Setzer et la Sainte Trinité de l’Age d’Or

En bon égocentrique, j’ai déjà raconté mon parcours de joueur dans un autre article que je vous invite à lire. Aujourd’hui, je vais plutôt vous parler de trois titres majeurs qui m’ont fait vivre des moments incroyables. En tant que vieux joueur, j’ai eu la chance de vivre l’Age d’Or du Jeu Vidéo. Cette période unique pendant laquelle ma passion était à la fois en train de se développer de façon exponentielle, tout en restant encore secrète et bien gardée. En très peu d’années, j’ai pris en pleine tête trois expériences fortes, fortes au point qu’elles m’auront marqué à jamais.

 

The Legend of Zelda – A Link To The Past

Le premier épisode de Zelda fut un de mes premiers pas dans l’univers du JV. Ce fut une aventure exceptionnelle que j’ai vécue aux côtés de mon père. Un moment là aussi extrêmement fort de ma vie de joueur, mais également de ma vie tout court. Zelda III fut différent.
Annoncé pendant des mois par Microkids, je l’attendais plus qu’impatiemment. Pendant des heures, j’ai regardé la VHS de promo de Nintendo, passant en boucle les quelques passages du jeu. Quand il est sorti, j’ai bien sûr bouclé l’aventure avec mon père. Mais plusieurs fois, j’ai également parcouru Hyrule tout seul. Et chaque fois, j’étais émerveillé de tout ce que je n’avais pas trouvé les premières fois.

Avec le recul, on pourrait s’attendre à ce qu’il ait perdu de sa superbe, mais non ! Rien n’y fait : aujourd’hui encore, ALTTP est un jeu parfait. Il est beau, maniable, entrainant, plein de secrets. Il a réussi à trouver l’équilibre entre l’action, l’exploration, les énigmes et les quêtes annexes. Tout y est bien fait, tout y est crédible, tout s’enchaîne à merveille. Rien ne vient percer la bulle dans laquelle vous plonge les premiers instants du jeu.
Une fois de plus, Nintendo a créé un modèle que personne – dont lui-même – n’arrive plus à égaler.

Pendant longtemps, quand je ne savais pas quoi faire de mes nombreuses journées de vacances scolaires, je lançais le jeu et le finissais dans l’après-midi. Du réveil en sursaut au combat de la pyramide, je terminais le jeu à 100%, avec tous les objets les quarts de coeur. Et cette musique de fin qui me donne des frissons…

zeldaalttp

Final Fantasy VI

Malgré les vingts ans passés, je me souviens encore ce jour d’août. Mon ami Ryota était parti en vacances aux Etats-Unis et était revenu avec une mystèrieuse cartouche… Plus foncée que d’habitude, elle ressemblait vaguement à celles de ma Super Nintendo. Mais comme je n’en avais jamais vu, je n’étais pas sûr. Finalement, je penchais pour une américaine…

Bref, quand il m’a dit « Regarde : c’est génial !« , je ne m’attendais vraiment pas à ça !
Sur l’écran, un petit bonhomme sur une carte et un combat qui se déclenche. Jusque là, ça ressemblait étrangement à Mystic Quest et j’aimais ça. Tout d’un coup, un perso se jette au milieu de l’écran et décoche un kamehameha !!!

« Oh putain !! Mais c’était quoi ça ?! »
« Vas-y, essaie ! »

Et un quart de cercle plus tard, j’arrivais moi aussi à lancer un blitz de Sabin.
En fait, j’avais mis le doigt dans l’engrenage FFVI et je ne me doutais pas de ce que ça allait bientôt impliquer. Après avoir emprunté la cartouche (et l’adapatateur), j’y ai passé des centaines d’heures. Je l’ai terminé des dizaines de fois. Nous étions quatre potes à y jouer sans arrêt. Nous nous échangions les secrets des quêtes annexes et les meilleures techniques pour battre tel ou tel ennemi.

Là aussi, tout est parfait. Un scénario exceptionnel et prenant, joué par quatorze personnages aux caractéristiques uniques. Le système de combat est bien pensé, équilibré et riche en possibilités. Le jeu est beau, la musique est superbe, l’ambiance est magique. Je pourrais passer des pages à vous en vanter les qualités, mais ce ne serait jamais aussi fort que l’expérience directe du jeu. Alors arrêtez d’attendre FF15, Kingdom Hearts 3 et tous ces pseudo-hits. Jouez à Final Fantasy VI, le meilleur RPG jamais sorti.

 

ffvi

Va te faire foutre FF7 ! Tu seras jamais au niveau…

 

 

Chrono Trigger

Déjà tout petit, les voyages temporels me passionnaient. Mon film préféré, c’était « La machine à explorer le temps« , d’après l’oeuvre de H.G Wells.
Maintenant, imaginez qu’on vous propose un RPG dont c’est le thème principal. Encore mieux, imaginez que ce RPG soit le résultat d’une collaboration d’une Dream Team de légendes du JV. Chrono Trigger est un bijou, un véritable chef-d’oeuvre. Situé à la croisée de l’action RPG et du RPG, il reprend le meilleur de deux genres. Il est le fruit du travail conjoint des créateurs, scénaristes et musiciens de Final Fantasy et Dragon Quest, le tout designé par Akira TORIYAMA !

Si aujourd’hui tout cela paraît bien loin des standards actuels, à l’époque, c’était une sorte de fantasme à enficher dans sa console, un rêve qui était devenu réalité. Comme pour les deux jeux précédents, je pourrais passer des heures à vous en parler, écrire des pages et des pages sans jamais me répéter. Mais vous savez que le mieux à faire est d’y jouer.
Personnellement, je me le refais régulièrement. Je recommence encore et encore, jusqu’à avoir vu les 13 fins. Les personnages sont fabuleux, le scénario incroyable, l’ambiance puissante et belle. Hybride parfait et unique, je n’ai jamais plus connu de titres équivalents. Plus qu’un jeu, c’est une oeuvre à découvrir impérativement.
Pour moi, le vrai Final Fantasy VII s’appellera toujours Chrono Trigger.

 chronotrigger


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