J’ai joué à… Marche à l’ombre (TO8)

« On t’a piqué ta mob. Tu dois retrouver tous les morceaux et la remonter le plus vite possible parce que c’est justement ce soir là que tu as promis à ta copine de l’emmener au concert de RENAUD. N’oublie pas les billets, et surtout préviens-la avant 19 h 30. »
— But du jeu « Marche à l’ombre »

Yeaaah ! Voilà un truc que j’adore dans les vieux jeux : les associations improbables !
Honnêtement, faire un jeu qui rend hommage à une chanson de Renaud, y’a que dans les années 80 qu’on pouvait voir ça ! Et le pire, vous savez quoi ? C’est que tout le monde s’en foutait tant que le jeu était bon !

Le Thomson TO8 de mon frère n’était pas vraiment taillé pour les jeux. Vous me direz, c’est plutôt la gamme Thomson qui l’était. Alors avant de me faire caillasser par les puristes rageux : oui, on pouvait jouer dessus. Il y a même eu quelques pépites (5ème, MGT, Bob Winner, Yeti, les Passagers du Vent…). Mais quand même…
De l’autre côté il y avait le CPC, le C64, le MSX et les 16 bits qui étaient déjà là ! Alors forcèment… C’est pas les couleurs ni le chipset sonore qui permettait à la machine de se démarquer de la concurrence. Par exemple, en résolution standard, impossible pour le TO8 d’afficher plus de 2 couleurs sur une même ligne de 8 pixels. Alors, bien souvent les jeux étaient en monochrome. Et généralement, il s’agissait de jeux d’aventures avec des images fixes avec parfois un peu d’animations, comme dans Marche à l’ombre, justement.

Le jeu démarre sur un truc bien bath qui t’en fout plein la chetron (notez l’effort linguistique pour coller au thème) : la photo digitalisé de Renaud. Il y a même la petite dédicace, au lancement du jeu. Une photo digitalisée, c’était toujours bon à prendre parce qu’on n’en voyait pas beaucoup à l’époque. Ce n’était pas pour autant un gage de qualité mais ça montrait l’effort des concepteurs.
Pour le reste… Et bien, ma foi, ça a très mal vieilli ! Marche à l’ombre vous propose de chercher les pièces de votre mob volée afin d’emmener votre copine au concert de Renaud au travers d’un jeu d’aventure beaucoup trop simple.

Pour cela, il vous faut rencontrer des personnages et effectuer des actions précises. Mais soyez rassurés : il n’y a pas 36 façons de s’y prendre.
Vous vous déplacez en vue de côté. Parfois, vous devez vous battre. A ce moment-là, une choppe de bière apparait en guise de barre de vie. C’est pas précis-précis mais ça à au moins le mérite d’ajouter un peu de punch à l’histoire. Une fois la mob’ remontée, vous avez gagné !
La durée de vie est monstrueusement ridicule ! Ça vaut presque le coup de le finir une première fois en cherchant un peu, puis de tenter un speedrun !

Bon, je me moque et c’est un peu facile. Marche à l’ombre est un jeu d’une autre époque qui, de par son support et son gameplay antique à forcement du mal à être rejoué aujourd’hui. Les actions sont ultra limitées, on a très peu de marge de manoeuvre, c’est assez facile, etc… Mais quand même, il faut lui reconnaître des graphismes assez cools pour un jeu de l’époque. La version TO8 s’en tire bien, avec des graphismes quasi-identiques aux versions Atari ST, C64 et CPC.

Une curiosité à faire, ne serait-ce que pour se taper un petit délire !

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