J’ai joué à… RapeLay (PC) PEGI 18 !

Quand on a discuté du thème du mois, avec Nicochef, il a fallu qu’on trouve des jeux à tester. On a donc énuméré tous les titres gores, violents, etc… Et je me suis étonné que de nos jours, on ne trouve plus de jeux vidéo sexuels. C’est à ce moment que Nicochef a évoqué RapeLay, l’ignoble jeu de la controverse !

 

Nippon Ichi !

Mais c’était pourtant évident ! Il n’y a qu’au Japon qu’on peut encore trouver des jeux vidéo sexuels. Et j’aurais du le savoir d’ailleurs, puisque j’y suis allé ! Là-bas, beaucoup de boutiques d’Akibahara ont un étage dédié à tout ce qui est hentai. Et je parle de tous les hentai, de l’ero-soft au porn-hardcore.
RapeLay fait plutôt partie de la seconde catégorie. En effet, vous jouez le rôle d’un violeur qui décide de s’en prendre à une mère et ses deux filles. Et comme l’une d’elle est très jeune (environ 12 ans), une polémique a éclaté aux Etats-Unis, en 2009. Ce qui est bizarre, c’est que le jeu est sorti en 2006 et n’est pas supposé quitter le territoire japonais. Je suppose qu’un petit malin l’a téléchargé et s’est fait surprendre par sa mère, en train de se tripoter devant son écran pendant que son avatar violait une mineure…

Quoi qu’il en soit, je tiens à préciser que, personnellement, je n’ai pas été particulièrement choqué par ce genre de production. Il faut dire que, pour moi, ça a toujours existé et que je me suis habitué à l’esprit japonais du « ce n’est qu’une fiction« . J’ai donc pu aborder RapeLay pour ce qu’il est : un jeu vidéo, et non pas un simulateur de viol.

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C’est le moment de la citation

Oscar Wilde a dit : « Il n’existe pas de livre moral ou immoral. Un livre est bien écrit ou mal écrit. C’est tout. »
Et il avait bien raison, Wiwi ! Parce que le plus gros défaut de RapeLay, ce n’est pas son sujet ou sa prétendue immoralité. C’est son gameplay pourri ! Et controverse ou pas, on a surtout affaire à un mauvais jeu vidéo !

Malgré vos efforts, la caméra est toujours mal placée, et ce même si vous utilisez votre deuxième main (!).
Et si jamais vous arrivez à obtenir un angle satisfaisant, tout ce que votre perso fait avec sa bite, vous devrez le faire avec la souris, généralement en décrivant des cercles ou des allers-retours. Bref, c’est encore plus chiant que les QTE !
Seules les phases de tripotage dans le train sont bien retranscrites puisque les gestes de votre main sur le bureau correspondent, à peu près, aux mouvement de votre main à l’écran.

Enfin, un dernier défaut qui vous rappelle rapidement que ce n’est qu’un jeu (des fois que vous en doutiez).
Pour ceux qui ne le savent pas, au Japon, tout ce qui a trait au sexe est caché par des mosaïques. Moi, pour ce test, j’ai téléchargé la version non censurée. Et le problème, c’est que selon l’angle de la caméra, les polygones déconnent ! Résultat, il n’est pas rare, lors d’une pénétration, que le sexe masculin passe à travers (sans mauvais jeux de mots, svp !) le personnage féminin. Pire, avec certaines positions, le sexe masculin n’est même pas à l’intérieur et on le voit bouger dans tous les sens, toujours à travers ces pauvres filles. Bref, le moteur graphique est complètement à la ramasse, au point d’en devenir ridicule !

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Scandale ou pas ?

On peut dire que oui, mais uniquement en ce qui concerne le gameplay. Et c’est dommage, car le studio Illusions a clairement soigné tout le reste ! Les modes de jeux sont nombreux puisqu’on peut avoir des rapports (consentis ou non) avec plusieurs partenaires, que ce soit un homme et plusieurs femmes ou l’inverse.
Vous pourrez même éditer votre propre scène de cul en choisissant les partenaires et la chronologie de leurs actions. De quoi cultiver votre fibre marcdorcelienne, et vous occuper pendant un bon moment !

Chose incroyable : même le scénario est travaillé (enfin, tout est relatif) puisqu’une fois vos trois personnages féminins violés, vous aurez droit à une seconde partie de l’histoire qui consiste à les briser mentalement. Bon, vous aurez deviné que ce ne sera pas en jouant à Mastermind, mais à grands coups de… quoi ? Vous avez compris. OK ! Il y a même deux fins possibles et dans chacune d’elles, le méchant violeur meurt. Comme quoi, il y a une justice !

En conclusion, soit vous considérez le concept de ce jeu répugnant et vous n’y toucherez jamais. Soit vous voyez RapeLay comme le jeu vidéo qu’il est, mais il est tellement nul que vous n’y toucherez jamais. Soit vous devrez le tester pour votre site et qu’en plus vous êtes curieux. Dans ce dernier cas, vous ne le toucherez jamais… plus.

 


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