Chroniques du jeu vidéo…1986

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Ce n’est pas vraiment une nouvelle rubrique que je vous présente, mais plutôt une rubrique revisitée. Cette année là… cède donc sa place à Chroniques du Jeu Vidéo ou je traiterai non plus forcèment d’un évènement ou d’une année précise mais de plusieurs. Enjoy ! (et n’hésitez pas à commenter)

Et du coup, je vais commencer par une année : 1986. Outre la sortie de films cultes comme Retour vers le Futur, ce fut une année plutôt riche en sorties et anecdotes sur nos mascottes !
Déjà, Sega sort la console qui succède à la SG-1000 au Japon : la Sega Mark-III (ou Master System dans le reste du monde). Cette console, destinée à concurrencer la NES, se devait d’avoir une mascotte et c’est le simiesque Alex Kidd qui s’y colle, en sortant deux opus : AK In Miracle World (qui finira par être intégré à la console) et AK and the Lost Stars.
Alex Kidd ne fut pas seul en cette période, puisque 1986 est aussi l’année de sortie de Fantasy Zone (sur borne d’arcade) et de Penguin’s Adventure (dont Setzer à déjà parlé), mais l’histoire la plus intéressante de cette année, c’est bien celle de Super Mario Bros. 2

Le Famicom Disk System

Le Famicom Disk System

Une autre histoire…

Oui, parce que, pour les américains et les européens, l’histoire de Super Mario Bros. 2 fut bien différente de celle au Japon. Là-bas, il n’est sorti que sur Famicom Disk System (un petit lecteur de disquettes permettant d’aller copier des jeux sur des bornes Nintendo prévues à cet effet, une sorte de contenu dématérialisé avant l’heure).
Pas de sortie cartouche classique donc, et ce système n’existant qu’au Japon, il était quasiment impossible de se le procurer en import. Là ou ça se complique franchement, c’est que le jeu reprend le même gameplay que Super Mario Bros. (enfin presque, nous y reviendrons plus tard…), mais avec une difficulté revue à la hausse. Et c’est sur ce point que ça change : Nintendo décrète que le jeu est trop compliqué pour les petites têtes blondes américaines et européennes et cherche un plan B pour remplacer Super Mario Bros. 2.

Super Mario Bros. 2 version Japonaise

Super Mario Bros. 2 version Japonaise

Usurpation d’identité

Plutôt que de revoir sa copie et d’adapter la difficulté, Nintendo va carrément prendre un jeu déjà existant et sorti uniquement sur Disk System lui aussi (donc uniquement au Japon, je vois que vous avez suivi !) et le transformer en suite de Super Mario Bros. Ce jeu, c’est Doki Doki Panic, crée par Miyamoto également.
Super Mario Bros. 2 sortira donc en 1988 aux States sous le nom de Super Mario USA, en 1989 en Europe et en 1992 au Japon (un comble !).
Nintendo rétablira finalement la vérité dans Super Mario All Stars, sur Super Nintendo, en intégrant la version japonaise de Super Mario Bros. 2 dans la compilation sous le nom de Super Mario Bros : The Lost Levels. Il y aura aussi de nombreuses rééditions de ce jeu.
Hormis cette histoire hallucinante, l’autre point important de ce SMB2, c’est la différence de capacités entre Mario et Luigi. Ça n’a l’air de rien, mais c’est à partir de là que l’identité de nos deux frangins prend place, tout doucement.

Super Mario Bros. 2 version Européene/Américaine

Super Mario Bros. 2 version Européene/Américaine

Il n’y a pas que Mario dans la vie !

1986 était une année riche, je vous l’ai dit ! Dans la catégorie « mascotte », nous pouvions aussi compter sur l’arrivée d’Adventure Island, Bubble Bobble ou encore Wonder Boy qui, même si elles ne sont pas les mascottes officielles, représentaient tout de même des éléments fédérateurs des jeux vidéo.
Et enfin, 1986… c’était tout de même il y a 30 ans, mine de rien !

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