivre.

 

Conclusion

Si Bioshock n’a pas l’air d’être lié au thème de l’eau, il l’utilise pourtant de manière incroyable, et surtout très réussie. Même dans de grands espaces, la sensation de claustrophobie, d’oppression, et toujours présente.
En plus de ça, le scénario est bien travaillé, suffisamment pour que vous vous posiez pas mal de questions. Et bien sûr, c’est tout simplement un très bon FPS.
Si vous ne l’avez pas déjà, profitez de le nouvelle édition de la trilogie, disponible sur PS4, One et PC. C’est vraiment un(e saga de) jeu(x) à faire et à posséder !


Mots-clés: , , ,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *