Vous avez peut-être raté… Eternal Darkness – Sanity’s Requiem (Gamecube)

Bien sûr que vous connaissez la Gamecube ! Les plus jeunes ont grandi avec, tandis que les plus vieux ont adoré cette « vraie » console Nintendo. D’ailleurs, vous avez tous les gros hits dans votre collection ! Comme Super Mario Sunshine, Metroid Prime, Wind Waker, etc… Les plus acharnés (ou les plus riches) possèdent même les Resident Evil, véritables objets de collection. Pourtant, un grand nombre d’entre vous est complètement passé à côté de ce chef-d’oeuvre du survival : Eternal Darkness – Sanity’s Requiem.

 

Eternal Darkness quoi ?

En général, c’est la réponse que j’obtiens quand je parle de ce jeu… Pourtant, il était disponible quelques mois seulement après la sortie de la Gamecube. Et si vous avez gardé la boîte de la console, vous en verrez même une image dessus.
Hélas, aussi maudit que son héroïne, Eternal Darkness n’a pas connu le succès commercial, malgré l’unanimité de la presse spécialisée quant à ses nombreuses qualités.
Aujourd’hui, j’aimerais réparer cette injustice qui a frappé ce titre. Pour cela, je vais aborder les points qui font d’Eternal Darkness ce qu’il est : un des meilleurs jeux de tous les temps, toutes machines confondues.

Scénario

Le pitch est excessivement banal : la jeune et jolie Alexandra Roivas doit enquêter sur la mort de son grand-père, Edward. Bien sûr, ce sera dans un manoir aux nombreux couloirs et aux multiples secrets. On est dans un survival, quand même !
Au bout de quelques minutes, Alex s’assoit pour lire un étrange livre fait de peau humaine et d’os : le Livre des Ténèbres Eternelles. Le joueur se retrouve alors dans la peau de Pius Augustus, un centurion romain qui entend des voix. Vous voilà en 26 avant JC, explorant un temple souterrain. A un moment donné, vous devrez choisir un artefact parmi trois, et c’est là que l’histoire commence.

Ces objets représentent les Trois Anciens, des entités abominables comparables à des dieux. Pius est désormais un mort-vivant, esclave de celui qu’il a choisi. Quant à vous, vous devrez empêcher le centurion d’invoquer son Ancien dans notre réalité.
Au fur et à mesure des pages, Alex se rendra compte que cette lutte dure depuis des millénaires, et que ses propres ancêtres étaient impliqués.

Le choix par lequel tout commence…

Gameplay : les personnages

Première très bonne idée du jeu : Alex n’est pas le seul personnage.
En effet, explorant le manoir, elle découvrira d’autres chapitres du Livre des Ténèbres Eternelles, chacun racontant l’histoire d’un autre personnage. Ces autres protagonistes ont tous été en contact avec le Livre ou ont croisé le chemin de Pius.
Vous revivrez donc les destins tragiques d’une dizaine personnages, tous pris dans le guerre contre les Anciens. Vous serez, par exemple, un journaliste durant la Première Guerre Mondiale, un moine franciscain durant l’Inquisition, un messager de Charlemagne ou encore un ancêtre d’Alexandra en 1760.

Loin de la simple pirouette scénaristique (méfiez-vous des voyages dans le temps !), ces changements permettent de grandement varier le gameplay, que ce soit par les différences de gabarits ou la variété des armes, qui évoluent en fonction de l’époque. Bref, ne comptez pas utiliser un gros fusil à pompe avec votre danseuse khmer de 1150 !

 

Anthony, un des destins les plus tragiques.

 

Gameplay : la magie

Autre très bonne idée, l’utilisation de la Magie et de l’Alignement. Dans le jeu, vous trouverez différentes runes qu’il vous faudra combiner pour obtenir des effets particuliers. Vous obtiendrez les formules au fur et à mesure de votre progression, mais vous pourrez également faire des tests à l’aveugle pour en trouver d’autres.

Ce qui est intéressant, c’est que le choix initial de Pius détermine votre alignement, mais également le comportement des ennemis et le déroulement du jeu.
L’essence de Chattur’gha est rouge et représente la force. Si elle est choisie, les monstres seront plus forts.
Celle d’Ulyaoth est bleue et représente la magie. Avec elle, certains monstres pourront vous paralyser.
Quant à Xel’lotath, son essence est verte et représente la folie. Là, les monstres influenceront beaucoup plus votre santé mentale, un autre point essentiel que j’aborde tout de suite !

C’est beaucoup plus simple qu’il n’y paraît.

Gameplay : la folie

Dans Eternal Darkness, vos personnages devront surveiller leurs jauges de vie, de magie… et de santé mentale. En effet, ce ne sont que des humains normaux, et face à des horreurs dignes de Cthulhu, ils seront effrayés et se demanderont s’ils ne deviennent pas fous. Heureusement, il existe une formule magique pour contrer cette terreur, une autre solution efficace étant de tous les tuer…
Hélas, il y aura des moments,  dans l’aventure, où cette jauge sera au plus bas. Dans ces moments-là, vous serez victime d’hallucinations. Et c’est tout simplement génial ! Histoire de ne pas vous spoiler, un petit menu spécial.

Là, ça va

Quand votre jauge commence à être basse, les statues tournent la tête pour suivre vos mouvements. De même, vous entendez l’écho des vos pas alors que vous ne marchez plus… Si vous ne faites rien, les murs se mettront à saigner !

Mais là où vous ressentirez la folie qui habite votre personnage, c’est quand vous rentrerez dans une pièce pleine d’horreurs et que vous ne pourrez pas les tuer. Au moment de mourir, vous entendrez crier et vous vous retrouverez devant la porte, avant de rentrer dans la pièce. Tout ça n’était qu’une illusion. Mais comme il y en a plus d’une vingtaine et que je ne veux pas vous gâcher le plaisir, je ne vais pas tout vous raconter.

Spoils

Les meilleurs sanity effects sont, pour moi, ceux qui s’en prennent au joueur et non au personnage, ceux qui brisent le quatrième mur. Par exemple, quand « VOLUME IIIIIII…… » s’affiche à l’écran et que le son monte, comme si vous étiez assis sur la télécommande. Celui qui m’a fait le plus rire est sûrement l’écran bleu qui imite parfaitement un plantage de Windows. Par contre, j’ai vraiment eu peur quand le jeu a commencé à formater ma carte mémoire alors que j’avais refusé. Heureusement, mon personnage s’est réveillé en hurlant !

 

La folie vous guette… littéralement !

Conclusion

Ai-je vraiment besoin de me répéter ? Dès l’intoduction, je vous disais déjà à quel point Eternal Darkness est un jeu essentiel. Il s’agit d’un survival-horror dans le plus pur sens du terme. Son scénario est formidablement déroulé, son ambiance unique et ses idées géniales. Pour moi,c’est un jeu qui justifie à lui tout seul l’achat d’une Gamecube.

 

 


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