Freddy vous parle d’ Alundra (PS1)

Alundra, voici un titre qui ne laisse indifférent aucun joueur ayant posé la main dessus.
S’attaquer à Alundra c’est l’assurance de faire face à un jeu de qualité. Un jeu où tout a été pensé pour que le joueur se sente émotionnellement emporté dans une aventure épique et onirique.
Ecrire sur Alundra s’est comme atteindre un lieu saint où vous sentiriez une puissance mystique tout autour de vous. C’est aussi prendre le risque de ne pas être à la hauteur du chef d’œuvre, de ne pas pouvoir retranscrire tout les états par lesquels ce jeu vous fera passer.

De Niro

Je n’aurai pas dû toucher à sa femme…

MAIS MOI JE M’EN FICHE JE FAIS CE QUE JE VEUX ET PUIS C’EST TOUT !

Bon, l’heure est grave. Je viens de me rendre compte de mes soucis psychologiques (certains nomment cela des faiblesses).

Pourquoi, mais pourquoi donc chaque fois que je joue à ce type de jeu je finis par échouer sur une plage, au pied d’un étang, d’un lac ou d’une chute d’eau ? Pire encore : pourquoi je me sens obligé de devenir paysagiste et de taillader à la dague ou l’épée tout les buissons et arbustes que je croise dans l’espoir d’un quelconque trésor ? Z’en connaissez, vous, des gens qui cachent de l’argent ou des artefacts dans leur haies de thuyas ? Moi, non.

Et quand un pauvre hère agonisant me demande son aide, j’accepte ! Je vais lui chercher des plantes médicinales que moi seul bien évidemment peut aller chercher, alors que tout un tas de PNJ n’ont rien d’autre à faire que de tourner en rond. Bref, je finis toujours par perdre des heures à taillader du buisson ou à casser des caisses. Des fois, je casse aussi des jarres qu’un manutentionnaire sous-payé a galéré à entasser dans des endroits improbables. Et pendant ce temps, le pauvre hère agonisant agonise d’une agonie agonisante… Finalement, je me demande s’il n’est pas immortel ou s’il ne se fout pas de moi. Peut-être que c’est juste un paresseux je-m’en-foutiste profiteur.

Et les fées ! Pourquoi, dans 95% des cas, une fée avec des ailes de libellules vient te faire chier à tournoyer autour de tes oreilles comme un moustique quand tu essaies de dormir. Mais rentre chez toi, Clochette et garde tes prophéties pour les autres ! Fragile petite bête, mon derche oui !
C’est comme c’est fichus blobs qui se sentent obligés d’être nos premiers ennemis ! Non mais sérieux !

Gros Blob

 Vu le nombre de jeux dans lesquels ils sont maltraités, les blobs devraient monter une association de défense !

JE ME CALME ET PARLE D’ALUNDRA

Me voici donc devant ce fabuleux soft au titre éponyme du nom du héros. Lourde charge sur mes frêles épaules. C’est avec courage que je vais m’exposer à la plèbe grincheuse de l’hiver approchant. D’ailleurs, winter is coming, c’est bien connu.
Comme dans tout les contes, l’histoire débute ainsi…

Il était une fois dans une contrée très lointaine, un lieu méconnu. Un lieu où cohabitaient nombre de créatures. La plupart vivaient en paix, d’autres se battaient.

Cette contrée était en vérité une île immense, entourée à perte de vue par l’océan. Et c’est en ces lieux qu’un navire se rendait. A bord se trouvait la plus improbable des créatures : un être aux oreilles pointues qui ne vivait que pour les richesses les plus rares. C’était un chasseur de trésor et son nom était Alundra. Nul ne se doutait encore du funeste destin qui l’attendait.

Tandis que le ciel toujours plus sombre s’avançait sur le navire, le tonnerre se mit à gronder et l’océan à gonfler. La houle se faisait oppressante, venant régulièrement soulever le minuscule amas de bois, le projetant dans des descentes vertigineuses au creux de la houle. Les oreilles des marins bourdonnaient violemment, la pluie et le vent se déchainaient et le navire ne tiendrait plus longtemps. Balloté comme une vulgaire poupée de chiffon, ce dernier finit par perdre sa mâture. La carène se disloqua puis, dans un grand craquement qui déchira la tempête, le navire éclata sous la force des éléments, laissant à l’abandon l’équipage qui peu a peu disparut dans les profondeurs de l’océan.

échoué sur la plage

Encore une soirée bien arrosée ! On se réveille avec les pieds dans l’eau et un sacré mal de crâne !

La tempête s’apaisa et les courants déposèrent les débris sur une plage. Alundra, gisait inconscient au milieu d’eux. Après une période de convalescence, il repartit mais fut pris d’étranges visions. C’est là le début de son aventure, de VOTRE aventure.

 

DREAM ON

Nous voilà devant un pur représentant du genre. Vue de dessus à la Zelda (bird’s-eye view) et combat en temps réel à la Zelda.
Mais Alundra introduit un principe aussi simple que novateur : la possibilité de guérir les gens tombés dans une sorte de coma. En entrant dans leurs songes pour détruire le mal qui s’y est établi, on libère l’esprit de la personne qui se réveillera comme si de rien n’était.

L’histoire est bien évidemment plus complexe que ça mais je préfère ne rien dévoiler de plus. Spoiler, c’est pas bien. Mais spoiler sur Alundra serait un crime de lèse-majesté.

Et par les visions je compris rapidement que la situation me dépassait…

Là où d’autres vous prennent par la main, sachez qu’ici, vous serez livré à vous-même. Ne comptez donc pas trop sur un guide de mission. Bien qu’on soit sur un jeu « à l’ancienne », vous serez relativement guidés dans vos pas mais parfois, si vous avez laissé le jeu de côté quelques temps (pour aller rendre visite à votre grand-mère à 800 kilomètres ou bien partir élever des phoques dans le grand nord, par exemple) vous serez contraint de faire un tour du propriétaire, de parler à tout le monde, juste pour retomber sur le ou les personnages qui vous indiqueront quelle était votre mission en cours.

Heureusement pour vous nombre d’épreuves, de combats, de plates-formes et d’énigmes se mettront sur votre chemin. Principalement présentes dans les donjons d’ailleurs, elles vous permettront d’obtenir divers avantages : santé, items, attaques spéciales.

le pouvoir de lire les rêves

C’est à partir de cet instant que votre vie va basculer. Enfin, pas la vôtre, celle du héros ! Déconnez pas non plus hein !

 

CONCLUSION

Vous l’aurez compris, Alundra est bien plus qu’un simple « zelda-like« . A sa sortie sur Playstation (1997 au Japon, 1998 en Europe et USA) il a apporté un vent de fraicheur dans un genre déjà éprouvé. Il a su imposer un scénario original, réalisé et mis en scène avec brio, croisant la traditionnelle vue 2D aux graphismes fins avec d’infimes touches de 3D.

Matrix Software, développeur du jeu, l’avait bien compris : l’amour du travail bien fait est gage de qualité. Le gameplay est fluide, les musiques entêtantes et encore aujourd’hui, si Alundra reste un véritable régal, c’est aussi par son univers vivant et son histoire. Vous serez transportés et n’oublierez jamais cette expérience.

[Alundra est également disponible sur PSP, PS Vita et PS3]


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