J’ai rejoué à… Street Fighter II (Amiga)

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Rien de tel que de déprimer à fond avec un vieux souvenir de gaming de la loose : Street Fighter II… mais sur Amiga (je vous l’avais promis). Tout a commencé le jour où mon cousin a eu l’excellente idée de m’inviter pour essayer sa toute nouvelle Super Nintendo avec, vous l’aurez compris Street Fighter II. Alors la claque, c’est pas tant le jeu en lui-même (c’est qu’un jeu de baston finalement), non, mais plutôt ce qu’il représentait à l’époque : l’arcade de qualité accessible à la maison. Certains me diront qu’il y avait la Neo-Geo et je leur répondrais qu’a 1000 Francs la cartouche et bien non, c’est pas accessible pour le commun des mortels. Toujours était-il qu’elle me faisait furieusement baver sa Super Nintendo, et que mon Amiga me semblait bien triste niveau jeux de bastons qui poutrent, jusqu’à ce fameux jour, où enfin, ça y est, c’est annoncé : Street Fighter II sera adapté sur ordinateur… Yeaahhhh ! Il va en entendre parler, le cousin ! (oui, vous avez bien lu, je suis naïf)

Chronique d’un désastre annoncé

Bref, après quelques mois d’attente, le test arrive dans Joystick, et là, je ne me suis pas méfié… C’est vrai quoi ! Pourquoi un testeur n’aurait-il pas le droit de se tromper ??? C’est pas comme si ils jouaient pour gagner leurs vie.. Si ? Ah…
Comme vous l’aviez deviné, je n’étais pas du tout prêt à me laisser miner le moral. Je regarde les screenshots, mouais, pas top quand même, mais bon, des hits Capcom sur micro 16bit pas beaux mais quand même sympa, il y’en a eu : Ghouls’n’Ghost, Strider, U.N Squadron, Forgotten Worlds, Street Fighter… Ah ben non en fait, Street Fighter (premier du nom) n’est pas une conversion réussie… Mais ça ne m’a toujours pas mis la puce à l’oreille.
Et le jour J arrive, direction Boulanger (le magasin, pas là où vous allez chercher vos croissants, enfin je dis ça au cas où… laissez tomber). Enfin je me procure la boîboîte et je rentre chez moi. Les parents : partis, la sœur : partie, le chat : ah il est là le chat, on fera avec.
J’ouvre la boîte (ouh ! 4 disquettes quand même) et je lance le jeu. Le logo Capcom apparaît, puis le logo Street Fighter II (qui est moche d’ailleurs)…et voilà, Push Start et j’arrive à l’écran de sélection (qui bizarrement, est moche lui aussi..)….Bon, je prends Ken, et là une espèce de choucroute audio me dit que je vais dans je ne sais plus trop quel pays… Du calme Nico, du calme, ça va le faire, c’est obligé.
Tiens, changement de disquette *bzzzz*
Ah changement de disquette *bzzzz*
Mmmh, changement de disquette… *bzzzz*
Et là, ça y est, pendant le décompte (lent d’ailleurs, le décompte), mon esprit atteint l’éveil : c’est moche (je le savais), ça a l’air bien lent (ça, je ne savais pas), musicalement, c’est pas ça (je ne savais pas, mais c’est pas grave), mais surtout… ma manette n’a qu’un seul bouton ! Désastre complet : c’était injouable. J’ai mis longtemps à m’en remettre, et ce n’est pas un Body Blows moyen-bof qui a pu me remettre en forme. Mon cousin ? Je crois qu’il en rit encore. Comprendrez qu’après cela, j’ai pas osé tenter le portage de Mortal Kombat.

Il est temps de conclure…

De toute façon, l’Amiga et les conversions arcade, ça n’a jamais fait bon ménage, mais quand même, j’y ai cru ! Il y a bien eu quelques jeux de bastons à peu près digne de ce nom, Body Blows et Body Blows Galactic en tête… Même si ces derniers manquaient cruellement de charisme, c’était à peu près ce qu’il se faisait de mieux. Il y a eu aussi ElfMania, beau et sympa à jouer, mais à la difficulté simplement inhumaine ! Je ne compterais pas Panza Kick Boxing, IK+ ou autre Chambers of Shaolin qui, à mon goût, ne sont pas exactement dans la même catégorie (j’entends par là gros jeux d’arcade bien bourrin ! Heureusement qu’il n’y a pas que les jeux des bastons pour jauger une machine ^^

5 commentaires

  1. Le Cousin janvier 14, 2014 7:50   Répondre

    Petit rectificatif: le cousin n’avait pas le coeur à en rire car ton désarroi lui faisait vraiment trop de peine… non, franchement, ça devrait être puni par la loi.

  2. Setzer janvier 14, 2014 8:46   Répondre

    Tu as bien dit que SFII n’était « qu’un jeu de baston » !?
    C’est quoi ton problème ? Tu veux que je t’envoies un groupe d’albanais pour te péter les genoux ou quoi ?

  3. Nicolas janvier 14, 2014 9:21   Répondre

    @Le Cousin (Ne te cache pas derrière un pseudo, je sais qui tu es^^) : Nan mais à ta place, j’aurais fait pareil
    @Setzer : Ben désolé, ce doit être l’émotion 😉

  4. Laurent janvier 18, 2014 1:13   Répondre

    D’un autre côté, on ne pouvait pas s’attendre à une merveille. L’adaptation était signé US Gold, c’est-à-dire la boite qui avait du fric pour acheter des licences prestigieuse, mais pas des développeurs compétents.
    Rapellons-nous les adaptations râtées de Final Fight, Forgotten World, Strider (qui était sympa à jouer mais affreux et saccadé), Outrun (saccadé, et lent, mais lent…), et leur chef-d’oeuvre, la pire daube des Atari ST et Amiga : Rolling Thunder. Graphismes immondes, animation ultra saccadée (et pas en plein écran, hein, on a mis un grand bandeau en haut pour ca aille plus vite), musique stridente, et animation des personnages à hurler de rire. De temps à temps, les méchants se mettent à exécuter une danse en faisant le salut nazi, … Le top du top du ridicule !

  5. Nicolas janvier 18, 2014 1:22   Répondre

    Alors oui, tu as raisons sur ce point, avec US Gold on ne pouvait pas prétendre à beaucoup mieux! Maintenant, étant donné le succès de la version Super Nintendo et la couverture médiatique de l’adaption de Street Fighter II sur micro, on pouvait y croire! D’autant que si tu te rappelles bien , la version PC n’était pas vilaine du tout! Pour Forgotten World, je ne serais pas objectif, vu que c’était mon premier contact avec l’Atari ST (Et que nous avions toujours un TO8 à la maison)…
    Pour Rolling Thunder, effectivement, la conversion piquait un peu 🙂

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