La fin de commodore…la fin d’un mythe

Alors là, on va plonger dans un souvenir trèèèès douloureux : la fin de Commodore ! Je suis très fan de Commodore. Je ne cesserai de le dire à qui veut l’entendre (j’ai même fait un mini-documentaire là-dessus, début 2013, à voir ici). Du coup je ne vais pas revenir sur l’histoire de la firme, mais sur le jour où j’ai appris que c’était fini !
En fait, je ne l’ai pas vu venir (il y avait bien eu quelques échos sur la situation financière de la firme, mais rien qui mi aurait pu me faire penser à un tel dénouement). J’avais toujours mon Amiga 500 et il y avait toujours des jeux qui sortaient sur cette machine, malgré l’arrivée de l’Amiga 1200, plus puissant et beaucoup plus modulable ! J’avais failli craquer pour une console Amiga CD32, et heureusement, mon père m’en avait dissuadé (pas parce que mon père était visionnaire quant à l’avenir de la machine, mais parce qu’une console de jeu, c’était le mal !). Du coup, j’avais couplé mon Amiga 500 avec une Super Nintendo et tout ce joli monde fonctionnait à merveille jusqu’à ce jour de juin 1994 où je venais de m’acheter le magazine Joystick… et là, j’étais bien dégouté : Commodore était mort !

Joystick Juin 94

La fin d’une époque

Oui, la fin d’une époque pour tout un tas de raisons ! Mais remettons-nous en situation ! En 1994, donc, les consoles de jeux étaient les reines de l’arcade, de la plate-forme et de tout ce qui ne nécessitaient pas plus de 3/4 boutons ! Pour les simulateurs, les jeux de rôles et tout ce qui demandait une puissance de feu énorme, il y avait le PC. Du coup, la génération des ordinateurs 16/32 bits avait un peu le cul entre deux chaises…
Je ne parlerai pas de la génération 8 bits, Amstrad étant mort depuis quelque temps, l’Atari ST également, le Falcon a même disparu dans l’indifférence générale…. ne restait donc que Commodore et son Amiga ! Le 500 avait la chance d’avoir quelques sorties et la relève – c’est à dire les 1200 et 4000 – est arrivée juste à temps.
Malgré tout, les deux machines étaient en retard d’une guerre et ne faisaient pas le poids face au compatibles PC. Je ne ferai pas l’affront de parler d’Apple qui, à l’époque, était simplement nulle part ! Alors oui, c’était la fin d’une époque car c’était le début de la dictature du PC mais également la fin d’une époque où on avait le choix !

Puissance sans charisme…

Pour moi, c’était juste le début d’une nouvelle ère, une ère sans ordinateur fixe ! Car forcément, peu après l’annonce de la chute de Commodore – et malgré le rachat de la marque Amiga par ESCOM – les éditeurs ont pris la poudre d’escampette et tout le monde se tournait vers le PC.
Adieu les ordinateurs avec une vrai personnalité, une vrai gueule et des défauts de partout mais qui fonctionnaient comme une horloge ! Je n’aimais pas Windows 3.1, je n’aimais pas les PC de l’époque au fonctionnement trop aléatoire ! Et oui, entre les PC cheap et leur carte son son « un coup compatible, un coup non » et les drivers sur disquette qui, en cas de non fonctionnement de celle-ci, transforment votre vie en cauchemar, les jeux que t’es-pas-toujours-sûr-qu’ils-passent-sur-p*****-de-machine, j’ai fait le choix d’une traversée du désert en passant par le tout console !
Alors, certes, mon père avait un PC (un 486 DX2 66 Packard-Bell) et c’était très bien pour la bureautique et deux-trois bidouilles. Mais pour jouer, je préférais la Megadrive et la Super Nintendo (et l’Amiga auquel je jouais encore un peu…). J’ai bien fini par acheter un PC… en 1999 !

Heureusement, la passion pour l’Amiga est intacte car cette ordinateur reste une machine formidable. Alors, ça fait un peu bidouille, mais j’ai fini par me monter un Amiga 1200 en tour avec disque dur, lecteur de DVD, carte accélératrice, ATI Radeon, carte wifi et tout ce qui va bien. D’accord, c’est de la triche, car toute cette technologie adaptée à l’Amiga est arrivée bien après et n’aurait pas pu l’aider à se faire une place…
Mais si vous aimez la bidouille et si vous avez été fan de l’Amiga, franchissez le pas et n’hésitez pas à vous y remettre !

Enfin voilà, je suis resté – comme beaucoup d’autres – orphelin de Commodore…

3 commentaires

  1. Benoît HUBERT mars 31, 2018 10:16   Répondre

    Salut,

    C’est un article bien ancien maintenant, mais qui résonne en moi. Je viens de regarder ce chouette docu sur l’Amiga en deux volets :
    https://www.youtube.com/watch?v=ws3DJF7MbMU
    https://www.youtube.com/watch?v=BcXcy2b1dRM
    Cela m’a donné envie de me replonger dans les souvenirs de la fin de cette époque, et de retrouver ce fameux numéro de Joystick titrant « Commodore est mort ».
    Eh oui, pas d’Internet à l’époque, et c’est par ce magazine, comme toi, que je l’avais appris. Ca m’avait mis un sérieux coup au moral ! L’Amiga, cet ordi mythique, représentait tant pour nous à l’époque.

    Par défaut je me suis tourné vers le PC paternel. Je n’aimais pas Windows non plus, mais le bon vieux DOS faisait bien l’affaire une fois que j’avais appris à programmer en assembleur.

    Mais quand même, c’est toute une époque qui a pris fin en 1994, et je n’ai pas souvenir qu’il y ait eu une autre plateforme suscitant d’enthousiasme depuis… D’ailleurs il y a même des cartes accélératrices qui sortent encore de nos jours (oui, en 2018), pour le bon vieil A500 !
    Preuve que ces machines ont quand même marqué toute une génération de geeks !

    • Nicolas mars 31, 2018 11:07   Répondre

      Coucou Benoît,

      Et merci pour ton message! Et oui, l’Amiga était une machine magnifique et j’avoue que j’y retourne toujours avec plaisir^^ Il se passe encore beaucoup de choses sur la scène Amiga, notamment avec des surcouches d’OS (Je viens d’installer AmiKit Real 9).

      Tu as toujours un Amiga?

  2. Benoît HUBERT avril 1, 2018 8:10   Répondre

    J’ai toujours un Amiga, et même deux : notre fidèle 500 acheté avec mes frères, et un 1200 qu’on a récupéré il y a quelques années. Mais pour l’instant ils dorment dans un placard chez nos parents… Faute de place pour en avoir un chez moi surtout…

    Mais quand je vois les cartes accélératrices, ça me tenterait de me remettre sur la vraie machine. Même si l’émulation est quelque chose de fantastique, rien ne remplace le feeling de la « bécane » originale :). Et surtout les joysticks à micro-switchs… C’était du costaud mine de rien, vu les centaines d’heures qu’on passait sur Blues Brothers, Lotus, Speedball 2, Gods, Project X, Superfrog…

    Ca a l’air stylé AmiKit… ça me rappelle Magic Workbench que j’avais aidé un pote à installer sur son 1200. Ah purée j’arrête, sinon je vais vraiment devenir trop nostalgique :D.

    N’empêche, même si l’hégémonie des PC était probablement inévitable à terme, je crois que plus de 20 ans après, on est encore nombreux à se dire « Ah, et si ça avait été mieux géré par Commodore, l’Amiga aurait pu rester à l’avant-garde… ».

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