J’ai rejoué à… The 7th Guest (PC)

7thguest

Voilà, c’est bien la quinzième fois que je refais cet article… Bah oui ! C’est mon premier pour le site et du coup, j’étais un poil fébrile. Pendant un moment je voulais écrire sur les magazines des années 80-90, ensuite ce fut le tour des space opéra dans le Jeu Vidéo. D’ailleurs jusqu’à ce matin, c’était le thème, l’article était même déjà bien entamé ! Finalement, j’ai opté pour un jeu et un seul : The 7th Guest. Sorti en 1993, ce jeu a tourné une page dans l’exploitation du support CD-Rom.

Ça tombe bien, moi aussi j’exploite un nouveau support !

Ok, la transition est un peu facile… Alors lançons nous dans ce jeu, qui est loin de démériter. En premier lieu, j’en faisais l’allusion un peu plus haut, ce jeu est le premier à réellement exploiter la capacité de stockage du CD-Rom. A l’époque, la disquette est encore très largement répandue et proposait une capacité de stockage de 1,44Mo. De son côté, le CD-Rom en propose 650Mo ! Pour vous donner une idée, un DVD propose 4,7Go (Et 1Go vaut 1024Mo).  7th Guest se goinfre la bagatelle de deux CD à lui seul. Le deuxième CD contient surtout les musiques (et oui : point de MP3 !). A l’époque, ce jeu nécessitait une machine puissante : 486 DX2 66, 4 Mo de Ram, carte graphique VGA minimum et carte audio obligatoire. Oui, je sais, ça prête à sourire mais à l’époque, les PC n’étaient pas systématiquement fournis avec une carte son (le bipper du PC faisant son office). Pour 7th Guest, cela aurait été dommage car le jeu ne propose pas de texte affiché à l’écran. Tout est parlé ! Il faut reconnaître que c’est un peu risqué pour un jeu d’énigmes… Quoi? Je ne vous ai pas encore parlé de la thématique du jeu ? Ok, je m’y mets de suite !

23 Pièces, 23 énigmes…

Scénario : le jeu se déroule dans le manoir d’Henry Stauf, ancien fabricant de jouet. La bâtisse fut abandonnée depuis que des crimes atroces y furent commis. On raconte que six invités s’y sont rendus et ne sont jamais revenus. On raconte également que Stauf, possédé, aurait fabriqué des jouets magiques pour y attirer des enfants et fournir au diable de jeunes âmes.
Le joueur est le septième invité (ou plutôt son fantôme) et doit libérer son âme en résolvant les 23 énigmes du Manoir. Bien entendu, au fur et à mesure de son avancée, il revivra certains passages de cette nuit où les 6 invités disparurent…

3D Studieuse

On alterne donc, au gré des énigmes, séquences avec de vrais acteurs mais aussi de longues séquences en 3D précalculées, réalisées avec le logiciel très connus d’Autodesk : 3D Studio. Bien entendu, les séquences filmées renforçent encore plus l’aspect glauque et sale du manoir, mais les séquences 3D sont tout bonnement exceptionnelles : il n’y a qu’à regarder la séquence du tableau ou encore les déplacements dans le manoir pour s’en convaincre !
Un jeu d’énigmes donc, mais de haut niveau tant la réalisation vaut le détour !

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Le jeu est excellent, mais il y a tout de mêmes quelques hics…
Outre les deux cités plus haut (grosse capacité de la machine et absence de sous-titrages), il y a tout de même d’autres problèmes plus sérieux. Tout d’abord, il faut absolument maitriser la langue de Shakespeare, à l’oral comme à l’écrit (et comme il n’y a pas de sous-titres…). Ensuite, la non-utilisation du clavier. Vous allez me dire ce n’est pas très grave pour un jeu d’énigmes orienté point’n’click… mais quand même ! Se taper le nom de sa sauvegarde en cliquant sur un alphabet à l’écran, c’est pas génial, et ce même si les auteurs ont eu la bonne idée d’afficher ça sous la forme d’une tablette Ouija. Dernier tout petit point noir (mais je chipote) : l’impossibilité de régler le volume sonore (pratique répandu par la suite).

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Il est temps de conclure

Voilà un jeu qui peut encore se rejouer de nos jours sans avoir à (trop) rougir. Certes, les graphismes font un peu vieillots, mais on parle d’un jeu dans lequel il faut faire marcher ses neurones et, de ce côté-là, les énigmes tiennent toujours la route. Le jeu est sorti sur PC-CD, Mac et Phillips CD-I, il a été réédité en 2011 sur l’Apple Store pour l’IOS.
Une suite appelée The 11th Hour est sortie en 1995.


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