Goldeneye : du film au jeu au film

Est-il vraiment besoin de présenter Goldeneye 007 ? Le meilleur FPS console de l’époque est également un des tous meilleurs jeux sur la 64-bits de Nintendo. Et encore aujourd’hui, c’est une des meilleures adaptations d’une licence cinématographique sur console !

Le célèbre mode multi développé en … 1 mois !

Le célèbre mode multi développé en … 1 mois !

A l’époque, j’ai passé tant d’heures – avec mes frères et nos amis d’antan – à fragger à tout va les Bond, Natalya, Boris, pilote Janus, agent russe ou encore ce maudit Oddjob… Les Toilettes, le Complexe ou les Cavernes n’avaient plus aucun secret pour nous. On faisait du Licence To Kill avec des mines de proximité. Et quand je n’avais personne pour jouer, direction le sublime mode Histoire. Quand on joue à un chef-d’oeuvre, on ne le réalise jamais vraiment sur le moment. Pourtant, c’est bien ce qu’est Goldeneye 007 : un chef d’œuvre. Et sur cartouche qui plus est, à une époque ou le support optique est devenu roi.

For England, James.

Et puis un jour, j’ai vu le film. J’ai réalisé à quel point le jeu avait su se montrer fidèle en adaptant parfaitement chaque seconde du long métrage. Les niveaux étaient si bien reproduits que parfois je me disais : « Tiens à tel endroit on fait ça, et ici normalement y’a un ennemi », etc… En écoutant le score de Eric Serra, mes oreilles remarquaient que Grant Kirkhope avait su s’inspirer du compositeur français. Bref, c‘était tout pareil, donc c’était trop bien.

La poursuite en char dans les rue de Saint-Pétersbourg.

La poursuite en char dans les rue de Saint-Pétersbourg.

Les années ont passé. J’ai continué à jouer à Goldeneye 007, même après la sortie de sa suite spirituelle, Perfect Dark, dont le mode multijoueurs a repoussé toutes les limites de l’époque. Chaque fois que je rebranchais ma 64, je rejouais quelques niveaux et me remémorait les instants du film qui ont servi à créer toutes ces missions. Par exemple, je refaisais souvent la dernière intitulée Cradle. Ce niveau intense, jouissant d’un thème musical allant crescendo, se résume à un affrontement avec 006 le long des passerelles de la gigantesque antenne. C’est toujours un plaisir de battre un boss final !

Je suis invincible !

Du coup, chaque fois que l’opportunité de revisionner Goldeneye s’est présentée, j’ai sauté sur l’occasion. C’est là que mon avis a commencé à changer… Plus j’ai vu le film, plus je l’ai jugé en tant que tel, et plus je lui ai trouvé des défauts. Attention, je ne dis pas que le film est une daube ! Pierce Brosnan a le look de l’emploi, les scènes d’action sont correctes (notamment la poursuite en char), ce qui n’est déjà pas si mal. Mais pour le reste… Le film est assez froid, la réalisation plate, les personnages quelconques et l’histoire finalement assez banale…

Aujourd’hui, quand Goldeneye passe à la télé, je passe mon chemin. Par contre, je ne dirai jamais non à une petite partie sur 64.


Pierce Brosnan joue à Goldeneye 007 contre Jimmy Fallon.


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