Dossier du mois – Octobre 2015 : Arlésiennes et Déceptions (1/3)

Un mois Arlésiennes et Déceptions, je pensais que j’allais enfin crever l’abcès causé par ces jeux qui m’ont soit fait poireauter, soit fortement déçu, soit les deux, et je me voyais déjà régler mes comptes au travers d’un dossier du mois sanglant ! Et puis , je me suis ravisé… Après tout, je ne suis pas d’un naturel hargneux (ou si peu), et je reste convaincu que tout ces titre, réussis ou pas, font parti du folklore du Jeu Vidéo. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai bavé, puis pesté contre les développeurs qui ne voulaient pas finir leurs jeux !

L’attente… puis la délivrance !

ffXII

Je parlais de folklore et c’est vrai que ces jeux tant attendus ont au moins un point positif commun : pendant leur développement, ils font ressortir tout ce qu’on aime, nous, en tant que joueurs : l’impatience quasi-enfantine de pouvoir enfin tester un jeu extraordinaire !
Alors, je reconnais qu’entre l’instant où vous voyez les premières photos et le moment où vous tenez physiquement le jeu entre vos mains, vous avez mille fois le temps de vous énerver contre les développeurs… mais vous savez, malgré tout, que vous n’avez pas attendu pour rien ! Moi, j’adore cet instant. Et même si ça paraît un peu maso, je trouve que c’est ce qui fait toute la magie !
Prenons l’exemple de Final Fantasy XII. J’étais resté en froid avec Square Enix, suite à leur (mauvaise) idée de nous pondre un MMORPG… Mais quand j’ai vu les premières images du XII,  j’ai su qu’il me faudrait ce jeu ! Et pour le coup, FFXII s’est déguisé en arlésienne, avec ses changements de direction, ses coups d’états, le départ du scénariste et, surtout, un temps de développement trèèèèèsss long, avec un projet débuté en 2002 et terminé en 2006 ! L’attente valait le coup, mais j’aurais souhaité un teasing un peu plus court.
Bien sûr, ce ne fut pas le seul et je pourrais vous citer beaucoup d’exemples : Half Life 2 et l’insoutenable attente que Valve a infligé à ses fans ! On peut aussi citer S.T.A.L.K.E.R ou plus généralement Blizzard, qui a pour habitude de prendre son temps pour finir un jeu correctement (Même si dans le cas de Blizzard, ce n’est plus vraiment un jeu qui disparait des écrans radar, les jeux sont là, on sait qu’ils sortiront en retard).
Alors, qu’est-ce qui pousse ces jeux à autant de retards et de délais ? Il n’y a pas trente-six solutions, mais plutôt trois : soit il y a des tensions internes dans l’équipe de développement, soit la direction technique a changé (modification du moteur graphique par exemple…), soit le jeu n’est pas assez bon. Il reste un quatrième choix – obsolète aujourd’hui – c’est le manque des personnes au développement. Je raconte ça parce que, lors du portage en jeu vidéo de la B.D Ranx Xerox, un des développeurs est parti à l’armée ! Le projet est resté longtemps dans les cartons jusqu’à ce qu’Ubi Soft remplace l’équipe pour finir le jeu.

Ranx Xerox, moité homme, moitié photocopieur!

Ranx Xerox, moité homme, moitié photocopieur!

 

Mais ça n’a pas que du bon…

Vous vous doutez bien que ce genres d’aléas ne mène pas forcement à ce qu’il y a de meilleurs en termes de jeux et, je dois bien l’avouer, des arlésiennes qui se terminent en grosses déceptions, ce n’est pas ça qui manque !
J’ai longtemps parlé de Daïkatana, mais ce n’est bien évidement pas le seul. Pourtant, j’estime que tous ne sont pas à loger à la même enseigne. Car si pour Daïkatana c’est l’équipe et son management qui sont en cause, des jeux comme Duke Nukem Forever sont plus défendables. OK ! OK ! Arrêtez de me balancer des trucs à la figure et laissez-moi m’expliquer ! Le jeu est mauvais. On le sait et on ne reviendra pas dessus. Mais je ne reproche pas à GearBox d’avoir essayé de reprendre le flambeau d’avoir essayé de terminer le jeu correctement. Il a simplement s’agit d’un passage de flambeau effectué pour de bonnes raisons, mais qui a abouti à quelque chose de bancal.
Gran Turismo 5 Prologue, lui, ne m’a pas donné la même impression. Certes, dans ce cas de figures les choses étaient un peu différentes, mais Polyphony nous a bien pris pour des peintres sur ce coup là (NDSetzer : je vous l’ai dit, Nicochef ne jure jamais. Comprenez donc « gros cons« ). Explication : Gran Turismo 5 prenait de plus en plus de retard, à tel point qu’on a bien cru ne jamais le voir arriver ! Disparu des radars pendant quelques temps, Polyphony Digital nous a sorti GT5 Prologue pour nous embrouiller faire patienter. Mais, hélas, il ne s’agissait que de d’une poignée de voitures et de circuits, le tout enrobé de porno, avec des ralentis langoureux sur les grosses cylindrées. Alors certes, c’était le premier épisode sur PS3 et les graphismes étaient à tomber… Mais quand même, c’était une belle grosse arnaque et une jolie façon de faire du beurre tout en prenant du retard.

Gran_turismo_5_prologue

Hmmm, oui vas-y, avance doucement…Graouuuuu!!!!

Le temps n’est pas le seul responsable.

Oui, parce que là, je vous parle des déceptions dues à des jeux fortement attendus, mais il n’est pas impératif d’attendre longtemps pour être déçu ! Certains jeux pleins de promesses ont suivi le planning à la lettre et se sont bien ramassés tout de même ! Tiens, un autre jeu dont j’ai déjà parlé : Dragon’s Lair
Celui-là m’a particulièrement déçu !  Je n’avais jamais joué à la version arcade et voir des graphismes dignes d’un dessin-animé sur mon ordinateur, ça me laissait sans voix ! D’autant que dans les previews des magazines, on pouvait lire que l’animation était à la hauteur ! J’aime autant vous dire qu’une fois le titre en mains, la déception à précédé la grosse colère !
Le piège c’est qu’à l’époque, point d’internet et donc impossible d’avoir autre chose que des photos du jeu dans les magazines de l’époque. Magazines qui, de leur côté, écrivait souvent ce qu’il pouvait, souvent à partir de démos non jouables, fournies par des éditeurs qui promettaient des modifications oncroyables avant la sortie du jeu. Je me souviens également d’Entity sur Amiga. Graphiquement, ça faisait carrément envie, avec des gros sprites, des graphismes superbes, etc… Et une fois le jeu à la maison, on se rend vite compte que c’est saccadé et que la maniabilité empêche tout action vraiment nerveuse, contrairement à ce que laissaient présager les photos !

Entity

Entity – Hein que c’est vrai que ça à l’air bien comme ça?

Je vous reparle de tout ça, mais je ne juge pas vraiment. Comme je l’ai dit plus haut, ça fait partie du folklore. Sauf qu’à ce prix là, ça fait cher le folklore et, malheureusement, ça pousse les joueurs à ne plus prendre de risques dans l’achat d’un jeu ! Tout comme ça pousse les éditeurs à ne plus prendre de risques en terme de nouveau concept. D’ailleurs, c’est pour ça que ce genre de « blagues » étaient plus fréquentes il y a quelques années.

N’hésitez pas à partager vos expériences sur le même thème. Je suis sûr qu’on peut bien se marrer !

 

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