J’ai joué à… Sweet Home (NES)

Finalement, en 2015, Shinji MIKAMI a avoué s’être inspiré d’Alone in the Dark pour créer Resident Evil, au grand soulagement de Frédéric Raynal. En même temps, c’était tellement évident que ça n’a jamais été un grand secret.
Ce qui est moins connu, c’est le rôle essentiel joué par Sweet Home, un jeu NES uniquement sorti au Japon, en 1989.

 

Home Sweet Home ?

Pas vraiment, non…  Le scénario du jeu est basé sur un film d’horreur éponyme, sorti la même année.
En 1959, un célèbre artiste a mystérieusement disparu, cachant dans son manoir de nombreuses fresques murales. Trente ans plus tard, une équipe de tournage vient fouiller la demeure à la recherche de ces trésors, tout en filmant leur aventure. Bien sûr, d’étranges phénomènes paranormaux se manifestent dès la porte d’entrée franchie.
A vous, donc, les monstres et esprits, les recoins sombres des labyrinthes et les situations flippantes.

C’était mieux avant…

Inutile de faire durer le suspense : ce jeu est un bijou. Mais avant de vous dire pourquoi, parlons points faibles !
Déjà, il s’agit de la NES, les graphismes sont donc horribles. Certes, ils devaient en être autrement à l’époque, mais Sweet Home n’est clairement pas le plus beau jeu de la console. De même, la musique est plus irritante qu’angoissante. Pourtant, on sent que des efforts ont été faits sur le côté technique. Disons simplement qu’il faut vraiment avoir envie de jouer à un vieux jeu 8-bits. Et c’est la même chose pour le gameplay. Chaque action de base nécessite de passer par un menu lourd mal foutu. Bref : bon retour dans les années 80 !

Pourtant, je me répète, mais ce jeu est un bijou. En fait, il regorge littéralement de bonnes idées. Et si certaines ont clairement fait école, d’autres ont été injustement abandonnées.
Par exemple, devinez ce qui se passe quand on arrive à déverrouiller une porte…

Exactement ! Resident Evil n’a rien inventé !

 

Et quoi d’autre ?!

Pour commencer, il s’agit d’un survival-horror/RPG.
Oui, vous avez bien lu : il y a des éléments de RPG. Principalement les combats aléatoires, au tour par tour, mais aussi le level-up de vos persos. De même, vous pouvez les équiper avec des objets et/ou des armes.

 

Final Fantasy ? Pas tout à fait…

 

Dragon Quest, alors ? Non plus…

Durant votre exploration du manoir, vous serez également confronté à des QTE. C’est à dire qu’un lustre tombera du plafond ou un spectre vous foncera dessus, et vous devrez choisir entre « gauche », « droite », « plonger » ou « prier ». Ça n’a l’air de rien, mais ça ajoute de la surprise à des moments déjà stressants.
Parce que, oui, le scénario est long. Heureusement, il est bien construit et la mise en scène offre même des cut-scenes ! Et personnellement, je n’aurais jamais imaginé qu’un jeu aussi vieux puisse proposer des éléments aussi actuels.

Autre feature incroyable : Sweet Home a des airs de Metroïd. En effet, vous ne ferez que passer dans certains endroits, mais vous y reviendrez plus tard, quand vous aurez le bon objet.
Au final, je crois que la meilleure idée du jeu, c’est que vous pouvez appeller vos amis à l’aide.
Avant tout, sachez que cinq personnages sont disponibles, chacun possèdant un item unique et surtout très utile (briquet, appareil photo, kit de santé,…). Pourtant votre équipe est limitée à trois places. Mais alors, comment faire quand on est bloqué et qu’on ne veut pas faire des milliers d’allers-retours ? Et bien on switche sur les deux persos restants et on les fait venir directement. Cerise sur la citrouille, vous pourrez appeller cette seconde équipe en plein combat et ainsi former un groupe de cinq combattants. Génial, non ?
Sérieusement, si vous connaissez un autre jeu avec ce genre d’idées, contactez-moi directement !

 

Conclusion

En réalité, il existe de nombreuses raisons de jouer à Sweet Home, et toutes sont excellentes.
Pour commencer, il constitue les racines du survival-horror et doit donc être joué par tous les amateurs du genre. Ensuite, c’est un excellent RPG, bien old-school et avec une ambiance vraiment particulière, jamais vue ailleurs. Enfin, c’est tout simplement un des meilleurs jeux sortis sur Famicom.
Attention, j’ai bien dit Famicom et pas NES ! Le jeu n’est sorti qu’au Japon et devra donc être joué sur émulateur, dans sa version traduite… Là, vous n’avez pas le choix. A l’époque, le titre était considéré comme trop gore pour être exporté.

Je termine avec une petite anecdote.
Sweet Home est un jeu édité par Capcom, avec pour directeur Tokuro Fujiwara, . Et ce gentil monsieur participera, quelques années plus tard, au développement du premier Resident Evil !
De ce que j’ai pu lire, Resident Evil aurait su être, à la base, une sorte de  remake de Sweet Home. Ce qui est sûr, c’est qu’il en a été la principale inspiration… avec Alone in the Dark, bien sûr.

 

Hey Shinji ! T’as pas une idée de titre pour notre jeu Playstation ?

 

 

 

 


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