J’ai joué à… To The Moon (PC)

To the Moon…

La société Sigmund Corp propose des services assez spéciaux. Elle permet aux personnes mourantes de réaliser leur rêve le plus cher. Pour cela, ses techniciens plongent dans votre mémoire et remonte le fil de souvenirs jusqu’à votre enfance. Là, ils insufflent une idée qui vous motivera à réaliser votre ultime désir. Ainsi, vous mourrez en paix, heureux d’avoir vécu par et pour votre rêve.

Dans To the Moon, ces techniciens sont Neil Watts et Eva Rosalene. Leur travail est d’aider Johnny à aller sur le Lune, comme il l’a toujours voulu.
Mais pourquoi la Lune ? C’est en voulant le découvrir qu’Eva et Neils vont tomber sur bien d’autres secrets.


Une grande partie du jeu se déroulera dans la maison de Johnny, à plusieurs époques. Vous le verrez également au lycée, au moment où il rencontre celle qui sera sa femme, River. D’ailleurs, vous remarquerez que celle-ci a un comportement parfois étrange. Et une obsession pour les lapins en papier !
A l’extérieur, vous découvrirez le phare, qui fut, est et sera tellement important.

… and back

Il n’est pas possible de parler de To the Moon comme d’un jeu classique. D’ailleurs, le titre même de cette rubrique ne convient pas, parce qu’on ne « joue » pas vraiment à To the Moon. Tout comme Gone Home, il s’agit plus d’une histoire vécue via un gameplay ultra-minimaliste.
La preuve en est que, même si TTM a été réalisé sous RPG Maker, c’est plutôt un point’n click, limite un graphic novel. En effet, tout n’est que scénario ou prétexte à le mettre en scène. Même les puzzles, d’habitude aussi retors qu’importants, sont confondants de facilité.

Et pourtant, malgré sa technique à la ramasse et son aspect d’une autre époque, quelle claque ! Quelle histoire, quelle narration. Avec Gone Home et The Walking Dead (saison 1 chez Telltale), c’est un des rares jeux à m’avoir à ce point ému.
Votre coeur s’est serré quand vous avez vu les dix premières minutes de Là-haut ? Vos yeux se mouillent quand Peter Pan rapporte ses billes à La Flûte ? Alors il y a de grandes chances pour que vous arriviez à la fin de To the Moon avec la gorge serrée, un gros morceau de triste nostalgie au fond du ventre.

En tout cas, si vous êtes sensible à cette histoire, vous éteindrez votre PC en ayant l’impression d’avoir, vous aussi, fait appel à Sigmund Corp. Car tous comme Neil et Eve, ce jeu vous aura donné envie de réaliser vos rêves.
Le proverbe dit qu’on ne peut pas être et avoir été. To the Moon, lui, vous encourage à le devenir.

 

 

 

 

 


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