Child of Eden : la suite spirituelle de Rez – Mellow

La dure vie d’un titre en motion gaming

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Au Kinect, le jeu devait vite devenir éprouvant

Le PS Move et Kinect étaient la réponse des géants Sony et Microsoft au succès du motion gaming de la Wii. Pour la plupart des joueurs ayant acheté ces accessoires, ils ont rapidement pris la poussière. Faute de titres forts, ils ont fini derrière la fameuse « pile de jeux à faire plus tard« . Et c’est malheureusement le lot de nombreux accessoires.
Malgré un concept intéressant, le manque de titres les exploitant correctement les destinent bien souvent à l’oubli.

Héritage et ambition difficiles à porter ?

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Le lien avec Rez est souvent flagrant

Child of Eden était conçu pour exploiter ces accessoires, il est donc fort possible que vous soyez passé à côté. Successeur spirituel de Rez, développé par Tetsuya Mizugushi en personne, il représente une nouvelle étape dans son expérimentation sur la synesthésie. Il s’agit de stimuler de façon harmonieuse plusieurs sens du joueurs afin de l’immerger encore plus dans l’expérience proposée.

Concrètement, ça donne un rail shooter psychédélique où chaque ennemi visé et/ou détruit déclenche une réaction visuelle et sonore. A la suite de ça, ces réactions viennent enrichir une bande-son électro plutôt basique. Hélas, le jeu n’offre pas exactement l’expérience transcendantale promise. Peut-être est-ce la faute à une durée de vie rachitique (1h30 pour terminer les 5 niveaux+ bonus).

Pourtant, on s’y attache facilement. On parcourt les niveaux de Child of Eden avec plaisir et on y revient volontiers à nos heures perdues.

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La Belle et la synesthésie…

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Rachel… no comment.

Peut-être qu’on y revient seulement pour les beaux yeux de Rachel Rhodes… Il s’agit d’une chanteuse réelle qui incarne Lumi, la chanteuse de Genki Rockets, le groupe virtuel créé par Mizugushi, qui a également créé la BO de Child of Eden.
Et elle apparaît donc dans le jeu en tant qu’IA virtuelle que l’on doit protéger en libérant des séquences vidéo de Rachel. C’est-à-dire Lumi, mais réelle. Si vous n’avez rien compris, rassurez-vous : moi non plus !

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Certaines séquences sont visuellement sublimes

 

Mais finalement, ce côté « j’y reviens et avec plaisir » est peut-être simplement la preuve de la réussite de l’expérience synesthésique proposée par Mizugushi. La stimulation simultanée de nos sens créant une harmonie, un charme fascinant qui nous emporte, malgré nous, dans son univers.
Alors, peu importent les crampes au poignet, la musique sans génie, le gameplay basique ou les niveaux jolis mais oubliables. La synesthésie agit et Child of Eden remplit son objectif : offrir une expérience originale à la croisée des chemins entre Art et Jeu Vidéo.


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