Cette année-là : 1990

On continue notre nouvelle rubrique « Cette année là… » avec aujourd’hui l’année 90. Cette année Ô combien intéressante ouvre la décennie à merveille avec l’arrivée de nouvelles technologie et quelques consoles cultes !

SONY DSC

La Super Famicom

Pour 8-Bits, t’as plus rien…

Après Sega et sa Megadrive (qui sort d’ailleurs en Europe cette année là), Nintendo sort la Super Famicom ! La console est technologiquement au point, dispose d’une palette de couleurs et d’une gestion des sprites un cran au dessus de ses concurrentes (Neo-Geo mis à part). La Super Nintendo dispose, en plus de tout ça, du fabuleux mode 7. Pour faire simple, le mode 7 était en mesure de déformer une image 2D et d’effectuer des opérations de rotation et de zoom afin de lui donner un effet 3D (pour en savoir plus, je vous invite à lire l’article de Laurent à ce sujet !). OK, ça fait du gros pixel qui tâche et OK, ça ne fait pas très sexy dit comme ça, mais il faut comprendre que la 3D n’était pas encore là et qu’une course futuriste comme F-Zero, avec un décor qui bouge de façon on ne peut plus fluide, c’est du (presque) jamais vu ! Pour sa sortie, la console sera accompagnée par Super Mario World, encore aujourd’hui un des meilleurs épisodes. Les ventes confirment le succès de la nouvelle Nintendo. Parallèlement à ça, Super Mario Bros. 3 devient le jeu console le plus vendu au monde…

..malgré tout, certains persistent !

Comme Amstrad, le célèbre constructeur du CPC, qui veut renouveler son parc vieillissant en lançant trois machines en même temps : Le CPC 6128+, le CPC 464+ et….une console, la GX4000. En vérité, ce ne sont que des versions améliorées des machines déjà existantes, avec quelques améliorations : une palette de 4096 couleurs, un port cartouche, un chipset sonore plus performant, une résolution supérieure (avec certaines contraintes) et forcement un nouveau look.
Le CPC, à l’époque, était très largement piraté. L’arrivée d’un port cartouche semblait une solution idéale et la sortie de la GX4000 (qui n’était qu’un CPC sans clavier) justifiait la sortie de nouveaux jeux. Sauf qu’Amstrad a fait trois erreurs dans sa stratégie.
La première, c’est d’avoir basé une console sur une architecture 8 Bits dépassée. La sortie de la GX4000 semblait déjà vouée à l’échec. Ne reste que les 6128+ et 464+ pour sauver les meubles.
Deuxième erreur : le 6128+ et 464+ n’étant que des versions légèrement améliorées du CPC, avec un parc relativement restreint, les éditeurs ont préféré sortir des jeux compatibles CPC ancienne génération. Enfin, troisième erreur : la perte sèche de la conception du 464+. En effet, cette machine était déjà dépassée à sa sortie, tout  comme le 6128+. Et puis, elle ne disposait que de 64Ko de mémoire et … d’un lecteur de cassettes ! Choix étranges et échec inévitable pour la marque au crocodile. Je vous invite à revoir ce mini-dossier sur l’Amstrad CPC :

 

Le Multimédia débarque, accompagné de l’arcade à la maison

Le développeur SNK a tenté sa chance avec une console de luxe : la NEO-GEO AES. Cette machine proposait l’arcade à la maison, fantasme de tous les joueurs. Une qualité inégalée pour un prix simplement exorbitant. Les jeux à eux seuls se négocient entre 150 et 400€ ! Initialement, SNK avait proposé une politique de location de cartouches, afin de permettre aux heureux possesseurs de la machine de profiter de leur investissement. La NEO-GEO n’a pas véritablement été un échec, mais elle est resté (et reste encore) dans le cœur des gamers comme la console inaccessible…

La Neo Geo AES

La Neo Geo AES

 

Le succès grandissant du CD a amené deux consoles un peu différentes à voir le jour. Tout d’abord le Phillips CD-I (pour Compact Disc Intéractif). Un échec cuisant pour une console à côté de la plaque. Phillips avait réellement fait tout ce qu’il pouvait pour soutenir sa console, présentée avant tout comme une plateforme multimédia de salon.
Avec l’ajout d’un module, la machine était en mesure de lire des films au format VCD et du Full Motion Vidéo. Mais voilà, on ne parle pas beaucoup de jeux, et pour cause : Le CD-I n’est pas réellement taillé pour, avec sa manette infrarouge peu réactive et son hardware conçu avant tout pour la vidéo. On trouve quelques perles, tout de même, comme la série des Incas

Le Phillips CDI 400

Le Phillips CDI 400

Autre “console” multimédia, l’Amiga CDTV (Commodore Dynamic Total Vision), qui n’était rien d’autre qu’un Amiga remanié. En gros, si on enlèvait le lecteur CD et la télécommande, on se retrouvait face à un Amiga 500 avec un Kickstart 1.3 (Rom de démarrage),
Sauf qu’avec un prix de lancement aux alentours de 700 euros (!!), le CDTV reste une console de luxe. Forcément, les possesseurs d’Amiga ne se sont pas jetés dessus, car sorti des musiques et des intros exploitant l’espace du support CD-Rom, y avait pas grand chose à voir…

l'Amiga CDTV

l’Amiga CDTV

Commodore avait tout de même visé la sécurité en proposant une compatibilité avec l’A500, le lecteur de disquette, le clavier et la souris pouvant être ajoutés par la suite. Les capacités multimédia de la bête étaient bien là, mais tout comme sa grande soeur – la CD32 – le CDTV souffrait d’un manque cruel de soutien des éditeurs (moins d’une centaine de jeux…). Après ce premier échec, Commodore n’a pas tout de suite lâché le CDTV en entamant un projet de CDTV CR, censé couter moins cher à produire et intégrant un lecteur de disquettes. Mais finalement il aura fallu attendre le CD32 pour voir Commodore se relancer dans la course à la console… Parallèlement au CDTV, Commodore a aligné l’Amiga 3000, remplaçant du vieillissant Amiga 2000, très utilisé dans le secteur du montage vidéo, mais aussi l’Amiga 1500 (uniquement en angleterre). sorte d’Amiga 2000 avec deux lecteurs de disquettes et quelques améliorations.

Game Gear

La Game Gear

Succès de la GameBoy oblige, Sega a sorti la Game Gear. Dotée d’un magnifique écran couleur rétroéclairée, la Game Gear a essentiellement pêché par sa faible autonomie (6 piles pour 3 heures, oups !).
Autre constructeur à suivre le sillage de la GameBoy : NEC. Le constructeur nippon espérait surtout sortir de sa mauvaise passe. La Supergrafx (version améliorée de la PC-Engine) ne se vendant pas très bien, principalement à cause d’une ludothèque faiblarde . La PC-Engine GT, version portable de la PC-Engine  fut une très bonne console, mais a hérité des mêmes problèmes de distributions en Europe que son ainée.

La PC Engine GT

La PC Engine GT

Nec sortira aussi son Turbografx-CD pour la version américaine de la PC-Engine : la TurboGrafx-16.

Malheureusement, l’année 90 a également marqué la fin du standard MSX et de la production du Sinclair ZX Spectrum… Comme quoi, toutes les bonnes choses ont une fin !

Le saviez-vous ?
Le Phillips CD-I est aussi tristement connu pour avoir dans sa ludothèque trois épisodes de Zelda.
Link: The Faces of EvilZelda: The Wand of Gamelon et Zelda’s Adventure tous les trois développés par Viridis. Malheureusement, ce sont des ratages complets et ils ne sont connus qu’en tant que navets vidéo ludiques.En Corée du Sud, la Super Nintendo est distribuée par Hyundai Electronics sous le nom de Super Comboy !

L’Amiga 1500
n’étant qu’un Amiga 2000 légèrement remanié, l’étiquette e façade Amiga 1500 pouvait s’enlever et laisser place à celle de l’Amiga 2000 !

 

2 commentaires

  1. Freddy juillet 14, 2015 8:14   Répondre

    Je crois que cette période restera définitivement la meilleure à mes yeux, pour l’évolution constante et à pas de géant, les risques prix par les concepteurs/fabricants de consoles, la « moultitude » de jeux fabuleux. Je découvre aussi ici que trois « Zelda » ont vu le jour sur Phillips CD-I ! Drôle de curiosité…

  2. Setzer juillet 15, 2015 8:20   Répondre

    Je ne suis pas assez vieux pour avoir connu l’Age des Pionniers, mais je suis vraiment content d’avoir vécu cet Age d’Or.

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